02.10.2007

La Gauche triomphe en Equateur


LA GAUCHE REMPORTE LES ELECTIONS POUR LA NOUVELLE CONSTITUTION EN EQUATEUR


par Paul-Emile Dupret


equateur


Le nouveau gouvernement d’Equateur, présidé par Rafael Correa, et les forces de gauche, ont remporté une très importante victoire ce dimanche 30 septembre 2007, lors des élections des délégués pour l’Assemblée constituante. La nouvelle force Alianza Pais a remporté entre 75 et 80 sièges sur les 130 sièges de l’Assemblée et dispose donc largement de la majorité absolue nécessaire pour faire passer les propositions.


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Rafael Correa, Président de l'Equateur


La victoire est très importante et significative, d’autant plus que dans la province de Guayas, Alianza Pais est devenue la première force politique. Or la droite tentait de faire de la capitale de cette région, Guayaquil, le bastion de l’opposition, un équivalent de Santa Cruz en Bolivie. Or la droite s’est effondrée là comme dans tout le reste du pays.


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Les médias internationaux ont commencé leurs attaques, en présentant cette victoire comme celle d’un gouvernement souhaitant concentrer le pouvoir et tout étatiser. C’est un travail de diffamation, similaire à celui qui est mené contre les gouvernements du Venezuela et de Bolivie.


En réalité la réforme constitutionnelle est absolument indispensable pour mener à bien le programme électoral qui a amené le gouvernement progressiste au pouvoir et notamment pour démocratiser le pays, en permettant une participation effective en politique de larges couches de la population marginalisée, organiser la sortie du néolibéralisme "chimiquement pur" qui a dévasté le pays depuis plus de 15 ans, pour reprendre un certain contrôle des ressources naturelles du pays, notamment les richesses pétrolière, et pour mener des programmes sociaux après avoir rétabli les finances de l’Etat en maîtrisant le paiement de la dette extérieure.


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Les élections de dimanche vont faciliter la participation de l’Equateur à l’intégration régionale alternative, prônée par les gouvernements progressistes du Venezuela et de Bolivie, en lançant notamment la banque du Sud, pour s’émanciper des institutions financière internationales, et de nombreuses autres initiatives concrètes d’intégration régionale.


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Hugo Chavez, le Président vénézuélien, un des fondateur de la Banque du Sud, antithèse de la Banque Mondiale fondée avec l'Argentine, la Bolivie, l'Equateur, le Paraguay et le Brésil


Le gouvernement du Président Correa est un important facteur de paix dans la région, puisqu’il refuse de participer au Plan Colombia, cette aventure militariste menée par les Etats-Unis et le gouvernement colombien d’Alvaro Uribe. Il a d’ores et déjà programmé la fermeture de la base militaire américaine de Manta (Equateur) qui en est une pièce maitresse.


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Cette victoire confirme que le rejet du néolibéralisme par les peuples latino-américains. Or le néolibéralisme, le consensus de Washington et les ouvertures de marchés à tout va, que les économistes rejettent aujourd’hui dans leur grande majorité, continuent de façon anachronique à constituer le principal angle d’approche de l’Union européenne vis-à-vis de l’Amérique latine.


Paul-Emile Dupret


Article extrait du site "Une Autre Gauche" - UAG

"http://uneautregauche.be/"

22:44 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique |  Facebook |

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