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Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... La liberté d'expression de plus en plus menacée en Italie ! Réagissez !
20-11-2009 Général

Pétition en faveur d'Antonio Tabucchi


antonio_tabucchi


Antonio Tabucchi


L’écrivain italien, Antonio Tabucchi, poursuivi pour diffamation par un proche de Berlusconi, premier ministre de la Péninsule, reçoit le soutien du monde culturel européen. A nouveau, la liberté d’expression est remise en cause en Italie.


L’écrivain italien est poursuivi par le président du Sénat italien, Renato Schifani, qui lui réclame la somme de 1,3 million d’euros de dommages et intérêts pour diffamation.
En mai 2008, dans un article du quotidien de gauche L’Unità, Tabucchi notait que Schifani avait, par le passé, fait l’objet d’une enquête sur ses liens supposés avec des mafieux. Il reprenait des informations déjà parues en précisant que le président du Sénat avait été « absous ». Il n’en fallait pas plus pour devenir la nouvelle cible à abattre du pouvoir en place. Car Schifani est un des proche de Berlusconi, et évoquer ses relations et autres fréquentations douteuses peut coûter cher. La preuve : voici un écrivain et intellectuel italien de plus, victime de la loi du « clouage de bec » médiatique qui règne sur la péninsule. Tabucchi, dans son article, ne faisait que reprendre les propos du journaliste Marco Travaglio, célèbre pour ses ouvrages dénonçant les corruptions de la justice et du gouvernement. Ce dernier a subi un nombre incalculable de procès, dont un intenté puis perdu par Berlusconi lui-même. Dans un autre genre, le blog du comédien Beppe Grillo, au ton virulent, a failli tomber en 2007 sous le joug d’une loi de contrôle des contenus éditoriaux, y compris ceux publiés sur le web. Une mobilisation des internautes a permis d’enrayer la proposition de loi, tout n’est donc pas perdu.


Réagissant à cette mise en péril de la liberté de pensée et d’expression, de nombreuses personnalités ont rédigé une lettre ouverte en soutien à Antonio Tabucchi, publiée dans Le Monde du jeudi 19 novembre. Témoignage de solidarité et manifeste « contre tous les abus de pouvoir et les raisons d’Etat », cet appel est signé, entre autres, par le cinéaste Théo Angelopoulos, les écrivains Jorge Semprun et Philip Roth, la comédienne Nadine Trintignant et Marie NDiaye.


unita


Signez l'appel international pour Antonio Tabucchi


A l'initiative des Editions Gallimard, un appel international de solidarité avec l'écrivain italien Antonio Tabucchi, cible du pouvoir berlusconien, vient d'être rendu public. Défense de ceux qui "osent, provoquent et dérangent" et de "la liberté de plume des écrivains indissociable de l'idée même de démocratie", son propos rejoint évidemment la cause de Marie NDiaye, d'ailleurs signataire de l'appel, face aux attaques du pouvoir sarkozyste.


Voici le texte de l'appel de soutien à Antonio Tabucchi, célèbre auteur de Pereira prétend, suivi de la liste complète de ses premiers signataires, ce mercredi 18 novembre. Vous pouvez signer en bas.


Pour Antonio Tabucchi


Les démocraties vivantes ont besoin d'individus libres. D'individus indisciplinés, courageux, créatifs. Qui osent, qui provoquent, qui dérangent. Il en est ainsi des écrivains dont la liberté de plume est indissociable de l'idée même de démocratie. De Voltaire et Hugo à Camus et Sartre, en passant par Zola et Mauriac, la France et ses libertés savent ce qu'elles doivent au libre exercice de leur droit de regard et de leur devoir d'alerte face à l'opacité, aux mensonges et aux impostures des pouvoirs. Et l'Europe démocratique, depuis qu'elle se construit, n'a eu de cesse de conforter cette liberté des écrivains contre tous les abus de pouvoir et les raisons d'Etat.


Or voici qu'en Italie, cette liberté est mise en péril par l'attaque démesurée dont fait l'objet Antonio Tabucchi. Le président du Sénat italien, Renato Schifani, lui demande en justice la somme exorbitante de 1.350.000 euros en raison d'un article paru dans L"Unità, lequel journal n'est cependant pas poursuivi. Le crime d'Antonio Tabucchi est d'avoir interpellé M. Schifani, personnage central du pouvoir berlusconien, sur son passé, ses relations d'affaires et ses fréquentations douteuses - toutes questions sur lesquelles il rechigne à s'expliquer. Interroger l'itinéraire, la carrière et la biographie d'un haut responsable public fait pourtant partie du nécessaire questionnement et des légitimes curiosités de la vie démocratique.


Par le choix particulier de sa cible – un écrivain qui n'a pas renoncé à exercer sa liberté – et par la somme réclamée – un montant astronomique pour une affaire de presse –, l'objectif recherché est d'intimider une conscience critique et, à travers elle, de faire taire le plus grand nombre. Des récentes poursuites contre la presse d'opposition à ce procès fait à un écrivain européen, nous ne pouvons rester indifférents et passifs devant l'offensive de l'actuel pouvoir italien contre la liberté de jugement, de critique et d'interpellation. C'est pourquoi nous témoignons de notre solidarité avec Antonio Tabucchi et vous appelons à nous rejoindre, en signant massivement cet appel.

http://www.mediapart.fr/club/blog/la-redaction-de-mediapart/181109/signez-l-appel-international-pour-antonio-tabucchi

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Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... France Télécom: laboratoire du capitalisme triomphant ?

Chez France Télécom, c'est comme à la Samaritaine: il se passe toujours quelque chose ! Se sont-ils portés volontaire comme laboratoire du capitalisme triomphant ? En tout cas, l'offensive contre les travailleurs semble être leur credo.


Marianne


Le Pdg de France télécom voulait-il déstabiliser deux syndicats?


Challenges a révélé qu'un cabinet de conseil aurait été mandaté par Didier Lombard pour déstabiliser la CFD-CGC et Sud. La direction de France Télécom dément formellement. De même que ledit cabinet qui soupçonne la manoeuvre d'un concurrent.


L'histoire pourrait être racontée sous une couverture noire sous laquelle se croiseraient les mensonges. Alors qu'elle tente tant bien que mal de s'extraire de la tempête déclenchée par la vague de suicides chez ses employés, la direction de France télécom doit faire face depuis hier à de nouveaux soupçons : selon un article publié sur le site Internet de Challenges, le pdg Didier Lombard aurait employé les services d'une agence de communication de crise, évoquée sous le vocable peu flatteur d'une « officine », pour déstabiliser, à la veille des élections au conseil d'administration d'octobre dernier, deux syndicats très actifs dans les négociations sur le stress. Dans un texte lu au comité central d'entreprise du groupe, mardi 17 novembre au matin, le pdg a démenti «formellement» cette hypothèse. Dans un silence inhabituel depuis le début de cette crise, le doute n'a pourtant pas été levé. Pourquoi?


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RAPPEL DES FAITS : DE DRÔLES DE COÏNCIDENCES À LA VEILLE DES ÉLECTIONS INTERNES...


Entre le 21 et le 22 octobre (date du vote pour les élections au conseil d'administration), des courriels anonymes parviennent par centaines dans les boîtes mail France télécom des employés du groupe. Un premier mail les invitait a consulter un article du site Backchich, sorti le jour même, à charge contre Sébastien Crozier, délégué CFE-CGC très présent dans les médias, et accusant le syndicat d'avoir mal réparti une dotation de 50000 euros entre la branche « fonctionnaires » et la branche « salariés du privé » — France télécom réunissant les deux.Un second mail, plus allusif, évoque le projet de la direction de France télécom de faire expertiser la lettre d'un des salariés ayant mis fin à ses jours, du fait de soupçons de falsification de ce document par le syndicat Sud à des fins politiques... Par une étrange coïncidence, les deux syndicats sont les animateurs de l'Observatoire du stress et des mobilités forcées, qui met le doigt sur la crise morale au sein de l'entreprise depuis janvier 2008. Selon Challenges, ces deux envois anonymes émaneraient du cabinet de communication Vae Solis, mandaté par Didier Lombard lui-même.


DERRIÈRE LA CRISE, LA BATAILLE DES AGENCES DE COM ?


Que ce soit à la direction de France télécom ou au cabinet en question, tout le monde dément. Spécialisé dans la communication de crise, le cabinet Vae Solis est déjà en charge des relations presse de l'opérateur Numericable. Démentant l'article de Challenges, Arnaud Dupui-Castérès, pdg de Vae Solis, juge l'hypothèse «abracadabrantesque» : «nous ne sommes pas une officine, corrige-t-il. Je pense que certains ont eu peur de nous voir arriver.» Euro RSCG, responsable historique de la communication de France télécom, pourrait-il se sentir menacé par le jeune cabinet ? Peut-être...Car, s'il assure ne jamais avoir travaillé pour France télécom, le patron de Vae Solis a bien confirmé des informations émanant d'Orange selon lesquelles le cabinet œuvrait depuis 2001 pour la communication de crise de l'opérateur mobile, notamment au sujet des antennes relais.Seulement, depuis le début de la crise, Vae Solis avait noué d'autres liens avec France télécom, en la personne de Louis-Pierre Wenes : avant d'être débarqué du poste de directeur général adjoint de France télécom, ce Centralien surnommé le «cost killer» avait demandé au cabinet d'Arnaud Dupui-Castérès des conseils pour gérer la tempête médiatique ayant fait suite au 23è suicide. Au 24è, il fut poussé à la démission, à la plus grande satisfaction des syndicats.


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DANS L'ŒIL DU CYCLONE, LOMBARD ET WENES AIMERAIENT QUE LES AGITATEURS SE TAISENT...


Mais, selon des membres du comité central, Wenes continuerait d'œuvrer comme conseiller de Didier Lombard, avec qui il partage une méfiance presque paranoïaque des médias. Pris dans l'œil du cyclone médiatique, le pdg est couvé par la cellule de crise mise en place par Euro RSCG, à laquelle a été intégré le coprésident du groupe, Stéphane Fouks. Malgré un plan média sur mesure début octobre (Le Parisien et Europe 1 pour Lombard, le JDD pour Stéphane Richard), la machine à com n'a pas redressé la cote de France télécom. Une situation assez désespérée pour tenter une opération de déstabilisation calomnieuse ?«Les soupçons sur les intentions de la direction, nous les nourrissons depuis la création de l'observatoire du stress», confiait Philippe Meric, délégué Sud. Le syndicat n'a pas épilogué sur l'affaire : pour eux, la vraie cible est Sébastien Crozier, «détesté en interne», de l'aveu d'un collègue syndicaliste, et craint par la direction qui ne voulait «à aucun prix» que le délégué CFE-CGC prenne le poste de représentant des cadres au conseil d'administration, au côté des pontes de groupes cotés au Cac 40. Mais dans la situation très précaire de Didier Lombard, ces informations, même démenties, sont du plus mauvais effet. Peut-être l'occasion, pour Stéphane Richard, de prendre le relais plus vite que prévu à la tête de l'entreprise ?


Sylvain Lapoix - 18-11-2009


Olivier Besancenot


Olivier Besancenot, porte-parole du NPA

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19-11-2009 Général

J'avais écrit lors de mon précédent post de remplacer le nom de Sarkozy par celui de Van Rompuy pour que le texte soit aussi valable pour la Belgique.
Ce n'est plus vrai: Van Rompuy vient d'être nommé "Président de l'Europe".

Nommé ? Pas élu ? Ben non. Quelqu'un a écrit quelque part que si l'Europe était candidate à l'Europe, elle ne serait pas retenue étant donné son caractère fort peu démocratique.
Elle nous en donne encore l'exemple aujourd'hui.
En attendant un nouveau Premier, Leterme sans doute, la Belgique est revenue à son état normal: elle n'a plus de chef de gouvernement !

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Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Fonds de pension ? Vous travaillerez jusqu'à votre agonie !

Cet article concerne essentiellement la France. Mais, en Belgique, et ailleurs, c'est pareil. Vous remplacez simplement Sarkozy par Van Rompuy, Fillon par Reynders et Darcos par Milquet


Politis


Silence, les fonds de pension s’écroulent


Un Tchernobyl financier a culbuté les fonds de pension du monde entier, sans que cela n’émeuvent le Monarque et son gouvernement. Pas la moindre réaction sur cette chute monumentale d’un pilier du libéralisme économique, pas un mot avant la réforme des retraite de 2010… Trop fort !


Les fameux systèmes par capitalisation (fonds de pension) ont été promus par le gouvernement depuis l’arrivée du Monarque au pouvoir après une réforme organisant la baisse des pensions du régime obligatoire par répartition. Situation cocasse, la crise a mis en évidence un aspect masqué des fonds de pensions : chacun met de l’argent sur les marchés financiers (via ces fonds) pour ses vieux jours (quand il en a les moyens…), sans qu’il soit sûr de percevoir, au bout du compte, une pension… La preuve, dans une analyse de l’Economic Research Department de la BNP Paribas...
Ces système par capitalisation (qu’on appelle aussi « épargne retraite » en France, dont les encours ont dépassé les 93 milliards d’euros en 2006) sont censés assurer une pension (bien méritée) à des dizaines millions de cotisants en Europe et aux Etats-Unis. « La période récente a montré les limites d’une telle formule. L’année dernière, les fonds de pension privés du monde entier ont accusé de lourdes pertes, entraînant des résultats décevants pour le secteur de l’épargne-retraite », a constaté une étude publiée en octobre par l’Economic Research Department de la BNP Paribas (a href="http://economic-research.bnpparibas.com/applis/www/RechEco.nsf/navigation/FrameMainInter?OpenDocument&Lang=FR&Mode=6">http://economic-research.bnpparibas.com/applis/www/RechEco.nsf/navigation/FrameMainInter?OpenDocument&Lang=FR&Mode=6


Fonds de pension


« Les conséquences de la tempête financière sur les fonds de pension » (c’est le nom de cette étude), ont jusqu’à présent été accompagnées d’un pesant silence politique et médiatique, d’une amnésie droitière (mais la gauche-qui-n’est-plus-de-gauche affiche aussi une coupable aphasie) suspect à l’approche du rendez-vous majeur de la réforme des régimes de retraite, prévue en 2010.A l’approche de la réforme fatidique, un salutaire débat sur les fonds de pension serait-il donc interdit ? Il n’y a pas si longtemps, le gouvernement entendait faire de l’année 2010 un rendez-vous majeur de réforme des régimes de retraite. La « mère des batailles », comme aime à le dire le ministre du Travail Xavier Darcos, a déjà son calendrier : Une rencontre avec les partenaires sociaux d’ici la fin de l’année pour tenter d’élaborer un diagnostic partagé et de s’entendre sur les données chiffrées, puis la remise du rapport du Conseil d’orientation des retraites en février 2010.


On se souvient que le même Xavier Darcos avait une certaine idée de la réforme en juillet sur France Inter : « On peut imaginer une capitalisation plus grande », espérait tout haut notre homme, confirmant une baisse, programmée par le patronat du Medef, des pensions de retraite. Le même propos apparaîtrait aujourd’hui incongru, même si le libéralisme ambiant entretient l’idée qu’il faudra en passer par là, d’autant plus en période de reprise économique.


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Le ministre du Travail est-il bien conscient des conséquences de la prochaine réforme ? En octobre 2008, nous dit l’Economic Research Department de la BNP-Paribas, les actifs de tous les fonds de pension privés des pays membres de l’OCDE ont chuté de 3 300 milliards de dollars (Si l’on compare les déficits par pays, celui de la Sécu est ridicule !), « soit 20 % de l’ensemble des actifs détenus en décembre 2007 ». Une ridicule note ajoute que si l’on tient compte des régimes individuels aux Etats-Unis (comptes retraite individuels) et dans d’autres pays, la perte atteint environ 5 000 milliards de dollars… Vertigineux !


Un véritable Tchernobyl financier, et pas la moindre réaction à cela ! Les marchés financiers ont plombé la poule aux œufs d’or, pourrait se dire Darcos. Est-il bon, mon brave, de continuer dans cette voie ? Non, rien. 5 000 milliards de dollars partent en fumée, et Darcos, Fillon, Sarko s’engagent dans la « mère des batailles »… Et dans d’insondables abysses financiers, car le fin expert de la BNP Paribas avoue : « On ignore, dans une large mesure, à quel point les fonds de pension ont été exposés aux actifs dits « toxiques » ».


L’étude se pose aussi une question, cruciale, nous semble-t-il : Comment ces pertes se répartissent-elles ? Dans les régimes à cotisations définies des retraites par capitalisation, « le risque de placement est supporté par les souscripteurs. Les mauvaises performances des fonds de pension pourraient avoir de sérieuses conséquences, en particulier pour ceux qui s’approchent de l’âge de la retraite. Ils ont, en effet, perdu une bonne partie de leur épargne retraite et n’ont plus le temps de la reconstituer ». Cela va de soi…


L’explication a le mérite de la clarté, mais n’est pas un motif suffisant pour sortir d’un système qui a prouvé la faillite des marchés financiers, si l’on en croit l’Economic Research Department de la BNP Paribas. « Rien ne permet de penser qu’un retour à un système de retraites exclusivement public serait la bonne solution ». Pour le secteur financier et bancaire, on l’aura compris. Et pour les amis du Monarque…


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Thierry Brun - 19-11-2009

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Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Le capitalisme malade de sa gourmandise

voltairenet


Les excès de quelques banquiers sans scrupules sont-ils responsables de la crise financière mondiale, comme le prétend le président Obama ou l’arbre cache-t-il la forêt ? Les données réunies par l’économiste Éric Toussaint montrent qu’au contraire la crise est l’aboutissement d’un long processus de transformation des règles économiques depuis les années 80. Le capital est toujours mieux rémunéré, le travail toujours moins. Après avoir dévasté les pays du Sud, cette logique détruit à leur tour les pays du Nord. La crise est donc systémique. Qu’on le veuille ou non, elle marque un paroxysme dans la lutte des classes. Faute de changer les règles de répartition des richesses, de vastes affrontements sociaux deviennent inévitables.


Eric Toussaint


Eric Toussaint du Comité Pour l'Annulation du Tiers-Monde (CADTM)


Après la Seconde Guerre mondiale, les années 1950-60 sont marquées, au Nord, par une période de forte croissante économique (les « Trente glorieuses ») qui permet aux travailleurs d’obtenir par la lutte des avancées sociales importantes : nette augmentation du pouvoir d’achat, consolidation du système de sécurité sociale, amélioration des services publics en particulier dans l’éducation et la santé… L’État procède aussi à bon nombre de nationalisations, ce qui renforce son pouvoir d’intervention économique. Les populations profitent davantage de la richesse créée à l’échelle nationale et la part des salaires dans le revenu national augmente.


Dans le même temps, au Sud, alors que les pays latino-américains sont en phase d’industrialisation rapide, l’indépendance —au moins officielle— de la plupart des pays asiatiques et africains est proclamée. Certains d’entre eux ébauchent une véritable autonomie politique et économique : les uns, comme l’Inde, l’Indonésie et l’Égypte, tout en respectant le système capitaliste ; les autres, comme la Chine, Cuba et le Vietnam, optaient pour la rupture avec celui-ci. Mais la majorité des pays nouvellement indépendants sont en fait encore largement soumis aux autorités d’une grande puissance, souvent l’ancienne puissance coloniale.


La dette est l’un des plus puissants vecteurs de cette soumission : au moment où l’administration et l’armée des pays colonisateurs doivent quitter physiquement les pays ayant acquis leur indépendance, les gouvernements de ces derniers sont fortement incités à s’endetter massivement, les créanciers ignorant —voire encourageant— les détournements d’argent par les classes dirigeantes locales. Les pays du Sud, de plus en plus endettés, doivent produire de plus en plus pour exporter et récupérer les devises destinées aux remboursements. Ce faisant, ils se font concurrence entre eux en mettant sur le marché des biens primaires (coton, café, cacao, bananes, sucre, arachide, minerais…) dont a besoin l’économie des pays du Nord. Cette surproduction va se révéler dramatique quant à l’évolution des cours, d’autant que les pays du Nord connaissent à partir de 1973 la première grande récession depuis la Seconde Guerre mondiale.


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Les années 1980 ont marqué un bouleversement des rapports de force, tant entre pays les plus industrialisés et pays de la périphérie qu’entre capitalistes et salariés. C’est le résultat de la combinaison de plusieurs facteurs :
1. le coup de Paul Volcker, actuel conseiller économique de Barack Obama, qui augmenta brutalement les taux d’intérêt à partir de la fin de l’année 1979 quand il était directeur de la Réserve fédérale des États-Unis ;
2. le contre-choc pétrolier de 1981 qui mit fin à une politique de prix élevés des matières premières favorable aux pays de la périphérie qui en sont exportateurs (tous les prix des matières premières et des produits agricoles connurent une tendance durable à la baisse de 1981 jusqu’au début des années 2000) ;
3. l’offensive généralisée des gouvernements de Margaret Thatcher et Ronald Reagan contre les salariés, le tout dans un contexte de crise économique généralisée en 1980-1982. Les rapports de force se sont nettement détériorés pour les pays de la périphérie ainsi que pour les salariés.


Acculé à rembourser de plus en plus avec des recettes en baisse, le Mexique, suivi plus tard par d’autres pays d’Amérique latine, doit stopper momentanément le paiement de la dette en août 1982 : c’est la « crise de la dette », qui va toucher tous les pays du Sud au fil des ans. Le nœud coulant se referme autour du cou des peuples du tiers-monde. Par la suite, le stock de la dette extérieure publique des pays en développement (PED) s’accroît rapidement.


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Des transferts massifs s’opérèrent des pays de la périphérie vers les pays les plus industrialisés, notamment via le remboursement de la dette. De positif, le transfert net sur la dette devint négatif au milieu des années 1980 : les pouvoirs publics des pays en développement (PED) durent rembourser beaucoup plus chaque année que ce qu’ils recevaient comme nouveaux prêts de la part des créanciers, sans réussir pour autant à se désendetter. Au contraire, le stock de la dette ne fit que s’accroître.


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L’augmentation du volume de la dette publique et des montants à rembourser affecta aussi durablement les pays les plus industrialisés, ce qui entraîna au Nord un transfert massif des revenus des salariés au bénéfice des capitalistes. En effet, les gouvernements remboursent les dettes qu’ils ont contractées auprès des banques privées et des autres investisseurs institutionnels (assurances, fonds de pension privés, « mutual funds ») en prélevant une part de plus en plus importante sur les impôts qui sont principalement payés par les salariés. Depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui, les gouvernants néo- ou social-libéraux ont constamment réduit les impôts payés par les capitalistes, ce qui augmenta la part des impôts provenant des travailleurs dans l’ensemble des recettes fiscales servant à payer la dette.


Dans les pays les plus industrialisés (c’est vrai également dans les pays du Sud), le patronat multiplia les agressions contre les salariés afin de faire remonter substantiellement leurs bénéfices et, relayé par les gouvernements, il réussit à atteindre son objectif.


Impôt


De son côté, la part des salaires dans le produit intérieur brut connut une chute accentuée également à partir de 1981-1982 (la tendance baissière qui avait commencé en Europe avec la grande récession de 1974-1975 s’approfondit à partir de 1981). Inversement, la part des revenus empochés par les capitalistes augmenta.


Si on ajoute le Japon et les quelques autres pays industrialisés aux États-Unis et à l’Europe occidentale, on constate grosso modo le même type d’évolution. La masse des salaires en proportion du PIB commença à baisser à partir de 1974-1975. La baisse s’accentua brutalement à partir de 1982.


La grande transformation des années 1980 se manifesta également par la distance croissante qui sépare le taux de profit (qui augmente) du taux d’accumulation (qui baisse). Exprimé de manière simple : à partir de 1980, une part croissante des profits n’est pas investie dans la production, elle est consommée par les capitalistes ou est déviée vers la sphère financière en lien avec un comportement de rentier.


spéculation


Une autre évolution complète la grande transformation : aux États-Unis, alors que la part des salaires diminue dans le produit intérieur brut, la consommation privée augmente fortement à partir de 1981-1982. Cela signifie deux choses :
1. les salariés financent de plus en plus leur consommation en s’endettant. Ce sont les 20 % de ménages les plus pauvres qui ont le plus augmenté leur endettement (de 90 % entre 2000 et 2007) : c’était le maillon faible du dispositif, le public naturel des subprimes ;
2. les capitalistes consomment de plus en plus en utilisant une part croissante de leurs profits dans des dépenses somptuaires. Mais ils s’endettent aussi. En effet, en masse de crédit, les 20 % les plus riches ont contribué à eux seuls à la moitié de la progression de la dette des ménages enregistrée entre 2000 et 2007. Les riches se sont endettés pour spéculer en Bourse ou dans d’autres secteurs comme l’immobilier tant que les prix étaient à la hausse.


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Aux États-Unis, la consommation s’est fortement accrue alors que la masse salariale a baissé. Au sein de l’Union européenne, la part des salaires a baissé de manière plus importante tandis que la consommation s’est maintenue. La différence entre les États-Unis et l’Union européenne en ce qui concerne l’évolution de la consommation tient au fait que si l’on excepte la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Irlande, l’endettement des ménages est resté nettement inférieur à celui des États-Uniens (même s’il progresse également). Donc il a financé la consommation dans une moindre proportion.
Aux USA, ce sont les banques, les assurances et les autres investisseurs institutionnels qui ont connu une forte croissance de rentabilité tandis que le taux de profit du secteur industriel a moins progressé.


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Loin d’être un accident économique ou la conséquence des errements de quelques-uns, il s’agit de la suite naturelle de la logique qui prévaut dans le système capitaliste. De plus, comme le dit Michel Husson : « La finance n’est pas un parasite sur un corps sain. Elle se nourrit du profit non investi mais, avec le temps, elle acquiert un degré d’autonomie qui renforce ce mécanisme. Les capitaux libres circulent à la recherche d’une rentabilité maximale (la fameuse norme de 15 %) et ils réussissent, au moins temporairement, à l’obtenir sur certains segments. Les banques elles-mêmes captent une partie croissante des profits. Cette concurrence pour un rendement maximal élève la norme de rentabilité et raréfie un peu plus les lieux d’investissement jugés rentables, dégageant ainsi de nouveaux capitaux libres qui vont à leur tour partir à la recherche d’une hyper-rentabilité financière. Ce cercle vicieux repose encore une fois sur une répartition des revenus défavorable aux travailleurs et à la reconnaissance de leurs besoins sociaux. »


Pour comprendre la crise qui a éclaté en 2007, il convient de ne pas s’arrêter à son détonateur. La cascade de faillites financières, si elle en est la partie visible, ne constitue pas la cause fondamentale de la crise.


Il y a 160 ans, Karl Marx a mis en garde contre une interprétation superficielle des crises capitalistes : « Les années 1843-1845 furent celles de la prospérité industrielle et commerciale, conséquences nécessaires de la dépression presque permanente de l’industrie dans la période de 1837 à 1842. Comme toujours, la prospérité lança bientôt la spéculation. Celle-ci surgit régulièrement dans les périodes où la surproduction bat déjà son plein. Elle fournit à la surproduction des débouchés momentanés. Elle hâte en même temps l’irruption de la crise et en augmente la violence. La crise elle-même éclate d’abord là où sévit la spéculation et ce n’est que plus tard qu’elle gagne la production. L’observateur superficiel ne voit pas la cause de la crise dans la surproduction. La désorganisation consécutive de la production n’apparaît pas comme le résultat nécessaire de sa propre exubérance antérieure mais comme une simple réaction de la spéculation qui se dégonfle. »


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La conclusion s’impose : la crise en cours trouve ses racines dans le système capitaliste en tant que tel, et pas simplement dans sa phase néolibérale.


Alors, comment en sortir ? Il y a plusieurs issues capitalistes à la crise car ce système ne s’effondrera pas de lui-même. L’issue recherchée aujourd’hui par les gouvernements en place implique un approfondissement de l’offensive du capital contre le travail : austérité ou baisse salariale, augmentation du taux d’exploitation des travailleurs et des petits producteurs, utilisation d’une plus grande part des recettes fiscales pour le sauvetage des capitalistes et pour le remboursement d’une dette publique qui a explosé depuis 2007-2008. Parallèlement à cette offensive en cours, certains mécanismes légers de réglementation des marchés financiers sont en cours d’adoption et une mise sous statut public de quelques entreprises financières a été réalisée (principalement aux États-Unis et en Grande-Bretagne).


Des mobilisations populaires massives pourraient déboucher sur une inflexion de la politique gouvernementale plus ou moins comparable à ce que fut la politique du New Deal initiée par Franklin Roosevelt à partir de 1933, près de quatre ans après le krach de Wall Street, suivi par différents gouvernements d’Europe occidentale (Grande-Bretagne, France). En sera-t-il de même cette fois-ci ? Rien ne le garantit. Tout va dépendre de la vigueur des résistances de celles et ceux qui sont victimes de la crise. C’est la lutte des classes, cette réalité que la pensée unique veut faire disparaître, qui décidera de l’issue.


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Pour leur part, les peuples des PED sont aussi directement confrontés à un retour en force de l’offensive du capital contre le travail. En effet, les années 2004-2007 avaient signifié dans de nombreux pays, notamment les pays émergents, une légère amélioration des conditions de vie, due principalement au niveau élevé des prix des matières premières (y compris le pétrole) qui généraient des revenus importants pour les pays exportateurs. Dans le cas de la Chine, c’est l’augmentation permanente des exportations de produits manufacturés vers les marchés internationaux qui en était la cause. Les travailleurs chinois et russes avaient obtenu des augmentations de salaires. Les gouvernements de pays comme le Venezuela, l’Équateur, la Bolivie, l’Algérie, l’Argentine, le Brésil, l’Inde augmentaient les dépenses sociales. Les entreprises embauchaient et concédaient des augmentations de salaires.

La crise alimentaire du premier semestre 2008, suivie des retombées des crises financières et économiques, a modifié radicalement la situation, même si tous les pays ne sont pas affectés de la même manière. Dans l’ensemble des pays touchés, les luttes populaires seront déterminantes. Car sans attendre l’issue que les capitalistes et les gouvernements à leur service veulent imposer, il faut mettre en avant une sortie anti-capitaliste à cette crise et lutter au plus vite pour avoir une chance d’y parvenir.


Vous pouvez retrouver l'article complet d'Eric Toussaint, avec les graphiques et leurs explications et leurs sources, sur

http://www.voltairenet.org/article162008.html


Grève
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18-11-2009 Général

Nouvel Obs (02)


L'exemple le plus médiatisé: France Télécom


Le 8/09/2009, un technicien de France Telecom du centre d'intervention de Troyes, à qui sa direction venait de confirmer que son poste était supprimé et que les postes disponibles étaient à une centaine de kilomètres, a tenté de se suicider en se poignardant lors d'une réunion de son service convoquée par le manager. Si son geste avait abouti, ce serait le 23° suicide depuis février 2008 à France Télécom. Dernier en date, un technicien chez Orange au centre de recherche de Lannion s'est suicidé à son retour de vacances. Il avait déclaré "ne pas vouloir reprendre son travail dans les conditions de juin". Même si les raisons d'un suicide restent toujours mystérieuses, il est impossible, vu le nombre, de ne pas faire le lien avec les conditions de travail.


FRANCE TELECOM (02)


Les syndicats ont crée un « Observatoire du stress et des mobilités forcées » à France Télécom


Les syndicats, eux, le font puisqu'ils ont même créé, en 2007, un « Observatoire du stress et des mobilités forcées » à France Télécom qui, depuis lors, a recensé des milliers de témoignages alarmants. Depuis la privatisation en 1996, les effectifs ont fondu, de 160.000 salariés à 100.000. En cinq ans, il y a eu 70.000 changements de métier, une situation qui a généré beaucoup de stress. "La pression est forte, quand vous recevez tous les jours un mail vous demandant de céder à des objectifs de mobilité", affirme Pierre Dubois, délégué CFDT, selon qui la rémunération variable de certains cadres du groupe "dépend à 50% d'un objectif de réduction d'effectifs". Affectés par les mutations, la mise en concurrence avec des jeunes et les changements de métier, les anciens de France Télécom s'avouent « démoralisés ». Selon Patrick Ackermann, représentant syndical SUD-PTT, « les cadres ne sont pas épargnés, beaucoup d'entre eux sont restés sur le carreau ou ont été contraints d'accepter des postes d'agent d'exécution, préférant subir que partir."


« Nous sommes une société privée en secteur concurrentiel, il faut faire du chiffre »


Mais depuis peu, « on pousse les gens vers la sortie sans dispositif d'accompagnement sérieux. Nous sommes une société privée en secteur concurrentiel, il faut faire du chiffre et il y a une volonté délibérée d'éjecter les fonctionnaires. » Les anciens sont remplacés par « des jeunes de 20 ans, en CDD, qui ne rechignent pas sur les heures tardives et qui travaillent aussi le samedi, renchérit Anne-Marie, déléguée SUD-Télécom. Nous, nous sommes considérés comme des verrues ». Des médecins du travail ont plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme, en vain, certains ont même démissionné parce que la direction de France Télécom ne tenait pas suffisamment compte des rapports qu'ils lui adressaient.


FRANCE TELECOM (03)


Gestion individuelle du stress : « tickets psy », numéros verts


Car comme beaucoup d'autres entreprises, France Telecom pratiquent une gestion individuelle du « stress » au travail avec des numéros verts, des "tickets psy". Mais pour Christian Wipliez, délégué CFDT : «Les procédures managériales pour gérer les salariés sont devenues très individualisées, voire infantilisantes.» Entretiens en face à face, batteries d'outils pour évaluer l'individu... Même les tâches complexes peuvent être découpées. «C'est pire que tout. Cela crée un isolement très pénible. On en oublie le collectif.» Florence Bègue, auteur d'une livre sur "Suicide et travail", constate que "le suicide au travail n'existe que depuis environ une douzaine d'années. Auparavant, il n'y en avait pratiquement pas, sauf parmi les ouvriers agricoles, dont lieu de travail et lieu de vie étaient confondus". Il ne faudrait pas oublier l'étymologie du mot travail vient du latin « Tripalium » qui était un instrument de torture... (Instrument de torture à trois pieux utilisé par les Romains de l'Antiquité pour punir les esclaves rebelles.)


tripalium1


Le blog de Jean-Marcel Bouguereau 09-09-2009

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17-11-2009 Général

Un système ne peut pas se réformer de lui-même. Ou il continue comme par le passé ou il est balayé. La preuve par l'horreur.


Courrier international


Le sommet de la FAO ne donne pas les résultats escomptés


17.11.2009 | Corriere della Sera


Des promesses mais pas d'argent", titre le quotidien de Milan à propos du sommet mondial de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui se tient à Rome les 16 et 17 novembre. Dans le projet de déclaration finale, les pays riches ne se voient imposer aucun calendrier pour lutter contre la faim, qui touche plus de 1 milliard d'hommes dans le monde. Les appels de Jacques Diouf, directeur général de la FAO, à lever 44 milliards de dollars d'aide sont restés lettre morte.


capitalisme (04)
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Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Le Sommet Mondial sur la Sécurité alimentaire doit s’occuper des causes internationales de la faim

FIAN


Bruxelles 16.11.2009 – L’organisation internationale des Droits del’Homme, FIAN International, exige du Sommet Mondial sur la Sécurité alimentaire qui vient de commencer à Rome une analyse autocritique et un changement d’orientation de la politique alimentaire mondiale. En 1996, les gouvernements ont promis de diminuer de moitié d’ici 2015 le nombre des affamés. « Le nombre de personnes qui souffrent de la faim et de la malnutrition a augmenté et dépasse aujourd’hui le milliard, ce qui est un scandale sans précédent de la politique mondiale », critique Flavio Valente, secrétaire général de FIAN International. « La communauté des Etats doit reconnaître ouvertement son échec et nommer clairement les causes. La politique alimentaire mondiale doit être coordonnée de manière plus démocratique et transparente à partir d’une ONU renforcée et le suivi doit se fonder sur le droit humain à l’alimentation.»


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Pour FIAN, la déclaration finale dissimule quelques-unes des principales causes de la faim. « La déclaration ne mentionne à aucun moment la vente de terres agricoles de pays d’Afrique et d’Asie à des Etats et des compagnies étrangères», commente Sofía Monsalve, experte en politiques agraires chez FIAN International. « Pour ce qui est de la spéculation et des agrocarburants– deux des principales causes de la flambée des prix – la déclaration se limite à recommander de réaliser des études et d’entamer un dialogue. En même temps, elle exige une plus grande ouverture des marchés agricoles mais ne mentionne pas les effets nuisibles du dumping agricole. La combinaison de l’ouverture des marchés et du dumping menace le droit àl’alimentation de millions de paysannes et de paysans », explique Monsalve. « Les pays industrialisés devront finir par reconnaître leur responsabilité par rapport à la réalisation du droit à l’alimentation,s’ils veulent à nouveau être crédibles. »


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Au niveau des résultats concrets de ce sommet, FIAN demande que soient adoptées des mesures convaincantes pour réformer et stabiliser l’ONU dans le domaine de la nutrition mondiale. « Le Comité de la sécurité alimentaire des Nations Unies qui a connu une réforme en octobre devra dans le futur coordonner le système alimentaire international, développer une stratégie globale et assurer le suivi des programmes nationaux et internationaux »,exige Flavio Valente. Tout cela devrait être basé sur les Directives pour le droit à l’alimentation qui ont été adoptées à l’unanimité par les Etats membres de la FAO en 2004.


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FIAN met en garde sur le danger que supposent les tentatives menées par les Etats-Unis et d’autres Etats pour marginaliser dès le début le Comité sur la Sécurité alimentaire mondiale. Certains Etats veulent transférer à un fonds de la Banque mondiale les 20 milliards de dollars que le G8 a décidé d’investir dans l’agriculture des pays en voie de développement.« Si ces ressources financières sont transférées à la Banque mondiale, l’ONU sera hors jeu », prévient Valente. « Ni les gouvernements des pays en voie de développement, ni la société civile ne pourront alors prendre part aux décisions relatives à l’assignation des fonds »,continue Valente. « Les gouvernements nationaux doivent s’évertuer à empêcher ce revers et ils doivent s’engager pour obtenir un mandat fort pour le Comité de la Sécurité alimentaire mondiale récemment réformé »,conclut Monsalve.


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Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Les USA doivent lever l'embargo contre Cuba !
16-11-2009 Général

amnesty


LE PRÉSIDENT BARACK OBAMA DOIT PRENDRE L’INITIATIVE ET LEVER L’EMBARGO CONTRE CUBA


COMMUNIQUÉ DE PRESSE


ÉFAI- mercredi 2 septembre 2009


Le président Barack Obama doit faire le premier pas en vue du démantèlement de l’embargo américain contre Cuba en ne renouvelant pas les sanctions contre l’île mises en place au titre de la Loi sur le commerce avec l’ennemi (Trading with the Enemy Act), a déclaré Amnesty International ce mercredi 2 septembre. La décision de renouvellement des sanctions au titre de cette Loi doit être prise le 14 septembre.


L’appel d’Amnesty International s’inscrit dans le cadre d’un rapport rendu public ce 2 septembre sur l’impact de l’embargo économique des États-Unis contre Cuba. Le rapport The US embargo against Cuba : its impact on economic and social rights conclut que les sanctions imposées par les États-Unis depuis 1962 affectent particulièrement l’accès des Cubains aux médicaments et aux technologies médicales et mettent en danger la vie de millions de personnes.


« C’est l’occasion rêvée pour le président Barack Obama de se distancier des politiques qui ont échoué dans le passé et d’envoyer un message fort au Congrès américain sur la nécessité de mettre fin à l’embargo, a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International.


« L’embargo américain contre Cuba est immoral et doit être levé, a déclaré Irene Khan. Il empêche des millions de Cubains de bénéficier de médicaments vitaux et d’équipements médicaux essentiels à leur santé. »


Cuba - Embargo (01)


Du fait de l’embargo des États-Unis, Cuba est confronté à de sévères restrictions en matière d’importation de médicaments, d’équipements médicaux et de technologies développées aux États-Unis ou par des sociétés américaines à l’étranger. Les sanctions limitent également d’autres importations vers l’île et restreignent les voyages et les transferts d’argent.


Les produits brevetés aux États-Unis ou contenant plus de 20 % de pièces ou composants fabriqués aux États-Unis ne peuvent être exportés vers Cuba, même s’ils sont produits dans des pays tiers.


Selon les données des Nations unies, l’incapacité de Cuba à importer des produits nutritionnels destinés aux écoles, aux hôpitaux et aux structures d’accueil de jour contribue à la forte prévalence d’anémies dues à une carence en fer. Selon l’UNICEF, 37,5 % des enfants de moins de trois ans à Cuba étaient touchés en 2007.


La santé des enfants a également été mise en danger par une décision des fournisseurs de seringues aux États-Unis d’annuler une commande de trois millions de seringues jetables passée en 2007 par l’Alliance globale pour les vaccins et l’immunisation de l’UNICEF après avoir appris que les unités étaient destinées à la mise en œuvre d’un programme à Cuba.


Des situations similaires ont affecté la mise en œuvre de programmes des Nations unies destinés à prévenir et combattre le VIH/sida sur l’île.


« Bien que la responsabilité de fournir des soins médicaux adéquats à la population incombe avant tout aux autorités cubaines, les gouvernements imposant des sanctions de type embargo doivent accorder une attention particulière à l’impact que de telles sanctions peuvent avoir sur la population du pays visé », a déclaré Irene Khan.


Amnesty International appelle également les membres du Congrès américain à abroger la loi définissant l’embargo.


Cuba - Embargo (02)


Complément d’information


En 2000, une nouvelle loi a tenté d’assouplir l’embargo et de rendre plus faciles les exportations vers Cuba, mais les exportations de médicaments continuent d’être soumises à des restrictions en fonction des« inspections sur site approuvées par le président » des États-Unis pour déterminer la destination finale des médicaments et des matériaux exportés. En 2008, Cuba a importé pour 710 millions de dollars américains (environ 495 millions d’euros)de nourriture et de produits agricoles et seulement 1,2 million de dollars américains (environ 840 000 euros) d’équipement médical et de produits pharmaceutiques. Les importations aux États-Unis de produits en provenance de Cuba sont totalement interdites.

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Amnesty  
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Arctique : des siècles de refroidissement stoppés net
15-11-2009 Général
Univers Nature


Plusieurs millénaires de refroidissement de l’Arctique ont été brutalement interrompus le siècle dernier. C’est le résultat d’une étude, publiée dans la revue américaine Science du 4 septembre, conduite par la Northern Arizona University et le National Center for Atmospheric Research (NCAR).
L’étude, qui s’appuie en grande partie sur l’analyse des sédiments d’une série de lacs arctiques, a permis de reconstituer globalement l’évolution des températures sur plusieurs milliers d’années et avec plus de précisions sur les deux derniers millénaires. Les résultats obtenus indiquent qu’après un lent refroidissement de 0,2 degré Celsius par millénaire le phénomène s’est inversé vers la fin du XIXe siècle et la région a connu un réchauffement de près de 1,4 degré.


evolution-temperature-arctique-2000-ans


Selon les auteurs, cette longue période de refroidissement est due au lent changement d’inclinaison de la Terre par rapport au Soleil, ce qui engendre une diminution estivale de la quantité d’énergie solaire sur l’Arctique. Actuellement ce cycle orbital, source de refroidissement, se poursuit mais il est plus que compensé par le réchauffement climatique global. Lors de la publication des résultats, Bette Otto-Bliesner, un des scientifiques du NCAR a déclaré : « Sans l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre liée aux activités humaines, l’Arctique poursuivrait actuellement son cycle de lent refroidissement ».


Michel Sage - 04-09-2009
Illustration © Courtesy Science, modified by UCAR

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Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... A vous de juger. Personnellement, c'est non !
14-11-2009 Général

Le Parisien


Grippe A H1N1: premier cas probable d’effets secondaires après le vaccin


Une femme travaillant à l’hôpital a contracté le syndrome de Guillain-Barré, une semaine après le vaccin anti-grippe A. De quoi décourager les candidats à l’injection.


C’est une affaire qui tombe mal au moment du lancement de la vaccination anti-grippe A pour le grand public. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, voulant rassurer, s’est elle-même fait vacciner hier à Paris. (lire ci-dessous) .Mais l’affluence a été très faible dans les centres, notamment à Bordeaux et à Marseille où les personnels réquisitionnés n’ont vu quasiment personne.


Ce qui pourrait changer si la gravité de l’épidémie augmente*. Pour l’instant, le scepticisme ambiant risque d’être amplifié par une nouvelle rendue publique hier. Une femme, travaillant dans le monde de la santé, a contracté la maladie neurologique dite de Guillain-Barré, six jours après avoir été vaccinée contre la grippe A, à l’hôpital.
Selon les données de la science, cette pathologie neurologique, potentiellement très grave, se traduit par des tremblements dans les membres inférieurs pouvant entrainer une paralysie et un décès dans 5 % des cas. Parfois, cette maladie est provoquée par la grippe elle-même ou par le vaccin anti-grippe. Il a été rapporté des cas de Guillain-Barré après la vaccination contre la grippe A, notamment en 1976 aux Etats-Unis où 500 personnes l’ont contractée, et 25 en sont décédées, entraînant l’arrêt de la campagne de vaccination.


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« Aucun lien de causalité prouvé »


Dans le cas de cette femme, francilienne, qui serait âgée d’une trentaine d’années, les manifestations de la maladie sont heureusement moins graves en l’état. « Il s’agit d’un cas de Guillain-Barré probable et modéré, survenu quelques jours après la vaccination, mais sans que le lien de causalité ne soit en l’état prouvé. Des investigations sont en cours », nous indique Fabienne Bartoli, adjointe au directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). La personne souffre de tremblements des jambes et « d’atteinte des nerfs périphériques ». Elle a développé ces symptômes quelques jours après sa vaccination. Prise en charge une journée en hôpital, elle a pu rentrer ensuite chez elle : « Des neurologues de l’établissement l’ont vue, et nous ont notifié lundi 9 novembre leur déclaration de pharmaco vigilance par écrit dans le cadre du suivi des effets potentiels du vaccin », ajoute Fabienne Bartoli. C’est l’Agence de presse médicale, qui a révélé cette information, grâce à « des sources médicales », et non le ministère de la Santé, qui avait promis toute transparence sur le sujet. Au cabinet de Roselyne bachelot, on explique avoir été alerté de ce cas dès mardi, deux jours avant le début de la vaccination de la population générale. Mais l’information n’a pas été rendue publique. Le laboratoire GSK, producteur du vaccin en question, reconnait « l’existence de ce cas de Guillain-Barré, mais estime que le lien de causalité avec le vaccin n’est pas prouvé en l’état ».

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