29.11.2009
Bolloré, Total et EDF élus cancres du développement durable

Bolloré, Total et EDF élus cancres du développement durable
Chaque année, l’organisation internationale des Amis de la Terre organisent les prix Pinocchio du développement durable, dans l’optique de pointer du doigt les entreprises et les multinationales "françaises" les plus néfastes d’un point de vue social et environnemental. Simple, le concept repose sur le vote d’internautes, chargés d’élire les entreprises qu’ils jugent les plus critiquables via un site dédié (1). Le classement final se répartit en trois catégories : les « droits humains », « l’environnement » et le « greenwashing », démarche marketing visant à prôner une image écologique responsable.

Comme les années précédentes, 2009 n’a pas dérogé à la règle avec la participation de quelque 7494 votants. Tenue à Paris le soir du 24 novembre dernier, la remise des prix Pinocchio 2009 s’illustre par son lot de mauvaises surprises. "Vainqueur" de la catégorie « Droits humains » avec 35 % des votes, le groupe Bolloré est dans la ligne de mire des Amis de la Terre pour son implication dans le traitement des employés de l’une de ses filiales, la Société camerounaise des Palmeraies (SOCAPALM). Gestionnaire de plusieurs plantations d’huile de palme, dont une d’une superficie de 9000 hectares, cette dernière imposerait à ses ouvriers des conditions de travail et de logement jugées « proches de l’esclavage » selon certains journalistes rendus sur place. Les seconde et troisième places sont respectivement attribuées au Crédit Agricole (23 %) et à la multinationale franco-britannique Perenco (22 %), laquelle conduirait un projet pétrolier au Pérou en négation totale des droits des populations indiennes. Dernier classé de cette catégorie, le groupe français Michelin, l’un des plus gros producteurs mondiaux de pneumatiques, totalise 19 % des votes.

La remise des prix
Dans la partie « Environnement », le groupe Total décroche la palme, emportée haut la main avec 45 % des votes des internautes. Cette position de leader se justifie selon les Amis de la Terre par le dantesque projet Kashagan d’exploitation pétrolière au Kazakhstan, même si le groupe affirme n’être qu’un simple partenaire. Concernant la suite du classement, AREVA emboîte le pas à Total en réunissant 29 % des votes. Elle est suivie par les groupes bancaires BNP Paribas et la Société Générale, qui pointent respectivement en troisième et quatrième places en raison de leur participation à des projets implantés à l’étranger, au bilan environnemental désastreux.

Dédiée aux campagnes de communication fallacieuses lancées par certaines entreprises soucieuses de redorer leur image auprès des consommateurs, la catégorie « Greenwashing » octroie la première place à la multinationale française de production d’électricité EDF. Cumulant 42 % des votes, celle-ci se voit mise en cause pour sa vaste campagne de communication « Changer d’énergie ensemble », qui aurait coûté au groupe 10 millions d’euros pour sa conception et sa diffusion selon le magazine Terra Eco. Or, d’après le rapport Développement durable 2008 d’EDF, repris par les Amis de la Terre, « le budget effectivement consacré par EDF à la recherche et au développement (R&D) des énergies renouvelables s’élevait en 2008 à 8,9 millions d’euros ». Le groupe aurait donc consacré plus de moyens financiers à communiquer sur son engagement écologique qu’à réellement le mettre en application. Mais s’il remporte la pole position, EDF n’est pas le seul à recourir à ce genre d’artifices. Sont également lauréats, par ordre décroissant d’importance, France Betteraves (30 %), le constructeur automobile Peugeot (14 %) et la marque Herta (13 %).
Si la majorité des lauréats de l’édition 2008 ne figure pas sur le podium 2009, certains récidivent, à l’instar d’AREVA qui s’était distinguée l’année passée par deux premières places dans les catégories « Environnement » et « Greenwashing ». Cette édition témoigne, en outre, de la popularité croissante des prix Pinocchio, le nombre de votants passant de 4193 en 2008 à 7494 en 2009.
Si vous voulez en savoir plus sur ce qui a provoqué le courroux des Amis de la Terre rendez-vous
http://www.prix-pinocchio.org/nomines.php
Si vous voulez vous abonner à la newsletter des Amis de la Terre, rendez-vous sur
23:35
Écrit par Patrice
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : sauvez la planete |
Facebook
|
Mascarade électorale au Honduras

On pourra, certes, argumenter que les représentants du président constitutionnel Manuel Zelaya ont fait preuve d’une grande ingénuité en signant, le 30 octobre, l’accord dit de San José-Tegucigalpa avec ceux du putschiste Roberto Micheletti, sous le regard attentif — mais surtout la pression — du sous-secrétaire d’Etat américain pour l’hémisphère occidental Thomas Shannon. Ainsi donc, M. Zelaya, renversé le 28 juin, expulsé, et réfugié dans l’ambassade du Brésil (depuis le 21 septembre), après être rentré clandestinement dans son pays, serait restitué dans sa fonction, après consultation du Congrès. Un seul détail manquait : la date de cette consultation.

Ingénuité d’un côté — ce qui n’est pas un crime. Duplicité de l’autre — ce qui en est un, eu égards aux derniers développements de la situation. A la veille des élections générales du 29 novembre, le Congrès ne s’est pas réuni, le chef d’Etat légitime est toujours reclus dans la représentation diplomatique de Brasilia. La Cour suprême du Honduras, qui avait appuyé le golpe, s’est prononcée sans surprise le 26 novembre contre sa restitution. La consultation aura lieu sous le contrôle des autorités de facto.
L’Accord stipulait également : « Pour parvenir à la réconciliation et renforcer la démocratie, nous formerons un gouvernement d’unité et de réconciliation nationale composé de représentants des divers partis politiques et organisations sociales, reconnus pour leur compétence, leur honnêteté, et leur volonté de dialogue (…) ». Un tel gouvernement a été constitué par le président illégitime — première anomalie — et, en signe de« réconciliation nationale », aucun membre du gouvernement de M. Zelaya n’y a été intégré.

Le Président du Honduras, Manuel Zelaya
Depuis la fin juin, le pari du régime de facto a été clair : gagner du temps, compter sur la fatigue et le désintérêt progressif de la « communauté internationale », puis lui vendre les élections comme « sortie de crise », blanchissant ainsi — comme on blanchit de l’argent sale — le coup d’Etat. Le vainqueur ne pouvant être, dans l’ordre naturel des choses, que M. Elvin Santos (Parti libéral ) ou M. Porfirio Lobo (Parti national), représentants du groupe de la douzaine de familles « propriétaires » du Honduras.
Cette stratégie a pu compter, en sous-main (sinon en première intention), sur l’aide de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. Le 18 novembre, au terme d’une visite à Tegucigalpa, le sous-secrétaire d’Etat adjoint pour l’Hémisphère occidental, M. Craig Kelly, a confirmé l’appui des Etats-Unis au processus électoral — et donc au coup d’Etat —, ajoutant cyniquement :« Personne n’a le droit d’enlever au peuple hondurien le droit de voter et de choisir ses dirigeants. » Tombant le masque, et dans la grande tradition des relations de l’Empire avec son « arrière-cour », les Etats-Unis accompagnent la politique du « fait accompli » d’un pouvoir antidémocratique, dictatorial et répressif.
Depuis le début de la gestion du président « intérimaire » (euphémisme en cours à Washington), on recense vingt-six personnes assassinées, deux cent onze blessées lors des actions de répression, sept attentats, près de deux mille détentions illégales, deux tentatives d’enlèvement et cent quatorze prisonniers politiques accusés de sédition.

Tandis que le président Zelaya demande le report des élections et a incité la population à poursuivre sa résistance pacifique, jusqu’au retour de la démocratie, plus d’une centaine de candidats se sont retirés — la majorité appartenant au secteur anti-putschiste du Parti libéral auquel appartient M. Zelaya. Parmi eux, cinquante-cinq candidats députés, le maire de San Pedro Sula (deuxième ville du pays) et la postulante à la vice-présidence, pour le Parti libéral, une militante historique de ce parti, Mme Margarita Elvir.
Les médias opposés au coup d’Etat — Radio Globo, Radio Uno, Radio Progreso, Gualcho, etc. — sont placés sous surveillance constante ; Cholusa Sur a vu ses émissions interrompues. M. Micheletti — qui a annoncé son absence du pouvoir du 26 novembre au 2 décembre — menace de sanctions sévères les citoyens qui appellent à ne pas voter. Les militaires rassemblent d’importantes troupes dans la capitale et dans les grandes villes : douze mille soldats, quatorze mille policiers et cinq mille réservistes exerceront un contrôle direct sur les bureaux de vote et assureront « la régularité » des élections. Pour traiter des urgences, une partie de l’hôpital central de Tegucigalpa a été réquisitionnée.
Le Front national contre le coup d’Etat — une vaste alliance d’organisations populaires — a appelé au boycott de ce simulacre d’élection. L’Amérique latine, emmenée par l’Argentine, le Brésil et les pays de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA : Bolivie, Cuba, Equateur, Nicaragua, Venezuela, etc.), exigent la restitution de l’ordre constitutionnel et de l’Etat de droit dans la nation d’Amérique centrale. Ils ne reconnaîtront pas les autorités issues d’un processus réalisé sous un régime qui a usurpé le pouvoir. A l’instar de l’Organisation des Nations unies (ONU), de l‘Organisation des Etats américains (OEA), du Groupe de Río et de l’ALBA, aucun organisme multilatéral n’a accepté d’envoyer des observateurs. En revanche, les Etats-Unis dépêcheront des membres de l’Institut national démocrate (NDI), présidé par l’ex-secrétaire d’Etat Madeleine Albright, et de l’Institut international républicain (IRI), que préside l’ancien candidat à la Maison Blanche John McCain ; ces deux organismes reçoivent des fonds du Département d’Etat. Ainsi se trouve confirmé que, au-delà de la rhétorique permanente sur la démocratie, Washington n’en a pas terminé avec sa politique traditionnelle d’appui aux coups d’Etat et aux régimes autoritaires en Amérique latine. Dans cette partie du monde, l’Etat de grâce dont jouissait le président Barack Obama appartient déjà au passé.
Maurice Lemoine - 27/11/2009

01:35
Écrit par Patrice
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : honduras |
Facebook
|
Reportage inquiétant de Deutsche Welle TV

Qu'est ce que Deutsche Welle TV ?
Deutsche Welle (DW) est la télévision internationale d’Allemagne. D’une station radio en ondes courtes lancée il y a plus de 50 ans, Deutsche Welle s’est transformée en un groupe multi-médias à la pointe des technologies numériques. DW-TV, DW-RADIO et le site internet DW-WORLD.DE produisent à l’échelle internationale des programmes d’information dans 30 langues différentes soutenus par une équipe qualifiée de plus de 1500 personnes dans plus de 60 pays.
Le reportage a été publié sur YouTube le 19/12/2007. Sauf avis contraire des habitants de Molenbeek, pas de son Collège échevinal, la situation n'a guère changé.
C'est inquiétant au moins à deux titres:
1° Il confirme la poussée de l'intégrisme musulman que j'assimile à une forme de fascisme. Que l'on vienne me prouver le contraire !
2° Nous risquons, si cette situation perdure, de voir, lors d'une prochaine consultation électorale, un nouveau "dimanche noir" où l'extrême-droite et les populistes auront gagné de nouveaux sièges. "Ceux qui ne connaissent pas l'Histoire sont condamnés à la revivre" affirmait Karl Marx. Que l'on se souviennent de l'Italie des années 1920 et de l'Allemagne des années 1930 ! Nous savons toujours quand commence un régime de ce type, jamais ni surtout comment cela se termine. Quoique...
J'insiste sur le fait que je ne fais nul amalgame entre les musulmans, qui comme nous, se f... pas mal de la religion, se sentent intégrés à l'instar de la jeune Marocaine qui guide les journalistes allemands et ceux qui prônent la charia comme règle de vie en Occident. Ces derniers sont minoritaires mais ce sont, toujours, les minorités qui ont mené les révolutions.
00:46
Écrit par Patrice
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
| Tags : laicite |
Facebook
|
27.11.2009
Le crash de Dubaï, une preuve (de plus) que rien n'a changé

Sans aucun revenu propre, Dubaï s'est payé des années durant une vie de rêve immobilier et financier sur le pétrole de ses voisins. Une «bulle» dont tout le monde connaissait l'existence. Insolvable pour 80 à 90 milliards. Dubaï pourrait bien trinquer pour un système que personne n'a voulu réformer, de peur de se priver d'argent facile.

Dubaï, terre de mirage : sur ce bout de sable, seuls poussent les grattes-ciels, les aéroports et les profits financiers. Même pas une goutte de pétrole pour les jours de crise : dommage, l'émirat en aurait bien besoin... Quand le fond Dubaï World a annoncé jeudi 26 novembre son incapacité à honorer un sukuk (créance islamique) de 3,5 milliards de dollars, le rideau est tombé, révélant les 59 milliards de dette de cette société et les 80 à 90 milliards d'endettement de l'Etat. Dubaï est une illusion en faillite.
Cette bulle, c'est le pétrole des émirats voisins (notamment Abu Dhabi) qui l'a faite gonfler : rassurées par cette garantie en or noir, les banques arabes, européennes (dont la BNP et le Crédit agricole) et américaines ont prêté sans penser aux lendemains qui déchantent... Dubaï a ainsi mené grand train des années durant, sans que personne vienne critiquer, chacun touchait sa part du gâteau en juteux intérêts. Jusqu'au jour où l'émir Al Nahyan a refusé de se porter garant.
Malgré le sommet de Pittsburgh et tous les beaux discours, personne n'avait vu venir le coup : prises de court, les agences de notation n'ont corrigé que très tardivement le tir, dégradant six des plus importants groupes du pays. Ce qui n'a pas empêché les principales bourses européennes de dévisser de plus de 3%. Les analystes s'époumoneront, comme ils le faisaient dès vendredi matin à la radio radio, à dire qu'ils «savaient». Comme le remarquait Daniel Schneidermann, ils ne seront pas les seuls à devoir trouver des excuses : des années durant, des journalistes ont filmé avec émerveillement ce conte des Milles et une nuit immobilier, faisant rêver la France, ses banques, ses investisseurs...

Mais le réveil est difficile : selon Crédit suisse, l'engagement des banques européennes à Dubaï s'élèverait à 13 milliards d'euros. Sur quoi ont-elles misé ? Sur du sable et des immigrés pakistanais, indiens et indonésien (Dubaï est le premier pourvoyeur de devises étrangères du pays) amenés dans le pays pour ériger des tours vides à la gloire du pognon extorqué à leurs voisins dans le plus grand respect des règles éthiques de la finance islamique. Encore un pseudo rempart contre la crise qui s'est effondré... et dont les experts aussi connaissaient la fragilité !
Et ce n'est pas la dernière cloison qui tombera. Avec tous ses profits tirés de la spéculation immobilière et financière, Dubaï s'était constitué un sympathique portefeuille d'actions : Sony, EADS, Daimler... Si l'émirat devait se séparer de ces actions (seuls réelles ressources dont il dispose), ce sont ces entreprises qui trinqueraient et, après elles, leurs employés. Sans parler de la crise de confiance envers les pays du Golfe qui s'en suivrait. Après l'effondrement de la bulle, voici le circuit par lequel une nouvelle crise pourrait se propager.

UNE IMPLOSION QUI AURAIT PU ÊTRE ÉVITÉE... SI LE CAPITALISME AVAIT ÉTÉ RÉFORMÉ !Mais, les «experts» vous le répéteront : tout cela, ils le savaient. Malgré cela, ils n'en ont pas tenu compte, n'ont pas prévu l'effondrement et n'ont rien fait pour empêcher la bulle de se former. Pourquoi ? Chacun y trouvait son compte : les spéculateurs immobiliers, les banques prêtant à de généreux taux à l'émirat, les entreprises qui accueillait les gras pétrodollars dans leur capital...
Pour enrayer la machine, il aurait fallu renoncer à l'argent facile, surveiller la solvabilité réelle de Dubaï, contrôler les permis de construire, ainsi que le salaire des ouvriers importés pour l'occasion et traités comme du bétail... Bref, il aurait fallu réformer le capitalisme. Un effort dont les fameux experts sont malheureusement incapable. Mais ça, c'était fort prévisible.
Que le capitalisme est incapable de se réformer parce que, justement, ses bases sont l'argent facile, la servilité des travailleurs, le profit à tout prix. Réformer ces postulats, ce sont les miner. Et quand on abat les bases d'un système, il s'effondre. Le plus tôt sera le mieux.
16:02
Écrit par Patrice
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : capitalisme |
Facebook
|
26.11.2009
Rectification: André Gérin est contre la burqa

Cinquante-huit députés de toutes tendances ont signé un texte pour interdire le port de la burqa en France. Leur initiative date du 8 juin 2009.
Ils réclament la création d'une commission d'enquête parlementaire pour, d'ici novembre, « définir des propositions afin de lutter contre ces méthodes qui constituent une atteinte aux libertés individuelles sur le territoire national ».
En ligne de mire : la prohibition de ce que Gérin décrit comme une « tenue vestimentaire dégradante ». Extrait de la proposition de résolution rédigée par le député PCF :
« Nous sommes aujourd'hui confrontés, dans les quartiers de nos villes, au port par certaines femmes musulmanes de la burqa, voilant et enfermant intégralement le corps et la tête dans de véritables prisons ambulantes ou du niqab qui ne laisse apparaître que les yeux. »
Parmi la soixantaine de signataires, on compte trois communistes qui se sont rangés vers l'initiateur du texte, le député-maire de Vénissieux (Rhône), André Guérin. Mais aussi sept socialistes… et quarante-trois élus UMP.
Ouf ! On respire. Je rectifie mon post précédent.

André Gérin, député PCF
Ce qui ressemble bien à une relance de « la guerre du voile » intervient quelques jours à peine après un revirement spectaculaire de Nicolas Sarkozy sur le dossier.
Durant la visite d'Obama en France, début juin, Nicolas Sarkozy a en effet salué le discours du président américain sur le libre port du voile, y compris en Occident. Lors de leur conférence de presse près des plages du débarquement, Obama glisse un tacle :
« J'estime que la liberté d'expression religieuse revêt une importance critique qui fait partie de notre traditionlibérale, en France aussi bien qu'aux États-Unis. (…) Nous, aux Etats-Unis, notre attitude est de ne pas dire aux citoyens ce qu'ils peuvent porter (…)
La façon la plus efficace d'intégrer toutes les personnes, toutes confessions confondues, ce n'est pas de les empêcher de porterleurs vêtements traditionnels ou autres. »
Dans la foulée, Sarkozy s'empresse de répliquer :
« En France, toute jeune fille qui veut porter le voile peut le faire. »
Avant de citer deux « exceptions » : « le guichet des administrations » et le cas de jeunes filles forcées de porter le voile par leur famille ou leur entourage. Pas un mot sur l'école.

Autre son de cloche chez Sarkozy en 2004Une tiédeur qui a de quoi surprendre. En France, Sarkozy est justement l'une des personnalités politiques à être montées au front contre le voile. En avril 2003, lui qui était alors ministre de l'Intérieur et donc ministre des cultes s'était invité au congrès de l'UOIF (Union des organisations islamiques de France, réputée fondamentaliste).
Quinze ans après les premières premières revendications en milieu scolaire, Nicolas Sarkozy avait concocté pour l'occasion un discours musclé qui avait eu pour effet de relancer le débat sur le voile. Lequel avait débouché, onze mois de polémique plus tard, sur le vote de la loi du 15 mars 2004 prohibant les signes religieux à l'école.
Dans ce discours volontiers provocateur prononcé devant l'UOIF, le locataire de la place Beauvau avait déclaré sous les sifflets qu'il n'était pas question que les femmes musulmanes revendiquent une loi différente afin de se faire photographier voilée sur une pièce d'identité. (voir vidéo ci-dessous)
22:06
Écrit par Patrice
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : laicite |
Facebook
|
Les hommes politiques, valets des patrons. Dernier épisode en date.

l y a de l'indécence dans l'air. Celle du ministre de l'Industrie Christian Estrosi, qui parle de « courage » pour justifier la demande du nouveau PDG d'EDF de doubler son salaire par rapport à celui de son prédécesseur. Celle d'Henri Proglio, qui débarque à la tête d'une entreprise de service public en exigeant de maintenir ses avantages financiers acquis dans une des grandes multinationales privées françaises.
Ministre d'un Président qui prône sur la scène internationale la moralisation du capitalisme et la modération des revenus, Christian Estrosi a déclaré mercredi matin sur France 2 :
« Il faut faire preuve d'un peu de courage si nous voulons avoir les meilleurs capitaines d'industrie pour diriger nos plus grandes entreprises. »
http://www.dailymotion.com/video/xb9rt8_estrosi-avoir-le-...
Ajoutant la maladresse à l'indignité, Christian Estrosi souligne qu'avant d'accepter la demande d'Henri Proglio, il conviendra de s'assurer que « ça ne choque pas l'opinion publique ».
Comment faudra-t-il faire passer le message aux hautes sphères de l'Etat ? Faudra-t-il commander un sondage de plus payé par l'Elysée, ou cette déclaration n'est-elle pas une invitation à aller manifester sous les fenêtres du ministre de l'industrie ?
Dans les Echos, lundi, Henri Proglio négociait en public son salaire à la veille de sa nomination, ce mercredi, en Conseil des ministres :
« Si je pouvais garder le niveau de revenu que j'avais chez Veolia, il me semble que ce ne serait pas choquant en soi pour une entreprise qui pèse 70 milliards d'euros en Bourse. »
Le salaire de Proglio à Veolia, c'était la bagatelle de 1 617 207 euros en 2008. Par comparaison, le salaire de Pierre Gadonneix, le précédent PDG d'EDF, n'était « que » de 765 731 euros en 2008, hors part variable.
L'argument le plus déconcertant de Christian Estrosi, dans son entretien avec Christian Sicart, son interviewer de France 2, a été de lui dire que s'il avait des responsabilités nouvelles mais qu'on lui disait qu'il serait moins payé, il le vivrait mal… Comparer le salaire d'un journaliste avec celui de l'un des patrons les mieux payés de France sur le ton du « bon sens près de chez vous » a tout de la démagogie.
Henri Proglio, un patron « politiquement incorrect » selon son portrait dans Les Echos, est sans doute un « capitaine d'industrie » aux compétences incroyables : ce n'est pas l'objet du débat. En prenant la tête d'une entreprise de service public, il s'honorerait à donner un sens aux mots, et à ne pas se comporter comme le chef d'une entreprise du privé… qu'il est, de fait, resté, conservant un pied chez Veolia, et un autre chez EDF.
Si le mot « courage » avait un sens, c'est là qu'il trouverait sa valeur : non pas en défendant l'indéfendable comme l'a fait notre ministre en service commandé venu soutenir l'introduction dans le secteur public les valeurs du privé, surtout lorsque ces valeurs sont dénoncées par les mêmes, par ailleurs, comme étant au coeur de la crise de système que nous sommes en train de vivre.
Par Pierre Haski | Rue89 | 25/11/2009
21:24
Écrit par Patrice
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : capitalisme |
Facebook
|
GSM: appliquez le principe de précaution

Les ondes sont-elles un risque pour la santé ? La polémique est récurrente, l'inquiétude, croissante. Les scientifiques, eux, se divisent. Le Vif/L'Express ouvre le dossier et explore son volet le plus préoccupant : les antennes-relais. Installées par milliers dans notre environnement, elles ne sont pas toujours visibles ni répertoriées. Voici comment les détecter, dans chaque commune, et évaluer les risques liés à leur présence.
Après le tabac, le soleil, la pollution ou encore les pesticides, voici les ondes radio accusées à leur tour d'avoir des effets délétères. C'est en tout cas ce que suggèrent les scientifiques et médecins qui, à l'initiative du neuropsychiatre français David Servan-Schreiber, ont lancé, en juin, un appel à la prudence aux utilisateurs de GSM.

David Servan-Schreiber
L'inquiétude est à la mesure de la place prise par ces technologies dans notre société hypercommunicante. La Belgique compte près de 7 000 sites, opérationnels ou sur le point de l'être, munis d'antennes-relais GSM ou UMTS, beaucoup accueillant plusieurs antennes (parfois plus de dix) plantées sur les immeubles, les pylônes ou les clochers. Ces émetteurs sont chargés d'assurer les liaisons avec le réseau téléphonique. En zone urbaine, on en trouve en moyenne un tous les 300 mètres. Ajoutons les bornes Wi-Fi (75 antennes rien que pour les campus de l'ULB et de la VUB, à Bruxelles), les émetteurs de radio FM et de télévision, la CB, les téléphones sans fil d'intérieur, le Bluetooth, le réseau réservé aux services d'urgence Astrid.
Ce brouillard électromagnétique est-il vraiment toxique ? La question se pose de manière récurrente dans tous les pays depuis près d'une décennie, et elle n'est toujours pas définitivement tranchée. Comme pour les OGM et le nucléaire, voici même réunis tous les ingrédients de la polémique : des spécialistes divisés ; des militants prêts à dénoncer une menace invisible, mais potentiellement catastrophique ; un lobby industriel soucieux de préserver ses intérêts ; des pouvoirs publics dépassés ou paralysés à Une fois de plus se pose aussi la question du principe de précaution : comment évaluer l'impact d'un phénomène dont on ne connaît pas les effets à long terme ?
Il a fallu attendre la fin des années 1960 pour que les scientifiques, notamment militaires, s'intéressent sérieusement à l'impact des rayonnements électromagnétiques sur les organismes vivants. Tout commence à l'ambassade des Etats-Unis à Moscou, où le personnel est victime de malaises inexpliqués et présente un taux de cancers et de leucémies jamais vu. Après la mort de deux ambassadeurs, les services de contre-espionnage découvrent que les Soviétiques ont truffé les murs de micros et d'émetteurs espions, et qu'ils braquent en permanence des faisceaux radar sur le bâtiment. Pour la première fois, des troubles physiologiques sont attribués aux rayonnements hertziens.

Les rats et les tomates n'aiment pas les GSM
Des programmes de recherche lancés sur des animaux mettent bientôt en évidence les effets thermiques des ondes électromagnétiques, notamment dans la gamme des hyperfréquences. Ces fréquences très élevées, comme celles utilisées par les radars, les fours à micro-ondes et les... GSM (a fortiori les relais), agitent les molécules d'eau lorsqu'elles traversent l'organisme, en provoquant un échauffement, voire une brûlure si on se trouve très près de l'antenne.
Depuis les années 1980, d'autres études ont montré l'existence d'effets plus inquiétants encore, qualifiés de « biologiques ». Ils sont soupçonnés de perturber le fonctionnement des cellules, de fragiliser l'ADN et de dérégler le système immunitaire. Ils peuvent être induits par des rayonnements de faible intensité, mais aussi par les pulsations caractéristiques des signaux radio émis par les mobiles, qui, pour transmettre leur position, envoient des suites d'impulsions à très basse fréquence. Un chercheur de l'Université catholique de Louvain vient ainsi de publier une étude montrant que les rats de laboratoire exposés aux ondes des GSM et des réseaux Wi-Fi ont un taux de mortalité multiplié par deux. En février, une équipe de l'université de Clermont-Ferrand (France) avait pour sa part mis en évidence des réactions préoccupantes chez les plants de tomate exposés aux mêmes rayonnements. Après seulement dix minutes, ils avaient sécrété des molécules de stress !

Cerveau d'un rat normal puis cerveau d'un rat soumis aux ondes d'un GSM
Les résultats des recherches épidémiologiques menées sur l'homme demeurent malgré tout ambigus. En 2000, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait estimé que les mobiles n'entraînaient aucun effet néfaste pour la santé. Reconnaissant des lacunes sur le sujet, l'OMS avait néanmoins lancé, l'année suivante, la plus grande étude jamais réalisée dans 13 pays européens, baptisée « Interphone ». L'objectif était d'interroger, au sujet de leur usage du portable, des personnes atteintes de tumeurs de la tête. Cette enquête a été bouclée en 2006, mais ses résultats définitifs - sujets à débats entre scientifiques des différents pays - n'ont toujours pas été publiés. Martine Hours, médecin épidémiologiste responsable du volet français de l'étude, s'en indigne et lance dans Le Vif/L'Express un appel pour que ces informations soient enfin diffusées (on parle aujourd'hui d'une publication cet automne). En attendant, d'autres études ne manquent pas d'inquiéter. L'une d'elles, rendue publique en Suède en 2007, a pointé un risque « faible mais accru » de gliome (forme de cancer du cerveau) chez les utilisateurs intensifs de GSM.
Les sceptiques ne désarment pas pour autant. A commencer par l'Académie française de médecine. Le 17 juin, celle-ci s'est fendue d'un communiqué en réaction à l'appel de David Servan-Schreiber. Les académiciens ont vu là une « opération médiatique ». Selon eux, les enquêtes disponibles ne montrent pas d'« excès de risque significatif ». Pis, le fait d'« inquiéter l'opinion dans un tel contexte relève de la démagogie ». Le chercheur français Denis Zmirou, ex-directeur scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), doute quant à lui que les effets biologiques « remettent en question la survie de la cellule ou du plan de tomate ». Même ironie du côté du Prix Nobel de physique Georges Charpak : « Ceux qui vont skier reçoivent en deux mois, à cause des rayons cosmiques, la même quantité de radiations que celle tolérée par l'industrie nucléaire. Alors oui, j'ai peur du téléphone portable : j'ai peur de me faire renverser par un type qui téléphone au volant. »
Qui a raison ? Et, surtout, qui croire quand on sait que les organismes de contrôle se sont discrédités, particulièrement en France ? On retrouve souvent les mêmes experts dans plusieurs rapports officiels ayant conclu à l'absence de risque pour la santé, en particulier celui de l'Afsset, publié en 2003. Or cet organisme, chargé de surveiller l'impact de la téléphonie mobile, a été malmené, en 2005, par un scandale à la suite d'une enquête conjointe de l'Inspection générale des affaires sociales et de l'Inspection générale de l'environnement. Ces investigations ont en effet révélé les collusions de plusieurs experts de l'agence chargés de rédiger le fameux rapport : l'un était membre du conseil scientifique de Bouygues, l'autre travaillait pour une publication subventionnée par Orange. Un peu partout dans le monde, par ailleurs, des voix se sont élevées contre les conclusions rassurantes de l'Organisation mondiale de la santé elle-même (OMS), dont un des hauts cadres responsable de la recherche, Mike Repacholi, est accusé d'avoir longtemps été très proche de l'industrie de la téléphonie mobile (lire Le Vif/L'Express du 13 juin 2008).

En attendant l'arrêt de la Cour constitutionnelle...
Comment juger du niveau de pollution électromagnétique alors que les réglementations en vigueur paraissent hétérogènes et contradictoires ? Le cas des antennes-relais est symptomatique. Le Parlement européen, en se fondant sur les conclusions d'un rapport scientifique (Tamino), a recommandé de limiter leur niveau d'exposition maximal à 1 volt par mètre, position qui a été adoptée dans plusieurs villes d'Espagne, en Toscane et en Autriche. Au Luxembourg, le seuil est fixé à 3 V/m, la Suisse est à 4 V/m et la Pologne à 6 V/m. Chez nous, où une norme de 20 V/m est en vigueur, le gouvernement bruxellois a bien tenté d'imposer une norme plus sévère (3 V/m) sur son territoire, inspirée par la recommandation du Conseil supérieur de la Santé. Mais l'ancien gouvernement fédéral, via son ministre de la Santé, rejoint par les opérateurs, a introduit un recours contre cette disposition, arguant du fait que la norme belge est déjà deux fois plus sévère que celle de l'OMS (41 V/m). Autre motif de ce coup de poignard : les Régions, estime le niveau fédéral, ne sont pas compétentes en matière de santé. Très attendu, un arrêt de la Cour constitutionnelle, sans doute en octobre, tranchera cette passe d'armes institutionnelle et... commerciale. Car, à n'en pas douter, le respect de la norme de 3 V/m entraînerait, plus que des problèmes véritablement techniques, des coûts importants pour les opérateurs. En attendant, les experts inquiets s'émeuvent. « Rester rivé à la norme européenne de 41 V/m, c'est comme si on limitait l'impact de la radioactivité aux brûlures superficielles infligées aux irradiés, en ignorant les conséquences délétères et cancérigènes à long terme », dénonce le Dr Pierre Le Ruz, expert européen sur les pollutions électromagnétiques et cofondateur du Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem).

Maux de tête, trous de mémoire, leucémies, cancers
Si les dangers du téléphone peuvent être évités ou limités (en utilisant une oreillette ou en... se passant de communiquer), il n'en va pas de même pour ceux de ces antennes auxquelles toute la population est exposée et qui suscitent une inquiétude grandissante. Partout, à la ville comme à la campagne, un vent de fronde se lève. Les riverains, relayés par des associations telles que Teslabel (Belgique) ou Robin des toits (France), accusent les émetteurs de provoquer des maux de tête, des trous de mémoire, des leucémies et des cancers. Il y a quelques jours, des riverains excédés, à Liège, se sont fendus d'une lettre aux évêques, appelant à refuser les antennes sur (ou dans) les clochers de tout le pays. Il faut dire qu'il était question, à Liège, de défigurer complètement l'église Sainte-Foy, en posant 13 antennes Wi-fi et de nombreuses échelles sur son toit. En France, des prêtres qui ont donné leur accord sans informer l'évêché se sont fait rappeler à l'ordre. A Watermael-Boisfort (Bruxelles), commune pionnière en la matière, il a fallu quatre années d'opiniâtreté aux édiles locaux - et le passage par la Conseil d'Etat - pour obtenir l'enlèvement d'une antenne illégale. A Paris, ce sont les bornes Wi-Fi qui inquiètent : les systèmes de six bibliothèques municipales ont été débranchés à la suite de plaintes de salariés se disant victimes de malaises et de maux de tête.
Reste à savoir à qui se fier pour estimer le rayonnement des antennes... « On tombe parfois sur des rapports de mesure faisant état de chiffres fantaisistes, par exemple une exposition de 0,05 V/m, qui rendrait toute communication impossible », note Pierre Le Ruz. En France, le responsable de l'association Robin des toits, Etienne Cendrier, a été assigné en justice pour avoir accusé Bouygues, SFR et Orange de baisser la puissance de leursémetteurs au moment des mesures. Bouygues a obtenu, en juin 2005, une condamnation pour diffamation devant un tribunal civil. Mais SFR et Orange, qui ont attaqué au pénal, ont été déboutés enmai 2006 : le tribunal a conclu à la bonne foi du militant, et, implicitement, à la véracité de son accusation, étayée par de nombreux témoignages.

Etienne Cendrier
En Belgique, l'Institut belge des services postaux et télécommunications (IBPT) procède gratuitement, sur le terrain, à la vérification des expositions aux rayonnements électromagnétiques. Mais il peine à suivre les demandes, qui ont triplé en deux ans. « Ses rapports sont illisibles pour les profanes », déplore Michel Geerts, spécialiste, chez Ecolo, de la téléphonie mobile.
Que faire en attendant que les experts tombent d'accord ? Des médecins donnent des conseils de prudence en insistant sur les utilisateurs les plus fragiles : les enfants. Il faudrait donc restreindre l'usage du GSM par les plus jeunes et leur donner des oreillettes, mais aussi, logiquement, les protéger des rayonnements des antennes-relais.
En France, une directive impose l'éloignement des antennes (au moins 100 mètres) par rapport aux classes scolaires. En Belgique, nulle contrainte de ce genre. Benoît Stockbroeckx, directeur des laboratoires de l'Anpi (Louvain-la-Neuve) : « Vu le temps que les enfants passent à domicile, je suis davantage partisan d'une limite d'exposition beaucoup plus raisonnable que celle de l'OMS, mais partout et pour tous ». Lorsqu'ils choisissent le sommet d'un immeuble pour installer leurs antennes, les opérateurs aménagent souvent une dalle en béton armé. « Ce type d'aménagement protège les habitants et les travailleurs situés à la verticale de l'antenne, mais ceux qui sont situés en face, surtout à la même hauteur et à quelques dizaines de mètres, subissent le maximum de rayonnement. »

La polémique ne fait que commencer
A Lyon pourtant, le 20 juin dernier, lors d'un débat organisé par la mairie entre des habitants et une quinzaine d'experts, des parents d'élèves ont notamment évoqué le cas d'une école où un élève a été diagnostiqué avec un lymphome dans une classe située sous une antenne-relais de SFR. Un an plus tard, un autre élève, dans la même classe, assis à la même place, a souffert d'une leucémie. En mars, les parents ont réussi à obtenir le démontage de l'installation. A Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines), huit cas de leucémies et de tumeurs au cerveau sont apparus chez des enfants ayant fréquenté l'école Bizet entre 1991 et 2002. Une enquête épidémiologique du ministère de la Santé a reconnu, en 2004, que l'incidence dans cette classe d'âge était deux fois supérieure à la moyenne, mais elle a également conclu qu'il s'agissait probablement d'une « fluctuation statistique normale ».
Nul cas récent aussi troublant, semble-t-il, dans notre pays. Mais le nombre de personnes se déclarant « électro-sensibles » (irritabilité, insomnies, troubles de la concentration...) - 15 % de la population, selon certaines sources - semble à la hausse. Nul doute que la polémique autour des antennes est loin d'être éteinte. Et qu'elle surgira de plus belle lorsque la Cour constitutionnelle rendra son arrêt. Ou... lorsqu'une nouvelle étude jettera, une fois encore, de l'huile sur le feu des incertitudes.
Quels que soient les résultats de prochaines études sur le sujet, la polémique sur les mobiles et leurs antennes-relais n'est pas près de s'éteindre, à moins d'une preuve écrasante et très peu probable de leur innocuité.
Gilbert Charles et Philippe Lamotte
Le Vif - 08-08-2008

02:08
Écrit par Patrice
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : sante |
Facebook
|
25.11.2009
Et pour le vaccin contre la grippe H1N1 ?

Merck, le laboratoire ayant commercialisé le Vioxx entre 1999 et 2004, n'a pas publié le résultat de ses recherches qui montraient dès 2001 que son médicament augmentait nettement le risque de crise cardiaque. Résultat : plus de 30 000 morts, rien qu'aux Etats-Unis.
La FDA (Food and Drug Administration, agence de régulation des médicaments) estime que le Vioxx, médicament anti-douleur et anti-inflammatoire largement utilisé contre l'arthrite entre 1999 et 2004, a provoqué 160 000 crises cardiaques et attaques cérébrales et serait à l'origine d'environ 30 000 décès, rien qu'aux États-Unis. Il a été retiré du marché en 2004 par son fabricant, le laboratoire Merck, alors que les rumeurs de dangerosité commençaient à se faire insistantes. Pourtant, malgré ces chiffres, le laboratoire a toujours nié les dangers liés à l'utilisation de son produit. En 2007, la firme a tout de même accepté un règlement à l'amiable concernant 95% des 26.600 plaintes, pour un montant de 5 milliards de dollars, sans toutefois reconnaître sa culpabilité.

Les dirigeants de Merck savaient
Mais certains plaignants ont refusé de négocier, et les procès qui suivent leur cours dévoilent régulièrement quelques cadavres, bien planqués au fond des placards. Le bimensuel Archives of Internal Medicine vient notamment de révéler que Merck n'avait pas publié les résultats d'études cliniques effectuées après la mise sur le marché du médicament. Un oubli, sans doute. Fâcheux, puisque ces études montraient dès 2001 que le Vioxx augmentait nettement le risque d'attaques cardiaques et cérébrales.
L'analyse des données mises à jour par la justice a montré qu'en décembre 2000, 21 des 30 essais cliniques impliquant plus de 20.000 personnes étaient terminés. Et le risque présenté par le Vioxx était alors évident. En juin 2001, de nouvelles données indiquent que le médicament induit un accroissement de 35% du risque d'accidents cardiovasculaires ou de décès. En avril 2002, le chiffre est revu à la hausse à 39%. En septembre 2004, Merck annonce le retrait du marché de sa molécule miracle, l'accroissement du risque est alors évalué à 43%. Mais le laboratoire continue de nier tout risque sanitaire... En bref, les dirigeants de Merck ont préféré accumuler les profits (2 milliards de dollars tous les ans) plutôt que d'interrompre la vente d'un médicament qu'ils savaient mortel !

L'industrie pharmaceutique mise en cause
Ce scandale soulève une nouvelle fois le problème du process d'autorisation de mise sur le marché des médicaments. Celui-ci se fonde uniquement sur les études jugées "publiables" par les firmes pharmaceutiques, en aucun cas contraintes de publier l'intégralité de leurs recherches. Il suffit donc que quelques études affichent des résultats positifs, quand bien même 100 autres s'avèreraient négatives. En l'occurrence, plusieurs équipes de chercheurs ont montré qu'entre 6 et 43% seulement des études des firmes pharmaceutiques étaient publiées ! Les autres étant jalousement gardées secrètes. Pas vraiment rassurant...
Certaines d'entre elles ont d'ailleurs été totalement falsifiées, comme l'a révélé l'affaire "Scott S. Reuben", un des plus grands scandales de l'histoire de l'industrie pharmaceutique (le Vioxx était déjà concerné). Affaire totalement passée sous silence en France. Autre problème : la surveillance épidémiologique de l'innocuité des médicaments, après leur mise sur le marché. La FDA réfléchit actuellement à un nouveau modèle. Mieux vaut tard que jamais...
25 novembre 2009 14:12, Les mots ont un sens, par Napakatbra
16:38
Écrit par Patrice
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : sante, capitalisme |
Facebook
|
23.11.2009
Plaidoyer contre le voile islamique

Précision: Mr André Gérin est un député PCF du Rhône, maire de Vénissieux jusqu'au 27/06/2009, co-fondateur du journal "Le Manifeste" il est en opposition ouverte avec la stratégie de la direction actuelle du PCF en animant en autres le réseau "Faire vivre et renforcer le PCF".
Le 8 juin 2009, une soixantaine de députés signent sa demande de création d'une commission parlementaire contre le port du voile intégral (burka ou niqab) en public.
Source: Wikipedia

André Gérin
par Djemila Benhabib, auteure de "Ma vie à contre-Coran : une femme témoigne sur les islamistes" aux éditions VLB
Djemila Benhabib, auteure de Ma vie à contre-Coran : une femme témoigne sur les islamistes , consacrée dans la catégorie “Femmes debout”, a adressé une lettre au député André Gérin, président de la Mission d’information sur la pratique du port du voile intégral.
Monsieur,
J’ai longuement hésité avant de vous écrire. Peut-être, par peur d’être perçue comme celle venue d’ailleurs qui fait indélicatement irruption dans les « affaires françaises ». Au diable les convenances, je n’ai jamais été douée pour la bienséance surtout lorsqu’elle est au service des plus forts, des plus puissants et des plus arrogants. Puis, s’il avait fallu que je vive en fonction du regard des autres, je n’aurais rien fait de ma vie ou si peu. Lorsqu’il s’agit des droits des femmes, nulle convenance ne doit primer sur l’essentiel. L’essentiel étant : la liberté, l’égalité et l’émancipation des femmes. J’entends encore des copines françaises me dirent avec insistance : parle-lui, dis-lui, écris-lui. Étrangement, leurs propos me rappellent le titre de ce magnifique film d’Almodovar, Parle avec elle, où dès les premiers instants le rideau se lève furtivement, pendant quelques secondes, sur un spectacle de danse, mettant en scène le corps d’une femme, celui de Pina Bausch. Elle qui exprimait si bien dans ses chorégraphies crûment la violence exercée à l’encontre des femmes.
Monsieur Gérin, c’est à vous que je m’adresse, je voudrais vous parler, vous dire la peur que j’ai connue le 25 mars 1994 alors que j’habitais à Oran, en Algérie et que le Groupe islamique armé (GIA) avait ordonné aux femmes de mon pays le port du voile islamique. Ce jour-là, j’ai marché la tête nue ainsi que des millions d’autres Algériennes. Nous avons défié la mort. Nous avons joué à cache-cache avec les sanguinaires du GIA et le souvenir de Katia Bengana, une jeune lycéenne âgée de 17 ans assassinée le 28 février 1994 à la sortie de son lycée, planait sur nos têtes nues. Il y a des événements fondateurs dans une vie et qui donnent une direction particulière au destin de tout un chacun. Celui-là, en est un pour moi. Depuis ce jour-là, j’ai une aversion profonde pour tout ce qui est hidjab, voile, burqa, niqab, tchador, jilbab, khimar et compagnie. Or, aujourd’hui vous êtes à la tête d’une commission parlementaire chargée de se pencher sur le port du voile intégral en France.

En mars dernier, je publiais au Québec un livre intitulé Ma vie à contre-Coran : une femme témoigne sur les islamistes. Dès les premières phrases, je donnais le ton de ce qu’est devenue ma vie en termes d’engagements politiques en écrivant ceci : « j’ai vécu les prémisses d’une dictature islamiste. C’était au début des années 1990. Je n’avais pas encore 18 ans. J’étais coupable d’être femme, féministe et laïque. » Je dois vous avouer que je ne suis pas féministe et laïque par vocation, je le suis par nécessité, par la force des choses, par ces souffrances qui imprègnent mon corps, car je ne peux me résoudre à voir l’islamisme politique gagner du terrain ici même et partout dans le monde. Je suis devenue féministe et laïque à force de voir autour de moi des femmes souffrir en silence derrière des portes closes pour cacher leur sexe et leur douleur, pour étouffer leurs désirs et taire leurs rêves.
Il fut un temps où on s’interrogeait en France sur le port du voile islamique à l’école. Aujourd’hui il est question de voile intégral. Au lieu d’élargir la portée de la loi de 2004 aux établissements universitaires, nous débattons sur la possibilité de laisser déambuler dans nos rues des cercueils. Est-ce normal ? Demain, c’est peut-être la polygamie qui sera à l’ordre du jour. Ne riez pas. Cela s’est produit au Canada et il a fallu que les cours s’en mêlent. Car après tout la culture a bon dos lorsqu’il s’agit d’opprimer les femmes. Ironie du sort, j’ai constaté dans plusieurs quartiers que les jupes se rallongent et disparaissent peu à peu. La palette des couleurs se réduit. Il est devenu banal de camoufler son corps derrière un voile et porter une jupe, un acte de résistance. C’est tout de même une banlieue française qui est le théâtre du film La Journée de la jupe. Alors que dans les rues de Téhéran et de Khartoum, les femmes se découvrent de plus en plus, au péril de leur vie, dans les territoires perdus de la république française, le voile est devenu la norme. Que se passe-t-il ? La France est-elle devenue malade ?
Le voile islamique est souvent présenté comme faisant partie de « l’identité collective musulmane ». Or, il n’en est rien. Il est l’emblème de l’intégrisme musulman partout dans le monde. S’il a une connotation particulière, elle est plutôt politique surtout avec l’avènement de la révolution islamique en Iran en 1979. Que l’on ne s’y trompe pas, le voile islamique cache la peur des femmes, de leurs corps, de leur liberté et de leur sexualité.

Pire encore, la perversion est poussée à son paroxysme en voilant des enfants de moins de cinq ans. Il y a quelques temps, j’essayais de me rappeler à quel moment précisément, en Algérie, j’ai vu apparaître ce voile dans les salles de classe. Pendant mon enfance et jusqu’à mon entrée au lycée, c’est-à-dire en 1987, le port du voile islamique était marginal autour de moi. À l’école primaire, personne ne portait le hidjab, ni parmi les enseignants, surtout pas parmi les élèves.
Voilà 12 ans que j’habite au Québec dont la devise inscrite sur les plaques d’immatriculation des voitures est « je me souviens ». A propos de mémoire, de quoi la France devrait-elle se souvenir ? Qu’elle est porteuse des Lumières. Que des millions de femmes se nourrissent des écrits de Simone de Beauvoir dont le nom est indissociable de celui de Djamila Boupacha. C’est peu dire. Il ne fait aucun doute pour moi que la France est un grand pays et ceci vous confère des responsabilités et des devoirs envers nous tous, les petits. C’est d’ailleurs pour cela qu’aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers votre Commission et que nous attendons de vous que vous fassiez preuve de courage et de responsabilité en interdisant le port de la burqa.
Pour notre part, au Québec, on se souvient qu’en 1961, pour la première fois dans l’histoire, une femme, une avocate de surcroît, est élue à l’Assemblée législative lors d’une élection partielle. Son nom est Claire Kirkland et elle deviendra ministre. En invoquant un vieux règlement parlementaire qui exigeait des femmes le port du chapeau pour se présenter à l’Assemblée législative, on la force à se couvrir la tête pendant les sessions. Elle refuse. C’est le scandale. Un journal titre : Une femme nu-tête à l’Assemblée législative ! Elle résiste et obtient gain de cause.

Claire Kirkland
Il faut comprendre par là que nos droits sont des acquis fragiles à défendre avec acharnement et qu’ils sont le résultat de luttes collectives pour lesquelles se sont engagés des millions de femmes et d’hommes épris de liberté et de justice. J’ose espérer, monsieur Gérin que la Commission que vous présidez tiendra compte de tous ces sacrifices et de toutes ces aspirations citoyennes à travers le monde et les siècles.
Veuillez recevoir, Monsieur, l’expression de mon respect le plus profond.

Djemila Benhabib
23:59
Écrit par Patrice
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (1)
| Envoyer cette note
| Tags : laicite |
Facebook
|
Composition mensongère de deux formules de Round Up

Herbicide le plus vendu au monde, le Round Up, produit phare de la firme Monsanto, est aussi l’ennemi numéro un des organismes de protection de l’environnement. S’attaquant directement au cœur des plantes, il demeure à l’intérieur des récoltes, perspective guère réjouissante pour les futurs consommateurs de cette production. Cet herbicide est, en effet, soupçonné d’être un perturbateur endocrinien, influant sur le système hormonal humain. En outre, son principe actif, le glyphosate serait associé à certains effets sanitaires tels qu’un risque accru de cancers, de fausses couches et de naissances prématurées.
A la lumière de ces données, on comprend mieux pourquoi, le 16 juin 2009, le MDRGF (1) et Jacques Maret, agriculteur en Charente-Maritime, ont jugé opportun de demander au ministre de l’agriculture l’abrogation des autorisations de mise sur le marché (AMM) de trois formulations de Round Up, sur la base d’études scientifiques. Les trois formules en question sont Express, Extra et GT Plus. En l’absence de retour, les plaignants déposent une requête, arguant que la présence de POEA, « substance active » utilisée comme adjuvant dans les formules incriminées, n’a pas été prise en compte. Or, une étude réalisée par le Professeur Gilles-Eric Séralini affirmait que le POEA « endommage les membranes cellulaires », « modifie leur perméabilité » et « amplifie la toxicité déjà produite par le glyphosate ».
Si, cette fois, la parole du MDRGF est entendue, elle restera toutefois sans effet. De fait, un courrier du 14 octobre émanant du ministère de l’agriculture, et répondant à la demande d’abrogation du 16 juin 2009, déclare : « qu’il ressort des dossiers de mise sur le marché des produits en cause, et notamment de leur composition intégrale qui indique la substance active mais également les surfactants, les adjuvants et les co-formulants contenus dans les produits, qu’aucune des préparations susmentionnées ne contient de POEA ».

Ne s’avouant pas vaincu, le collectif associatif a fait appel aux laboratoires Analytika et Gavard afin de mener leur propre expertise. Les résultats s’avèrent pour le moins éloquents. La présence de POEA est avérée dans deux formulations de Round Up testées, à savoir Express et GT Plus. Contredisant les déclarations officielles, les deux produits ne correspondent donc pas aux formules déposées et homologuées par les services du ministère de l’agriculture. En outre, les analyses ont révélé une différence de composition entre deux Round Up pour des formulations ayant le même numéro d’AMM, un numéro d’AMM devant pourtant correspondre à une formulation unique.
Face à ces dérives, le MDRGF appelle au retrait pur et simple de ces formulations. Dans le cas contraire, il a, d’ores et déjà, laissé entrevoir la possibilité de porter l’affaire devant « les tribunaux compétents ». A l’heure actuelle, la France utiliserait chaque année environ 15 000 tonnes de l’herbicide Round Up, toutes formulations confondues.
Cécile Cassier
1- Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures.

02:48
Écrit par Patrice
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : sauvez la planete |
Facebook
|










