30.11.2008

A quand une étude en Belgique ?

 

Marianne

L'hebdomadaire "Marianne" dans son édition du 7 juin 2008 divulguait les infotrmations suivantes:

Des salariés loin des clichés

A en croire la vulgate à la mode, les salariés français trichent, abusent de l'assurance chômage, préfèrent l'oisiveté au travail et refusent obstinément de changer de lieu et/ou de métier. Ces "rigidités" spécifiquement tricolores, suffiraient à expliquer notre fort taux de chômage et à justifier l'action du gouvernement qui prétend renforcer les contrôles en tout genre. La réalité est fort différente de cette (mauvaise) fiction. Selon les résultats d'une étude du ministère du Travail sur "les freins à la reprise d'emploi", les "fraudeurs" ne représentent pas plus de 2% des demandeurs d'emploi. Les trois quarts des chômeurs interrogés sont prêts à accepter un job maoins qualifié, et la moitié à signer un contrat précaire. Mais 82% d'entre eux regrettent qu'on ne leur propose rien, si ce n'est un poste inadapté à leur qualification.

chasse_aux_chomeurs

Par ailleurs un sondage réalisé par TNS Sofres à la demande de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) [ça existe en Belgique, un organisme comme celui-là ? Crois pas. ndlr] révèle que 61% des salariés ont changé de métier au cours de leur carrière. Pour un pays où les salariés sont accusés en permanence d'être accrochés à leur entreprise comme une huître à son rocher, ce n'est pas si mal. Perrine Cherchère"

Un air déjà entendu en Belgique, non ?

Bon, soyons clairs. Il n'est pas question, pour nous, de cautionner les contrats précaires ou d'inciter les demandeurs d'emploi à accepter un job moins qualifié. Que du contraire, nous luttons pour faire disparaître ces scandaleuses pratiques. De l'emploi, quoiqu'on en dise, il est possible d'en créer. Où ? A la Poste par exemple. Qu'on réouvre les bureaux fermés. Voilà une mine à exploiter ! Idem pour les agences bancaires qui ont déserté comme des rats les petites communes. Pas rentables ? Non ! Pas ASSEZ rentables. La différence est de taille.

Cherchez. Autour de vous, n'allez pas plus loin. Et vous trouverez des entreprises qui ont délocalisés pour trouver des conditions de travail moins chères, souvent à la limite de l'esclavage. Et quand j'écris "à la limite", c'est par précaution oratoire !

Et tout cela, au profit de qui ? Des actionnaires ! Oui, ces parasites qui jubilent quand on licencie parce leurs juteux dividendes vont encore augmenter et qui attaquent en justice (du moins en Belgique) quand le vent tourne. 

Non, si j'ai publié cet article, c'est pour montrer que les chiffres contredisent absolument les préjugés que certains entretiennent comme des plantes rares pour appliquer leur politique inhumaine.

 

15:15 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, luttes |  Facebook |

28.11.2008

Des excuses et des réparations Mr De Crem !

Le SOIR

Le Soir de ce vendredi publie l'article suivant.

"De Crem et la blogosphère à couteaux tirés

La blogosphère belge et le ministre de la Défense, Pieter De Crem sont à couteaux tirés : les internautes reprochent au ministre d’avoir dénoncé au Parlement le « danger des blogs » après avoir été épinglé par la serveuse belge d’un bar de New York.

L’affaire est partie du compte-rendu – publié le 18 novembre sur sa page personnelle par Nathalie Lubbe Bakker – d’une visite effectuée par le ministre et ses conseillers au « B Café », un bar belge à New York dans lequel elle travaillait.

La jeune femme, flamande comme Pieter De Crem, se disait scandalisée par le comportement du ministre de la Défense lors de cette soirée, affirmant qu’il avait entonné des chansons paillardes et voulu se servir lui-même derrière le comptoir. Elle ajoutait qu’un conseiller ministériel lui avait avoué que la visite au siège de l’ONU à New York était loin d’être essentielle, mais qu’elle avait été maintenue « parce qu’il ne se passait rien à Bruxelles ». Deux jours plus tard, dans un nouveau billet, Nathalie Lubbe Bakker expliquait avoir été licenciée après qu’un collaborateur du ministre eut passé un coup de téléphone à son employeur.

L’affaire est remontée jusqu’au Parlement, où plusieurs députés ont interrogé jeudi le ministre sur sa soirée new-yorkaise. Pieter De Crem a parlé d’un « non-évènement », mais il a reconnu, après l’avoir nié, qu’un membre de son cabinet avait bel et bien téléphoné au patron du bar.

Devant les députés, le ministre s’est aussi lancé dans une tirade contre les « dangers« Tout le monde ici est une victime potentielle de ce genre de chose. Nous devons y réfléchir », a dit le ministre, qui a demandé à ses services juridiques d’étudier le moyen de défendre son honneur dans cette affaire. » des blogs.

« Sa sortie au Parlement sur le danger du phénomène des blogs démontre à quel point la génération politique actuelle ne prend pas la pleine mesure du monde et de la complexité à laquelle elle est confrontée », estime le blogueur belge Denis Balencourt.

D’autres blogs ont réagi en publiant des documents montrant le ministre plus ou moins à son avantage, cannette de bière aux lèvres ou vantant les mérites de l’omelette."

(afp)

Tout d'abord, un grand merci aux journalistes français de l'Agence France Presse d'avoir publié l'information. Comme d'habitude, Belga, quand une "éminence" est en train de faire, disons, une "bêtise", est aux abonnés absents. Passons.

Mais il y a plus grave.

Nous exigeons, Mr De Crem que vous présentiez vos excuses aux bloggeurs pour avoir l'intention, c'est évident, de nous censurer.

Nous exigeons, Mr De Crem que vous présentiez vos excuses au pays pour en avoir donné une image déplorable. Et donnez au pays le nom que vous voulez: Belgique, België ou Vlaanderen selon celui que vous avez choisi de salir.

Nous exigeons, Mr De Crem que vous téléphoniez, personnellement, à ce bar de New-York pour vous que l'on vous excuse et que vous interveniez fermement pour que Nathalie Lubbe Bakker soit réengagée. Elle a besoin de gagner sa vie et il est inacceptable que vous ayez joué de votre notoriété pour la faire licencier. C'est de l'abus de pouvoir.

Nous exigeons, Messieurs et Mesdames les Président(e)s de parti, toutes tendances confondues, Messieurs et Mesdames les Députés et Sénateurs, Messieurs et Mesdames, membres du Gouvernement de faire pression sur Mr De Crem et, s'il le faut, prendre les sanctions qui s'imposent.

Dire que nous avons marre de ces comportements datant d'un autre âge, c'est peu écrire.

Libre à tous les bloggeurs qui me lisent de recopier sur leur blog le texte ci-dessus. Plus nous serons nombreux à nous élever contre de telles pratiques, plus vite nous pourrons les éradiquer.

21:20 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : coup de gueule |  Facebook |

27.11.2008

Les lignes à haute tension sont-elles aussi nocives pour la santé ?

Univers Nature

Vivre auprès d’une ligne haute tension augmenterait les risques d’Alzheimer

 
Une étude réalisée par l’Institut de médecine sociale et préventive de l’université de Berne, basée en Suisse, vient d’apporter des éléments nouveaux établissant une possible corrélation entre l’exposition proche à des lignes à haute tension et l’apparition de la maladie d’Alzheimer (1). Pour mener à bien leur enquête, les chercheurs universitaires ont analysé l’ensemble des décès dus à cette maladie neurodégénérative enregistrés en Suisse entre 2000 et 2005. Au total, ce sont 9 200 cas qui ont été soumis à examen. Pour chacun, il a été déterminé si la personne atteinte vivait à proximité d’une ligne à haute tension avec des tensions comprises entre 220 et 380 kV. Si la réponse s’avérait positive, étaient alors prises en compte la durée de l’exposition et la distance séparant le point incriminé de l’habitation.

Dans 20 cas, il est apparu que les personnes décédées des suites d’Alzheimer avaient vécu pendant plus de 15 ans à moins de 50 mètres d’une ligne à haute tension. Les personnes réunissant ces deux conditions présenteraient donc un risque deux fois plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer que le reste de la population. En revanche, le risque ne se trouve pas accru lorsque les personnes sont installées à plus de 50 mètres des lignes émettant des champs magnétiques.

Relativisant les conclusions apportées à leurs analyses, les chercheurs déclarent néanmoins qu’il n’est pas possible, à l’heure actuelle, de confirmer avec certitude la responsabilité présumée des champs magnétiques générés par les lignes haute tension dans l’apparition de la maladie. L’une des hypothèses avancées consiste à dire que ces champs perturbent le contact entre les cellules nerveuses et d’autres cellules.
Mais les doutes se font de plus en plus insistants au sein de la communauté scientifique. De fait, si ce projet se veut précurseur dans la recherche d’un lien de cause à effet entre les points de ligne haute tension et des maladies comparables à celle d’Alzheimer, des soupçons avaient déjà été formulés par le passé, notamment chez des électriciens et des membres du personnel des trains exposés à des champs magnétiques élevés.

Preuve de cette suspicion nouvelle portée à ce type d’installations électriques, le recours de plus en plus répandu au principe de précaution dans le cadre d’affaires juridiques traitant des enjeux sanitaires liés à l’exposition prolongée à ces champs magnétiques. Plus que jamais d’actualité alors que l’Europe se lance dans une campagne de lutte contre l’Alzheimer et les maladies qui lui sont apparentées, ces éléments nouveaux ouvrent une nouvelle voie d’investigations pour ce mal dont les mécanismes de dégénérescence sont encore méconnus.

Cécile Cassier
1- La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative dont le principal symptôme est la perte progressive de la mémoire et des fonctions cognitives. Elle peut s’accompagner de troubles du comportement. Si des médicaments permettent de freiner l’évolution de la maladie, il n’existe pas réellement à l’heure actuelle de traitement curatif.

ligneHT

26.11.2008

Inacceptable !

Il existe quand même un journaliste qui a osé aller à l'encontre des propos populo-poujadistes des médias qui considèrent les grévistes comme autant de preneurs d'otages, comme des terroristes en somme: Marc Oschinsky dans Le Vif-L'Express du 7 novembre 2008. Un journal que l'on pourrait difficilement soupçonner de soutenir la gauche radicale !

Marc Oschinsky

MARC OSCHINSKY

LES OTAGES DE LA SEMAINE

"Nos clients ne peuvent pas être pris en otage par les grévistes" (Le porte-parole d'un groupe de distribution, réagissant aux piquets de grève qui bloquaient l'accès aux supermarchés.)

Bof... On a déjà été pris en otage par la N-VA: "Scindez BHV ou vous ne reverrez plus la Belgique vivante". Puis par les banques: " Donnez-nous des milliards d'euros ou vous ne reverrez plus vos économies". Et par les patrons: "Touchez pas à nos parachutes dorés ou, quand on vous virera, vous n'aurez plus un centime". Alors, franchement, se faire traiter d'Ingrid Betancourt du Maxi GB, on n'est plus à ça près." (Fin de citation)

C'est dit avec humour, mais il n'empêche qu'il souligne un problème gravissime: les attaques systématiques contre le droit de faire grève.

Le patronat n'a qu'un rêve: reconquérir la puissance qu'il avait au 19ème s. avant les conquêtes sociales. Cela crève les yeux. Mais pas de tout le monde apparemment.

Les partis autoproclamés "de gauche", dont je ne citerai pas le nom mais que vous avez tous en tête, se taisent dans toutes les langues. Or qui ne dit mot consent !

Les syndicats au-delà des discours modérément outrés acceptent, sans rechigner d'être mis à l'ordre par des huissiers ! Au nom du droit au travail ! Sans blague ? Ou alors, faut rester cohérent. Si un jour, on peut rêver, ces syndicats-là parviennent encore à conquérir quelque chose ou même à préserver un avantage "acquis", seuls celles et ceux qui ont participé à la grève devraient en bénéficier ! Vous allez entendre gueuler les manches à balle !

A la limite, je me demande, mais ce n'est qu'une supposition, si cet état de chose n'arrangent pas ces "représentants des travailleurs". En effet, j'ai l'impression qu'ils ont une peur bleue (si j'ose écrire) de se faire déborder par leur base. Dès lors, au lieu d'organiser la colère des travailleurs, ils la canalisent. L'aide de l'institution judiciaire leur vient bien à point: ils se cachent derrière.

Enfin quoi ? Il est question de geler des salaires du secteur privé pendant deux ans et pas un souffle de contestation ! Dans le même temps, la presse titre à la une l'augmentation de la dotation royale de 6% et c'est tout juste si on n'applaudit pas ! Le porte-parole de Philips annonce un millier de licenciements pour, je cite, "maintenir le niveau des profits" et cette déclaration est acueillie dans l'indifférence générale. La loi sur les parachutes dorés, dèjà plus que timide, a plus que du plomb dans l'aile et on n'entend que le silence.

Résumons: tout ce qu'ils sont capables de faire c'est de l'agitation inutile et d'encaisser nos cotisations. J'appelle cela de l'abus de confiance !

vive-la-greve

22:14 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luttes, syndicat |  Facebook |

20.11.2008

Vite ! il ne nous reste plus que 4 jours !

greenpeace (03)


Bonjour,


La population de thon rouge de méditerranée est sur le point de s'effondrer du fait d'années de surpêche. Les scientifiques estiment que la quantité de thon rouge pêchée équivaut au double des quotas légaux et à quatre fois le niveau maximal permettant aux thons de se renouveler ! La situation actuelle est complètement hors de contrôle et la pêche au thon rouge doit être immédiatement fermée.


Pour sauver ce trésor irremplaçable de la Méditerranée, nous devons mettre la pression sur les gouvernements français, espagnol et italien principaux responsables de cette pêche intensive. Cette semaine a lieu la Commission Internationale pour la préservation du Thon d'Atlantique (ICCAT), aidez-nous à envoyer un message clair aux décideurs : la fermeture immédiate de la pêche au thon rouge !

http://blog.greenpeace.fr/oceans/petition-thon-rouge-plus...


Thon rouge

09.11.2008

IMPÖTS

Un tapis rouge à 2 millions d'euros

 

P. Hx

Depuis que l'aéroport de Bruxelles-National est privatisé, tout s'y monnaie. Y compris le protocole, de rigueur pour accueillir dignement sur le plancher des vaches les présidents et ministres étrangers. Pour la première fois, le ministère des Affaires étrangères a ainsi prévu quelque 2 036 000 euros pour payer en 2008 (et de mai à décembre 2007) à l'exploitant de l'aéroport, la société Brussels Airport Company, l'utilisation des salons VIP de l'aéroport, ainsi que la fabrication de près de 1 500 badges d'accès pour toutes ces personnalités VIP. Il s'agit désormais de regarder à la dépense quand on déroule le tapis rouge sous les pieds de tout ce beau monde. Pas question de réclamer ces frais aux hôtes de marque.

P. Hx

Le Vif 8-8-2008

13:40 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Une nouvelle série: la Belgique est un pays formidable !

Leterme: jamais en retard d'une gaffe

Vous avez certainement entendu les dernières déclarations de notre Premier Ministre dans le cadre de l'affaire Fortis: si la Justice annule la nationalisation de la première banque belge, l'Etat retirera ses billes.

Fort bien. Sauf que...

La base de toute bonne démocratie, c'est la séparation des pouvoirs. Autrement dit, le pouvoir exécutif, le gouvernement, n'a pas le droit d'influencer de quelque manière que ce soit, le pouvoir judiciaire. Pas plus, en théorie, qu'il n'a le droit de dicter sa loi au pouvoir législatif, le Parlement. Montesquieu était très ferme sur le sujet.

Une fois de plus, la preuve est faite: la Belgique est une parodie de démocratie. Ailleurs, ce n'est guère mieux. C'est, parfois, plus discret.

Mais ce qui fait de notre pays le paradis de l'Absurde, c'est la tenue même de ce procès. C'est comme si les petits joueurs d'un casino attaquaient en justice le patron parce qu'ils ont perdu au poker menteur.

Ils ont voulu gagner un maximum de fric en un minimum de temps. Ils ont approuvé, avec un score stalinien, le rachat d'ABN-AMRO malgré le bain de sang social qui allait en découler. Ils ont joué, ils ont perdu. Pas de chance.

économie casino

Le tribunal aurait du se déclarer incompétent. Mais est-on sûr qu'il était parfaitement neutre ? Sommes-nous certains que les magistrats ne sont pas, eux-aussi, actionnaires de Fortis ? Sommes-nous absolument persuadés qu'ils ne sont pas juge et partie ? N'est-ce pas Mr Reynders ?

Si vous ne vous étiez pas battu comme un beau diable pour repousser le plus loin possible la dématérialisation des titres (2013 !) et si vous aviez supprimé ce satané secret bancaire, on aurait pu vérifier si la neutralité judiciaire était respectée !

Non, Mr Reynders, il n'est pas besoin d'une loi ! Le secret bancaire ne repose que sur quelques articles du code des impôts. Un trait de plume du Ministère des Finances aurait suffi.

Secret Bancaire

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