12/12/2008

Fons Verplaetse: faire payer la crise par les travailleurs !

Dans une interview au "Vif-L'Express" du 5/12/2008, le CD&V, Fons Verplaetse, Gouverneur honoraire de la Banque Nationale de Belgique, n'y va pas par 4 chemins: "On ne pourra plus faire de cadeaux aux contribuables !" Morceaux choisis

Encore des cadeaux au patronat

"Il faut s'attaquer aux handicaps structurels de notre économie: Un: diminuer le coût du travail, en réduisant les charges patronales de sécurité sociale. Sans ce petit cadeau gouvernemental, les partenaires sociaux ne parviendront pas à s'entendre sur un accord interprofessionnel. Deux: combler le retard en matière d'innovation, en augmentant les investissements publics en rechercher et développement. Notre gamme de produits ne parvient pas à être concurrentielle."

Encore moins de postiers, de bureaux de poste et de fonctionnaires et encore plus d'impôts pour les travailleurs

"Il ne faut pas diminuer encore les impôts des personnes physiques. Ceux qui ont des revenus trop modestes n'en paient déjà pas. Une réduction d'impôts n'aurait donc aucun impact sur ceux qui ont le plus de raisons de se plaindre. On ne doit pas non plus se lancer dans des dépenses publiques de consommation. Il faut poursuivre, sans répit, la restructuration de la Poste et le programme de réduction du nombre de fonctionnaires . Je suis contre tout relâchement du plan d'assainissement de la fonction publique." Fin de citation.

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La droite est décidément incorrigible et pétrie de contradictions.

Donc, si je comprends bien, il faut, une fois de plus, faire des cadeaux aux patrons qui nous ont entraînés dans la m... Une prime à l'incompétence, à la rapacité, à l'aveuglement, en somme. Pas vite gênés, ces malfaiteurs.

Et qui va payer ? Nous, les travailleurs, comme d'habitude. Comment ? En réduisant encore et toujours la Sécu. En clair, des gens de plus en plus nombreux passeront au travers de son filet déjà bien lâche pourtant. En augmentant nos impôts. Ceux sur le travail. Pas sur le capital. Et en réduisant notre pouvoir d'achat. Qu'est-ce qu'on dit à la droite ?

Avez-vous remarqué ? Le Fons ne parle pas de diminuer les salaires faramineux des patrons, leurs parachutes dorés, leurs stocks options, ...

Le Fons ne pipe mot en matière d'une taxation plus équitable. Les moins nantis ne paient pas d'impôts ? C'est heureux mais il a l'air de le regretter. Ce qu'il ne dit pas, c'est que les plus riches n'en payent pas non plus. Et ça c'est scandaleux! Pas un mot non plus sur la lutte contre les paradis fiscaux, bien sûr.

En outre, il semblerait que c'est la Poste et les fonctionnaires qui seraient à la base de la crise actuelle. Ils sont trop nombreux, trop fainéants (même les Flamands ?), trop coûteux. Bref, le boulet de la crise financière passée, il oublie, qu'ils étaient bien contents, les financiers de trouver un Etat qui vole à leurs secours. Aujourd'hui, on reprend la même rengaine: l'Etat est encore trop obèse.Mais, il doit investir en matière d'innovation, de recherche et de développement. Et qui va en tirer les bénéfices ? Devinez !

La Poste

http://petitions.agora.eu.org/sauvonslaposte/index.html

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Pourquoi le patronat, comblé de cadeaux fiscaux depuis des décennies n'a-t-il pas investi, lui ? Parce qu'il a préféré jouer en bourse pour donner des dividendes plantureux à ses actionnaires. Ainsi Solvay a perdu 600 millions d'euros dans l'écroulement de Fortis. Pourquoi Solvay, et les autres, n'ont-ils pas investi cet argent dans l'innovation, la recherche et le développement ?

Cette crise n'est pas NOTRE crise. C'est la leur. A eux de trinquer !

LCR

 

00:13 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, luttes |  Facebook |

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