07/12/2010

Encore une bonne idée qui nous vient du nord de la France

Du collège au jardin

Des arbres bien de chez nous

Le département mène une politique incitative en faveur du boisement, dans la cour des collèges, mais aussi auprès des communes et communautés de commune, et même à l'attention des particuliers. Avec un conseil: planter local

 

Jacques Richard est professeur de sciences de la Vie et de la Terre au collège Pharamond-Savary à Gouzeaucourt. L'année dernière, avec Philippe Blondelle, le jardinier de l'établissement, il est allé visiter le Centre régional de ressources génétiques de Villeneuve d'Ascq, un lieu chargé de la conservation des essences d'arbres régionales.

"Nous avons appris beaucoup et nous nous sommes aperçus qu'avec un petit budget, on pouvait faire des choses très intéressantes

À la suite de ce bref stage, ils passent commande d'une centaine de pieds (charmes, saules osiers, églantiers, noisetiers, frênes, érables, chèvrefeuille, houblon...). L'opération "Plantons dans la cour du collège" financée par le Département leur permet - comme à tous les collèges du Nord - de bénéficier chaque année de 15 plants gratuits ainsi que d'un arbre fruitier haute-tige issu des collections de variétés anciennes du CRRG.

Outre l'amélioration du cadre de vie des 207 élèves et du personnel du collège, ces plantations revêtent également un intérêt pédagogique que souligne Jacques Richard: "Nous avons souhaité aménager un coin nature derrière I'établissement, avec une haie libre qu'on laisse pousser et une prairie libre qu'on se contente de faucher, à côté d'une haie qui sera taillée régulièrement et d'une pelouse tondue. Cela permettra de les comparer pour étudier lbiodiversité, d'autant que nous allons installer des abris pour les oiseaux, les hérissons, etc. C'est en plein dans le programme de 6ème. J'ai aussi prévu de créer un groupe d'élèves volontaires et enthousiastes qui pourront participer à l'entretien de ce coin nature et monter aux autres ce qu'ils font".

L'année dernière, une cinquantaine de collèges du Nord ont ainsi profité de cette offre qui vise avant tout à sensibiliser les collégiens - et indirectement leurs parents - à l'intérêt de prendre en charge l'évolution de son cadre de vie et de participer à la protection du patrimoine naturel local.

Cette opération est un des volets de la politique du Département en matière de boisement.

Ses autres interventions s'adressent aux communes ou communautés de communes, par des subventions pour la plantation d'arbres et de haies. Afin de se conformer aux réglementations européennes, Ie Département ne subventionne plus directement les agriculteurs mais les communautés de communes qui, par convention, interviennent sur des terrains privés pour planter ou entretenir des haies.

Plusieurs objectifs motivent cette politique volontariste de boisement : la préservation ou la requalification des paysages, la protection de la ressource en eau, la lutte contre le ruissellement et donc la prévention des inondations, la capture du carbone par les arbres et le développement de la biodiversité.

Françoise Poiret-Colonge - Le Nord - Novembre 2007

Et en Wallonie ? En Wallonie, ils parlent, ils discutent, ils déclarent, ils négocient, ils affirment, ils plaident, ils sourient, ils conférencent de presse, ils s'expriment, ils abordent, ils planifient, ils articulent, ils bavardent, ils causent, ils chuchotent, ils confèrent, ils conversent, ils débattent, ils déclament, ils dialoguent, ils jargonnent, ils font appel à des experts, ils se réunissent, ils palabrent, ils conclavent, ils parlementent, ils s'adressent, ils s'entretiennent, ils s'épanchent, ils picolent, ils percolent, ils se convertissent, ils changent de couleur, ils prennent conscience, ils spéculent, ils s'aplatissent, ils se déculottent, ils renient, ils copinent, ils magouillent, ils geignent, ils se lamentent, ils revendiquent, ils cogitent, ils pensent, ils ont des idées, ils phosphorent, ils votent mais à part ça ...


 

12:05 Écrit par Patrice dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/09/2010

Qui se cache derrière la fondation Bill Gates ?

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Don de semences OGM : à qui profite l’aide humanitaire ?

Créée en 1994 par le fondateur de Microsoft, William H. Gates, la Fondation de Bill et Melinda Gates exerce une forte influence sur les politiques mondiales de développement agricole, générant des centaines de millions de dollars afin de soutenir des projets incitant paysans et agriculteurs à utiliser les semences et produits agrochimiques génétiquement modifiés de Monsanto. Selon La Via Campesina (1), mouvement international de paysans, celle-ci s’est d’ailleurs récemment portée acquéreuse de 500 000 actions de la compagnie Monsanto pour la somme de 23 millions de dollars. 

Depuis 2006, la Fondation Gates collabore avec la Fondation Rockfeller, décrite comme un fervent promoteur des OGM à destination des populations pauvres. Cette collaboration travaille à la mise en place de l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA), programme qui permettrait aux semences GM commercialisées par Monsanto, DuPont et Syngenta de faire leur entrée sur le continent africain. D’après La Via Campesina, au Kenya, environ 70 % des bénéficiaires d’AGRA travailleraient directement avec Monsanto et près de 80 % des financements de Gates dans le pays seraient dédiés à la biotechnique. En outre, plus de 100 millions de dollars de subventions auraient été accordés à des organisations kenyanes liées à Monsanto. 

Sous couvert de dévouement humanitaire, la Fondation ouvre donc de nouveaux marchés à Monsanto, bien qu’il s’impose déjà comme le plus grand semencier du monde. Ainsi, en avril 2010, la Fondation Gates ainsi que les ministres des finances des USA, du Canada, d’Espagne et de Corée du Sud s’engagèrent à financer 880 millions de dollars dans l’optique de créer le programme mondial sur l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), géré par la Banque mondiale. En juin, le GAFSP aurait fait don de 35 millions de dollars à Haïti afin d’élargir l’accès des petits paysans aux « intrants agricoles, à la technologie et aux chaînes de production ». Selon La Via Campesina, le mois précédent, Monsanto aurait annoncé son intention de donner 475 tonnes de semences à Haïti, étant entendu que celles-ci seraient distribuées par l’Agence américaine au développement international (USAID). Or, détail notable, l’administrateur d’USAID, Rajiv Shah, travaillait auparavant pour la Fondation Gates, avant d’être employé par le gouvernement d’Obama en 2009. 

Œuvrant également en amont, la Fondation aurait attribué en 2008 la modique somme de 26,8 millions de dollars à l’université de Cornell pour la recherche sur le blé. Par la suite, c’est au tour de l’université de l’Etat de Washington de se voir offrir la somme de 1,6 millions de dollars en vue de développer des variétés de blé OGM résistant à la sécheresse. 

Condamnant « ce détournement de l’aide humanitaire à des fins commerciales et cette privatisation des politiques alimentaires », la Via Campesina tire la sonnette d’alarme. Selon le site Internet de la Fondation de Bill et Melinda Gates, plus de 100 nouvelles variétés de semences améliorées seraient déjà en circulation sur le continent africain dans le cadre d’AGRA. Ce constat illustre la logique implacable de rentabilité des grandes multinationales, Gerald Steiner, vice-président de Monsanto, ayant d’ailleurs déclaré : « (…) Nous voulons faire le bien dans le monde mais nous voulons aussi satisfaire nos actionnaires ». 

D’après l’ONU, 75 % de la diversité génétique des plantes du monde ont disparu à mesure que les paysans abandonnaient leurs semences natives pour utiliser les variétés génétiquement modifiées. En l’absence de semences natives propres aux différents microclimats, et capables sur plusieurs générations de s’adapter aux conditions climatiques changeantes, les paysans se rendent de plus en plus vulnérables face aux bouleversements climatiques.   
Cécile Cassier 17-09-2010

19:41 Écrit par Patrice | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/07/2010

De saison quoiqu'un peu en retard

Aujourd’hui le muscle surclasse le cerveau. Toute la jeunesse se rue vers le sport. Décadence, avachissement. Les hommes ne réagissent plus contre les coups de l’autorité, ils se pâment en hurlant des bravos au Parc des Princes ou ailleurs.

Alexandre Jacob - Lettre à Josette, 19 juin 1954

Et la situation empire...

 

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17:46 Écrit par Patrice dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/07/2010

Quitter Facebook, vraiment ?

Une mise au point préalable. Je ne suis pas un "Facebooker" acharné. Je suis très très loin des 55 minutes quotidienne de présence sur Facebook, ce qui semble être la moyenne. Je ne "collectionne" pas particulièrement les "ami(e)s" et je me fous complètement de savoir combien les autres en ont. Je considère Mark Zuckerberg comme un patron comme les autres, c'est-à-dire comme quelqu'un qui est d'abord assoiffé de profits.

Mais je m'étonne quand même de cet acharnement des médias à l'égard du plus grand réseau dit "social". Pourquoi lui et pas les autres ?

Est-ce parce que c'est le plus grand et qu'il s'expose ainsi au syndrome du premier de classe ? Est-ce un "grand complot" ? Ou Facebook fait-il peur ? Et si oui, pourquoi et à qui ?

Examinons, les "10 bonnes raisons de quitter Facebook", article publié par Le Vif-L'Express le 25 juin 2010. Papier qu'il faut d'autre part souvent lire au second degré.

La première invoquée: "Trop popu". Les élites autoproclamées qui nous gouvernent, très mal d'ailleurs, avouent, enfin, qu'elles ne veulent plus se commettre avec la canaille, les gueux. Donc quitter FB devient un "must", une obligation sociale, si ces fils amnésiques de prolétaires, veulent rester entre eux. Si nos universités et nos grandes écoles cultivent ces préjugés de caste, il est de notre devoir de s'interroger sur leur façon de penser et d'enseigner. Ces gens-là doivent savoir qu'ils sont au service de la population et non le contraire.

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Chronophage ? Certes. S'il est, parfois, intéressant voire instructif de dialoguer avec les membres de son groupe, il est vrai que, la plupart du temps, le contenu des messages est navrant. Désespérants les jeux idiots, les prédictions bidon, les "cadeaux" virtuels débiles et autres salades qui constituent la majorité écrasante des flux du réseau. Pour autant, est-on sûr et certain qu'une avalanche de désinscriptions ferait remonter, ne fût-ce que de quelques millimètres, le niveau culturel moyen des internautes ? Est-on absolument convaincu qu'ils passeraient leur temps libéré à s'occuper de leurs enfants, à pratiquer le badminton ou la pétanque, à boire un verre avec ses potes ( ou se saouler et se faire appeler Jules par leur légitime en rentrant aux petites heures), à dévorer des bouquins de philo ou de n'importe quoi d'autre d'ailleurs ? Personnellement, je suis très sceptique. Je crois plutôt que l'audience des chaînes de télé publicitaires remonterait de 55 minutes par jour en moyenne.
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L'addiction ? Oui, peut-être, possible, probable même dans le chef de certain(e)s. La tendance narcissique et exhibitionniste est un fait mais qui s'exprime à travers d'autres moyens informatiques, les blogs, par exemple. Faut-il aussi crier haro sur les blogs ?

Le non respect de la vie privée ? C'est le parfait argument de la mauvaise foi. Celui ou celle qui dépose une information, une réflexion, un coup de gueule sur la Toile sait que beaucoup de gens peuvent y avoir accès. Rien ni personne ne vous oblige à étaler vos états d'âme ou vos préférences politiques, religieuses, sexuelles ou gastronomiques. La responsabilité des internautes est entière et doit être assumée. C'est un peu comme si vous vous présentiez aux élections mais en désirant que personne ne le sache ! C'est idiot au carré.

Cause de divorce ? Si un conjoint est volage, personne n'est capable de l'en empêcher. Que FB accélère la croissance du ver qui est dans le fruit conjugal, c'est probable, mais ce n'est pas le réseau qui a accouché de la bestiole. Les divorces sont en augmentation constante depuis des années, bien avant la démocratisation des moyens informatiques. Il faut donc chercher ailleurs les causes de ce phénomène social.

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Big Brother des patrons ? Le phénomène ne prouve qu'une chose: la démocratie s'arrête aux portes des entreprises et des administrations. C'est ça qui est inacceptable ! Les travailleurs n'ont pas besoin d'écorner la sacro-sainte image de marque des sociétés, elles s'en chargent bien toutes seules. Que peut, par exemple; dire quoi que ce soit de plus horrible sur Renault que ce qu'a déclaré son patron, Louis Schweitzer: " Renault n'a pas d'autre choix que de faire le bonheur de ses actionnaires " ? Qui, après de tels propos, peut encore croire aux mensonges éhontés des publicités ? Nous pouvions espérer qu'après la crise de 2008, le patronat, qui en porte l'entière responsabilité, ferait profil bas. Que nenni, c'est, au contraire, l'esprit de revanche qui l'anime. Des travailleurs sont licenciés pour avoir exercé leur liberté de parole ? C'est l'employeur qui doit être sanctionné. Sévèrement.

Les dérives ? Oui, bien sûr. Un mort, je ne sais plus où, à cause d'un apéro géant. C'est une tragédie que l'on aurait pu éviter. Donc, si nous suivons cette logique, il faut aussi interdire les manifestations sportives, notamment les matches de football, les courses cyclistes, les rallyes automobiles et, en fait, tous les rassemblements populaires, y compris le carnaval de Binche. Toutes ont, en effet, leur lot de cadavres dans leur placard. Et toutes coûtent cher à la collectivité.

L'extrême-droite ? Croyez-vous vraiment que les fachos de tous poils ont attendu FB pour se manifester sur Internet ? Ne soyons pas naïfs ! Faut-il le tolérer ? Non, bien sûr. Sommes-nous prêts à y mettre les moyens matériels et  humains ? Non, évidemment.

Et si le problème était ailleurs ? Les Facebookers ont prouvé qu'ils étaient capables de rassembler beaucoup de monde au même endroit, au même moment. N'est-ce pas cela qui fait peur à nos dirigeants ? Depuis la réunion chahutée de l'OMC à Seattle en 1999, ils craignent comme la peste que grâce à Internet, le mouvement social prenne de nouveau son envol. Ce n'est sans doute pas par hasard que l'offensive contre FB intervient en même temps que l'attaque frontale patronale et politique contre nos systèmes de sécurité sociale. Voilà la grande peur de nos gouvernants.

Ce n'est pas par hasard, non plus, "qu'une partie importante de la formation pratique [des forces de police] est consacrée à la gestion et à la dispersion des manifestations, avec la cavalerie, les chevaux de frise, l'autopompe ou tout simplement à l'aide de matraques et de boucliers" (Le Vif-L'Express du 16 juillet 2010, p.44). Ben voyons.

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Preuve s'il en est qu'ils connaissent mal Facebook. Sinon, ils verraient que, à de rares exceptions près, les adhérents des réseaux sociaux sont parfaitement inoffensifs.

Reste quand même le problème de la sécurité informatique. Mais, là comme partout, c'est d'abord une question de bon sens. Ne jamais publier des données sensibles ( son numéro de carte de crédit par exemple) est évident. Ne faut-il pas, en outre, chercher dans l'idéologie dominante la cause de cette dérive ? " Gagner" et "consommer" ne sont-ils pas les maîtres mots du capitalisme ?

Quitter cette idéologie mortifère n'est-il pas le meilleur remède ?

23:51 Écrit par Patrice dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/12/2009

Que vaut une vie pour un supermarché ? Une canette de bière !

20 minutes

 

L'info brute (sans jeu de mots)

Quatre vigiles d'un supermarché Carrefour de Lyon seront présentés devant un juge d'instruction jeudi matin, après le décès mardi «par asphyxie mécanique» d'un homme de 25 ans interpellé dans leur magasin, a annoncé ce mercredi le parquet de Lyon à l'AFP.

La victime, sans domicile connu, est morte lundi après-midi dans un centre commercial lyonnais. Selon Le Progrès, l'homme a été «pris de malaise alors qu’il était maintenu au sol par des agents de sécurité».

Le jeune homme était en train de voler des bouteilles de bière, précise le quotidien, quand il est intercepté par trois agents de sécurité. Il est alors conduit dans la salle de contrôle où il «se débat violemment», continue Le Progrès, en attendant l’arrivée de la police.

Enregistrements sonores et vidéos

Carrefour, cité par le quotidien lyonnais, relate que le jeune homme cesse soudain de bouger. Il est alors installé sur une chaise, inconscient. Malgré les tentatives pour le réanimer, il meurt dans les heures qui suivent. Selon l'avocat David Metaxas, représentant un vigile et le responsable de la sécurité, contacté par 20minutes.fr, les agents de sécurité, après la perte de connaissance, «lui ont prodigué les premiers secours, en tentant de le réanimer avec un massage cardiaque puis un défibrilateur.»

David Metaxas, explique que ses clients «ont été professionnels. Ils ont gérés une situation extrême. Ils ont dû maîtriser et tenter de raisonner une personne sous l'emprise de l'alcool.» Quatre personnes, les trois vigiles et le manager, ont été placés en garde-à-vue. Celle-ci a été prolongée ce mercredi midi, déclare David Metaxas. L'avocat précise que des enregistrements vidéos et sonores dans la pièce confirment la version des vigiles.

Commentaires

Dérapage ? Encore un ? 

Fernand Raynaud dans un schetch, il est vrai fort peu connu, dénonçait déjà "l'homme au brassard" qui se permettait d'arrêter un médecin, lors d'une festivité locale, parce qu'il avait un morceau de tissu au bras. Alors vous vous imaginez, un uniforme ! 

S'il en est de sympathiques, ne généralisons pas, il faut bien remarquer que la majorité des membres de ces "polices privées" se prennent pour des Rambo. Que l'on lutte contre les vols, soit. Mais en tout il y a la manière. D'autant quand cela vient de ces entreprises ne se gênent pas, elles, de racketter, légalement, les petits producteurs en leur imposant des prix inacceptables. Et ne croyez pas, braves gens, que c'est à votre profit. Que nenni. C'est tout bénéfice pour leurs actionnaires, ces parasites qui tuent votre santé ou votre emploi au nom du dieu "profit". 

Ces milices doivent être interdites. En attendant ce jour béni, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2010. Que survienne, enfin, la révolution qui balayera le capitalisme. C'est tout le bonheur que je nous souhaite. 

2010

22:28 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme |  Facebook |

29/12/2009

Un modèle ! En pleins mois de décembre;

 

 

 

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G.D.F EN GRÈVE DE LA FAIM 

 

 

 

 

 

Jeudi 24 décembre, à 11h30, plus de 150 personnes se rassemblent, rue Pétrelle à Paris, pour apporter leur soutien aux trois syndicalistes de SUD-Energie en grève de la faim depuis onze jours (pour d’eux d’entre-eux) afin d’obtenir la réintégration d’un de leurs camarades.

Au onzième jour de grève de la faim, les mines sont plus pâlottes et les traits plus creusés, mais le moral est au rendez-vous. Particulièrement ce jeudi 24 décembre au matin, où plus de 150 personnes viennent témoigner de leur solidarité aux trois grévistes de la faim, devant l’établissement GRDF de la rue Pétrelle (Paris 9e). Yann Cochin, Pascal Chemin et René-Michel Millambourg réclament toujours la réintégration de Nordine Mahroug, licencié le 15 décembre pour «fait de grève», et la levée de toutes les sanctions à l’encontre des acteurs du mouvement social du printemps dernier à ERDF-GRDF.

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En plus des syndicats – CGT et SUD – et des collectifs Sauvons l’université et Sauvons la recherche, de nombreuses personnalités politiques sont là. Olivier Besancenot (NPA) insiste sur «la bataille démocratique» pour la liberté syndicale et pour sauver les services publics, avant d’appeler à «de vraies négociations». Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), épaulée de Martine Billard, fustige «l’attitude stupide de la direction» et promet de châtier, une fois au pouvoir «ceux qui ont utilisé de telles méthodes». Francine Bavay (AlterEkolo) dénonce le fait que, «au nom de la propriété privée», les soutiens ne puissent rendre visite à deux des grévistes de la faim dans le local qu’ils occupent. Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs) appelle quant à lui à «[faire] plier la direction». Et Christian Picquet (Gauche unitaire) de souligner qu’«au-delà de Nordine, notre bataille est une bataille pour le service public» 

 

 

Sans aucunement appeler à la généralisation du mouvement de grève de la faim, forme d’action «individuelle» qui n’a pas pour but «de se substituer à l’action collective», Yann Cochin fait part de sa détermination: «Chacun d’entre vous que je vois me donne envie de continuer une journée de plus... La direction a du mouron à se faire!» Celle-ci interdit toujours l’accès au local syndical de l’établissement, que ce soit aux soutiens extérieurs ou à la presse. Yann Cochin, Pascal Chemin et Nordine Mahroug, qui a dû se réalimenter pour raisons médicales, y vivent retranchés sans que les négociations aient avancé d’un iota. La direction met pourtant en avant sa «tradition de dialogue social» et… «d’ouverture»! Elle justifie la fermeture (des portes) par la volonté de «ne pas perturber la sérénité des personnes travaillant sur le site». Ce jeudi matin, c’est raté.

Dans la rue parallèle, rue Condorcet, René-Michel Millambourg, le troisième gréviste de la faim, contraint par les vigiles de continuer son mouvement à l’extérieur, a planté sa tente face au siège social de GRDF (voir la vidéo). Comme ses deux autres camarades, il reçoit la visite des personnes venues les soutenir. Lui aussi garde le moral, même s’il reconnaît que sa mise à la rue – il est considéré par la direction comme «extérieur à l’entreprise» – va avoir un impact sur sa condition physique. Et d’espérer que l’étourdissant silence médiatique cesse au plus vite.

Mathieu Schmitt

 

 

03:17 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : capitalisme, justice sociale |  Facebook |

Chez nous, on n'en parle même plus. Pauvre B...

 

 

INTERVENTION DE L'ÉTAT : FRIC À GOGO POUR LES PATRONS

Annonce de mesures symboliques contre les bonus des banquiers d’un côté, dizaines de milliards distribués d’un autre aux plus grosses entreprises dont on apprend qu’elles paient trois fois moins d’impôts que les PME: l’État est au service exclusif des plus riches.

Les banquiers crient au scandale. Sarkozy, dans les pas de Gordon Brown, le Premier ministre anglais, projette de taxer les bonus mirobolants que les banques versent à leurs traders pour attirer les «meilleurs». Encore il y a peu, réduits par la crise à quémander auprès de l’État des liquidités ou des garanties pour lever des fonds sur les marchés, voilà maintenant que les banquiers protestent face à l’annonce de mesures dont même la presse patronale indique qu’elles ne seront que symboliques.

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Mais n’est-ce pas l’essentiel pour Gordon Brown, à quelques mois d’élections législatives, et pour Sarkozy avant les régionales? Celui-ci avait été le premier à dénoncer ces «bonus gigantesques» en septembre… 2008, à New York. Quinze mois plus tard, il annonce vouloir passer aux actes. Et très opportunément, ces mesures seraient discutées lors de l’examen de la loi de finances rectificative… début 2010, avec, on peut l’imaginer, force publicité.

Mais cette mise en scène est bien incapable de donner le change alors que l’État ne cesse de subventionner, par tous les biais possibles, le patronat des plus grosses entreprises. Ainsi, le Grand emprunt sur lequel Sarkozy et son gouvernement viennent de rendre les derniers arbitrages. Il y aurait, nous dit-on, 11 milliards d’euros pour les universités et 8 milliards pour la recherche. Mais, loin d’être destinée à tous les étudiants, cette manne ne servira qu’à une dizaine de campus dans le cadre d’une privatisation de l’enseignement supérieur dont l’objectif est de fournir aux grandes entreprises des dirigeants et des cadres supérieurs formés à leurs besoins. Même chose pour la recherche qui est un de leurs postes budgétaires les plus coûteux.

université

(...)

 

Un rapport officiel publié la semaine dernière a révélé que les sociétés du CAC40 paient trois fois moins d’impôts sur les bénéfices que les PME. Plus les entreprises sont riches et puissantes, moins elles paient d’impôts, confirme cette étude, grâce à tous les procédés légaux par lesquels l’État leur permet d’échapper à la taxation (niches fiscales, paradis fiscaux, transferts de bénéfices dans d’autres pays, etc.).

Tout cela n’a pas empêché Sarkozy, lorsqu’il a présenté le Grand emprunt, de déclarer: «Il faut dépenser moins et dépenser mieux», et de confirmer la tenue en janvier d'une «conférence sur le déficit de la France», au cours de laquelle ce sont les dépenses utiles à toute la population qui seront dénoncées.

En réalité, les dépenses dont il est urgent d’imposer l’interdiction, ce sont les subventions à fonds perdus aux banques et aux multinationales qui, dans le même temps, font un profit supplémentaire en prêtant contre intérêt à ce même État dont elles creusent la dette.

Galia Trépère

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01:55 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, justice fiscale |  Facebook |