05/12/2008

Agissez pour Troy Davis, interpellez le gouverneur Perdue

amnesty
Troy Davis, pour lequel vous êtes déjà certainement intervenus, court toujours le risque d'être exécuté pour le meurtre de l'officier de police Mark Mac Phail en 1989, qu'il nie avoir commis. Les techniques d’interrogatoire employées par les enquêteurs pour parvenir à une réponse au sujet du meurtre d’un des leurs révèlent clairement que la police de l’état de Géorgie a fait preuve d’une incompétence extrême, vraisemblablement guidée plus par la nécessité de trouver un coupable rapidement, quel qu’il soit, que par une volonté de retrouver le vrai responsable. Aucune preuve physique ne lie Troy Davis au meurtre commis et l’arme du crime n’a jamais été retrouvée. L’accusation s’est appuyée uniquement sur des témoignages incohérents et contradictoires. A l’exception de trois personnes, tous les témoins qui avaient identifié Troy comme meurtrier ont entre-temps retiré leurs déclarations et affirment avoir subi des pressions.


Le comité des grâces de Géorgie a voté contre la clémence et a refusé que le cas soit réexaminé sur la base des nouvelles informations, mais le Gouverneur Perdue a toujours le pouvoir d'intervenir et de commuer la peine de Troy Davis.


Merci d'agir avec Amnesty International pour lui demander de faire preuve de justice en accordant la clémence à cet homme, qui vit dans le couloir de la mort depuis 17 ans.


Davis Troy


TROY DAVIS


ÉCRIVEZ AU GOUVERNEUR PERDUE

http://www.isavelives.be/fr/node/2780

20:18 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Mr Je vous écris pour vous demander d’user de votre autorité comme gouverneur de l’Etat de Géorgie en vue de
commuer la sentence capitale prononcée contre Troy Davis. Il s’agit pour la Géorgie d’éviter l’exécution d’un
homme qui est probablement innocent. Sachant qu’il est en votre pouvoir de le faire, je crois que vous devez le
faire.
En vertu de la Constitution actuelle de Géorgie, en effet, le Comité des Grâces et des Libérations
conditionnelles n’est pas seul détenteur du pouvoir de commuer les sentences capitales. Si le législateur a bien
ôté au gouverneur le droit d’accorder des pardons ou des libérations conditionnelles, il ne lui a pas ôté celui de
commuer des sentences, y compris des sentences capitales.
Dans le cas présent, un homme qui ne cesse de proclamer son innocence pourrait être exécuté sans jamais
qu’une cour de justice ait accepté d'examiner en audience les nouveaux éléments à décharge. C’est pourquoi je
vous demande d’agir dans l’intérêt de la justice en commuant la sentence de mort de Troy Davis. Car son
exécution éventuelle, sans qu'il y ait audience en bonne et due forme pour examiner des preuves significatives
de son innocence, mettrait sérieusement en cause l'intégrité du système de justice en Géorgie.
Comme vous le savez, Troy Davis a été jugé coupable du meurtre de l’officier de police Mark MacPhail, survenu
en 1989. Le jugement reposait uniquement sur des témoignages et, sur les neuf témoins n'appartenant pas à la
police, sept se sont rétractés ou ont contredit le témoignage qu’ils avaient produit lors du procès. Les instances
judiciaires, au nom de règles de procédure et de contraintes de temps, ont toujours refusé de tenir une
audience pour examiner ces témoignages. Toutefois, il existe une voie de recours auprès de l’exécutif. Un tel
recours s’impose quand il s’agit de préserver l’exercice de la justice et que les voies d’appel ordinaires ont
manqué à leur fonction de protection des individus. C’est pourquoi je vous demande instamment d’user de la
faculté dont vous disposez pour commuer la sentence de mort prononcée contre Troy Davis.

Écrit par : Jean-François GOUYET | 23/04/2009

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