09/07/2009

La mobilisation, ça paie !


NON A L’EXTRACTION DE SABLE EN MER


Rappel des faits


Le massif dunaire d'Erdeven classé pour partie Natura 2000, fait partie intégrante de l’Opération Grand Site Gâvres - Quiberon. L’État, la région et le département y ont investi des sommes importantes pour protéger la faune et la flore.


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Des risques avérés :


* risque d’érosion du trait de côte en raison du prélèvement d’un sable qui date de la dernière glaciation et qui ne se renouvellera pas. La nature ne fabrique plus de sable; il s’agit d’un stock fini qu’il y a lieu de préserver pour les futures générations;
* risque à terme de submersion marine du massif dunaire;
* destruction certaine des frayères de pêche mise en péril de l’avenir de la pêche dans cette zone où, depuis des siècles, est installée une chaîne alimentaire, et où travaillent en rotation une centaine de bateaux.
* atteinte à la qualité des eaux de baignade en raison de la turbidité provoquée par l’élinde qui aspire le sable
* menace sur l’avenir touristique de cette zone qui constitue pourtant le deuxième plus beau site dunaire d’Europe.


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Une épée de Damoclès : La mise en suspension des sables et des vases peut réveiller des espèces de phytoplancton indésirable, en dormance dans les sédiments. Leur éventuelle prolifération mettra en péril toute l’économie ostréicole locale.


Une catastrophe programmée : il suffit de voir notamment l’état des plages du cap Fréhel, de Saint Jean du Doigt, de Lannion ou de Wissant, de l’île Tudy, de Pornic et de la Bernerie, suite à des extractions de sable en mer


Des études scientifiques faites par les cimentiers qui ne sont pas à la pointe de l’art : pas d’analyse d’impact sur le trait de cote de l’extraction de sable au large et pas de prise en compte des conditions climatiques plus violentes telles que nous en avons connues dans un passé récent.


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Des enjeux économiques à revoir : les pouvoirs publics doivent empêcher clairement les industriels de piller les réserves naturelles et les inciter ainsi à investir sérieusement sur des projets innovants en termes de matériaux et à recycler les matériaux de déconstruction.


Une application indispensable du principe de précaution : la gouvernance environnementale exige ici, conformément à tous les textes fondateurs internationaux, européens ou nationaux, l’application du PRINCIPE DE PRECAUTION. Il y va du développement durable de toute une région. C’est notre devoir de préserver, pour les générations futures, ce patrimoine d’une richesse inouïe.


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LAFARGE : ECHEC ET MAT


Lafarge n’a plus le droit de faire des recherches en mer dans le cadre de son projet d’extraction de sable dans la baie d’Etel. Tel est le jugement du tribunal administratif de Rennes prononcé le 11 décembre 2008.


Saisi par le Peuple des dunes et l’association de sauvegarde et de protection du littoral de la presqu’île de Gâvres d’un recours contre l’arrêté du 3 mai 2005 publié au JO du 27 mai 2005, qui autorisait le groupe Lafarge à effectuer des recherches en mer en vue d’extraire 600 000 tonnes de sable par an dans la quadrilatère Belle-ïle, Gâvres, Quiberon et Groix, le tribunal administratif de Rennes vient de se prononcer.


Il a refusé de juger l’affaire sur le fond au motif que le PER initial, d’une durée de validité de 24 mois, était caduc au moment du jugement (l’examen du recours a duré 40 mois). Mais, plus encore, il a jugé que la demande de renouvellement du permis, déposé fin janvier 2007 par le groupe Lafarge, avait expiré, selon les délais en vigueur, le 27 avril 2008. Dès lors, le tribunal a expressément déclaré : « l’examen du recours est devenu sans objet. ».


Le groupe Lafarge est donc mis temporairement en échec et n’a plus aucune autorisation pour intervenir sur le site. Le PER Sud Lorient est enterré. Lafarge a provisoirement perdu toute chance de mise en œuvre de ce permis qui devait déboucher sur une concession d’exploitation pendant 30 ou 50 ans.


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Le Peuples des dunes peut s’enorgueillir aujourd’hui d’avoir mis en échec deux multinationales du ciment et d’avoir ainsi contribué à la sauvegarde de l’environnement et du littoral.


Engagé dans d’autres actions et notamment dans des recours contre les permis de construire délivrés au groupe Lafarge sur le port du Rohu, en vue du débarquement du sable de mer, le Peuple des dunes reste mobilisé et maintient toute sa vigilance. Il sait pouvoir compter également sur toute la détermination de la société civile et des élus.


Ajoutons que 3961 personnes ont participé à cette action.


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16:34 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sauvez la planete |  Facebook |

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