23.05.2008
Sauvons la Poste !
La nouvelle est maintenant officielle: les guichets de la poste de Leval fermeront le 16 juin.
Le 1er bureau de poste avait ouvert ses portes le 3 août 1893.
Le Hainaut et particulièrement la région du Centre paye un lourd tribut à la privatisation de la Poste. Péronnes, Trivières, Binche 2, Ressaix, ... ont déjà disparu. C'est un drame pour les personnes âgées qui reçoivent leur chèque de pension, encaissable uniquement à la Poste. Si elles ne disposent pas d'une voiture, elle devront, prendre le bus pour Binche, Morlanwelz ou Anderlues. Et le prix d'un titre de transport en commun n'est pas donné.
Le même problème se posera à nombre de bénéficiaires d'allocations familiales, aggravé par l'obligation de se déplacer avec une poussette ou un landau.
Les dirigeants de la Poste n'en ont cure. Le client, déshumanisé, n'est qu'une source de profits. Et si ceux-ci ne sont pas suffisants: on ferme.
Rester seul dans son coin à se lamenter n'a aucun sens.
Le tout récent succès du "Pacte Ecologique belge" vient de démontrer, une fois de plus, qu'une pétition rassemblant un maximum de signatures peut faire changer les choses.
Initiée par le Parti Communiste de Belgique, cette pétition doit recueillir un maximum de signatures pour montrer à nos dirigeants que trop c'est trop. Nous exigeons une poste à 100 % publique pour 2009, la réouverture des petits bureaux de poste et l'abandon des points poste dans les grandes surfaces ou ailleurs.
Ce qui a été fait peut être défait.
N'hésitez donc pas à faire un maximum de publicité autour de cette pétition.
http://petitions.agora.eu.org/sauvonslaposte/index.html

01:04 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luttes |
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13.10.2007
Ecrivez à votre bourgmestre...
Il n'est pas trop tard pour agir contre la dictature birmane.
Au contraire, la lutte ne fait que commencer. A l'appel d'"Actions Birmanie", vous pouvez écrire à votre bourgmestre pour que votre commune soutienne les démocrates birmans.
Symbolique ? Oui, bien sûr. Mais souvenez-vous d' "Opération Villages Roumains". Cette opération, tout aussi symbolique, a contribué, de façon non négligeable, à la fin du régime de Ceaucescu.
"Ceux qui vivent, ce sont qui luttent" a écrit Victor Hugo dans "La Légende des Siècles". C'est plus vrai que jamais.
Signez ci-après
http://www.birmanie.net/07_actions_0602.php

Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix, leader de l'opposition à la junte
DÉJÀ 24 COMMUNES POUR LA BIRMANIE
Bruxelles-Ville
Ottignies-Louvain-la-Neuve
Ixelles
Andenne
Remicourt
Rochefort
Mettet
Comblain-au-Pont
Dour
Alost
Schaerbeek
Huy
Gembloux
Zottegem
Nassogne
Gesves
Fléron
Anthisnes
Chaudfontaine
Baelen
Engis
Ittre
Forest
20:02 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : luttes |
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05.09.2007
Pour le triomphe du bon sens.
Toutes les excuses sont bonnes, tous les soupçons sont autant de prétextes.
La police fédérale et l'office des étrangers ne semblent pas voir digérés le camouflet que le tribunal de première instance de Bruxelles leur a infligé dans ce qui est devenu l"Affaire Angelica", du nom de cette ressortissante équatorienne de 11ans enfermée avec sa mère pendant un mois au centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel.
Fin juillet, en effet, le tribunal avait annulé leur ordre de détention.
Hier, c'est le père d'Angelica, qui était arrêté à Zaventem et enfermé à Merksplas.
Ce qui est curieux, c'est que Javier Loja Torres, le papa d'Angelica, a été omniprésent dans les médias pendant la détention de sa fille. Ni les policiers, ni les sbires de l'office des étrangers n'ont réagi à cette époque.
Bien sûr, l'administration a des arguments, pas folle la guêpe: Javier ne serait pas un inconnu de ses services, il s'est présenté deux fois sous des identités différentes en Belgique, il serait même bigame ! Toutes choses qu'ils devaient, sans doute, ignorer au mois de juillet.
Pourquoi un tel acharnement sur cette famille ? Une piste de réflexion.
Le 30 septembre, des élections législatives doivent avoir lieu en Equateur. Le président actuel qui ne dispose pas de majorité au Parlement, il a été élu en dehors des partis traditionnels, a de fortes chances de l'emporter. Or c'est un proche des Chavez, Morales, Castro et autre Lula. Les incarnations du mal pour tous les capitalistes, en ce compris les CD&V-NVA, Open VLD et autre MR. La victoire de Raffael Correa renforcerait la vague de gauche qui est en train de s'imposer en Amérique latine. Ce n'est qu'une hypothèse, un élément du dossier parmi d'autres.

Raffael Correa
Le 4 juillet 2007, le Président Correa avait rédigé un message plein de bon sens sur l'Affaire Angelica.
Le Président de la République, Rafael Correa, a déploré aujourd'hui la détention durant un mois en Belgique de l'équatorienne Ana Cajamarca et de sa fille Angélica, âgée de 11 ans, et a affirmé que si les citoyens belges se voyaient un jour obligés d'abandonner leur patrie, ils seraient accueillis en Équateur « à bras ouverts » car le Gouvernement considère qu' « aucun être humain n'est illégal ».
Lors de l'émission que se tient tous les samedis, le chef de l'Etat a qualifié de « cruelle » la conduite des autorités belges concernant ce cas et a lancé un appel pour qu'aucun Equatorien ni Equatorienne ne doive quitter le pays.
"Dépêchons-nous et battons-nous le 30 septembre pour construire une patrie que plus personne ne sera contraint de quitter et pour que ceux qui partent un jour puissent revenir, pour éviter que ne se reproduisent les humiliations vécues par nos compatriotes à l'étranger » a affirmé Correa.
Le Président a également fait savoir qu'un comportement tel que celui des autorités belges aurait suscité un grave scandale international s'il avait été commis en Amérique du Sud.
« Quel dommage que la Belgique ait commis ces abus. Si le Président Chávez, si Evo Morales, si Fidel Castro, si moi-même qui vous parle, nous mettions en prison durant trois jours une mère étrangère et sa fille de 11 ans, on nous traiterait de tous les noms : dictateurs, sanguinaires, hommes des cavernes... La Belgique a détenu pendant un mois notre camarade Ana Cajamarca et sa fille Angélica de 11 ans. Quelle cruauté ».
« Je voudrais dire à la Belgique, au peuple belge que j'aime tant - mon épouse est Belge et mes enfants ont la double nationalité, je la considère comme ma deuxième patrie -, à ce ministre qui a dit que si les Equatoriens étaient si maltraités en Belgique, pourquoi souhaitaient-ils tous rester, pourvu que jamais, pour toute l'injustice que vous avez commis au nom de sa nationalité, une pluie acide ou une catastrophe naturelle ne s'abattent sur vous et ne vous oblige à partir ».
Quoi qu'il en soit, si un jour, vous, camarades belges, étiez dans l'obligation de quitter votre propre patrie, soyez sûrs qu'ici, en Équateur, vous serez accueillis comme des frères, car nous considérons qu'aucun être humain n'est illégal et nous recevrons toujours à bras ouverts."
Source: CADTM et Le Soir

Angelica et sa maman ne sont cependant pas encore sorties de l'auberge.
C'est le 18 septembre que la cour d'appel décidera de leur sort.
A cette date, l'image de la Belgique, déjà bien écornée par la saga de "l'orange bleue", sera un tant soit peu rétablie par une décision empreinte d'humanité ou sera, une fois de plus, salie par une soi-disante justice aussi aveugle qu'inhumaine.
Nous souhaitons bonne chance à Angelica, à Ana, à Javier et au Président Correa.
Pour que, de chaque côté de l'Atlantique, le bon sens triomphe.
17:50 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luttes |
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29.08.2007
Carsid: avec les capitalistes, le pire est souvent sûr.
Charleroi s'apprête, sans doute, à vivre, à court terme, une nouvelle tragédie: la fermeture possible sinon probable, de Carsid.
Qu'est-ce que Carsid ?
Carsid, qui appartient au groupe italo-suisse Duferco, est l'une des deux dernières cokeries de Wallonie. L'autre est située à Seraing et appartient au groupe Mittal-Arcelor. En avril dernier, un accident de coulée de fonte a endommagé son haut-fourneau. Le 1er juin, l'usine a procédé à son extinction définitive. Définitive ? Hélas, oui, probablement.
Selon le président de la FGTB Métal- Hainaut - Namur, deux scénarios sont possibles: "Au mieux, ce serait une réfection légère de la cokerie, voire une reconstruction partielle avec une production réduite à 400.000 tonnes (contre 800.000 à pleine capacité) ce qui en ferait un outil d'appoint. Au pis, ce sera la fermeture pure et simple.". La direction se tait dans toutes les langues.

Une entreprise polluante
Carsid pollue, c'est un fait. Les riverains mettent d'ailleurs la pression sur l'entreprise pour qu'elle prenne des mesures en vue d'améliorer leur qualité de vie. Elle serait même le pollueur n°1 de Charleroi.
La solution russe
En novembre 2006, une joint-venture est conclue avec le groupe russe Novolipetsk Steel. Pour Duferco, la solution est alors évidente: importer du coke russe à Charleroi. Ce n'est pourtant pas la porte à côté mais selon un délégué de l'usine, plus prolixe sur cette matière: "Les résultats sont concluants"
Déplacer le problème vaut mieux que le résoudre
Des solutions sont pourtant possibles à Marchienne. Le maître-choix est de créer un nouveau système de cokerie aspirant les fumées. C'est pas donné. Selon les estimations de la CSC et de la FGTB, le coût avoisinerait les 300 millions d'euros.
Ce n'est probablement pas cette solution qui a été retenue par la direction.
Au pays de Poutine, ils sont beaucoup moins regardant sur les matières environnementales et les salaires sont infiniment plus réduits.

Novolipetsk Steel
L'environnement et l'emploi vont trinquer
Aucune information précise ne semble disponible sur les performances environnementales de l'usine russe. Mais je doute que la règlementation là-bas soit aussi rigoureuse que l'européenne, encore trop tiède à mon goût. On déplace donc le problème sans le résoudre. Et il faut encore y ajouter les nuisances dues au transport.
Les capitalistes vendraient Terre et mers pour accroître leurs profits.
Quant à l'emploi, c'est 220 travailleurs qui sont menacés.
L'impuissance politique
On pourrait croire que le monde politique n'a pas encore eu le temps de réagir.
C'EST FAUX. Effectivement, "Le Soir" n'a publié l'information qu'aujourd'hui mais depuis le printemps dernier, le front commun syndical attire l'attention des bonzes politiques et économiques sur les risques de délocalisation due au rapprochement des deux groupes sidérurgiques. Ni le PS, ni Ecolo, ni le cdH n'ont réagi. Le MR s'en fout.
Il est vrai que certains ont d'autres chats à fouetter: ils cultivent l'orange bleue. Drôle de bestiole, entre nous. Sociaux-démocrates et verts ont tellement les yeux fixés sur cette plante étrange qu'ils oublient de regarder les vrais problèmes des citoyens.
Du reste, quel intérêt à se battre pour 220 fainéants wallons, 220 boulets que la Flandre doit tirer, 220 cailloux de plus dans le sac à dos de Moeder Vlaanderen ? BHV, ça c'est important ! C'est le chaînon manquant d'une indépendance flamande inscrite dans les astres.
Petit pays, minuscule région, de quel poids pèses-tu face aux géants financiers ?

Sources: Le Soir du 29 août 2007, le site de La Libre Belgique, de l'Echo de la Bourse et d'Actu24.
16:28 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luttes |
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26.08.2007
Toujours d'actualité, hélas
Voici un extrait du communiqué du comité de soutien aux sans papiers de la région du Centre.
La Fabrique d'Eglise et la Paroisse Saint Joseph de La Louvière nous ont demandé de mettre un terme à l'occupation entamée depuis le 10 avril 2006. Le Comité de soutien, réuni en assemblée générale le lundi 13 aout 2007 avait demandé un nouveau délai car dans l'état actuel des choses, la fin de l'occupation mettrait à la rue et donc en grand danger une douzaine de personnes. Malheureusement, dans un courrier daté du 16 août 2007, La Fabrique d'Eglise demande "à nouveau avec insistance de ne plus occuper cette église... et de la nettoyer convenablement avant le 31 août". (...) Ces situations d'extrême précarité montrent bien l'urgence de décisions fédérales à prendre en faveur d'une régularisation massive des sans-papiers.
Pendant que des gens souffrent à cause du manque d'emploi, du manque de revenu et de n'avoir aucun droit et aucun statut, les partis politiques se déchirent sur des questions institutionnelles...
Le 21 avril 2004, dans le débat des lecteurs du Vif/L'Express, Mr Jean-Marie Charles de Hachy écrivait:
Chassez de ce temple... S'il revenait sur terre, que ferait-il face aux occupants illégaux de son Eglise ? Lui qui ne voulait pas entendre parler de couleurs de peau, de richesses, mais simplement de l'amour des autres. Que dirait-il aux successeurs des apôtres qui se muent en politiciens véreux ? Et ces chrétiens, qui donnent du "Enfin, Monsieur, cela dérange ma prière" de voir ce troupeau misérable et incontrôlé dans mon église ! Cachons-les n'importe où mais pas où je les vois. Pauvre Eglise romaine sans tolérance, sans amour, rejetant les faibles. Demain ces chrétiens style pharisiens bon teint iront à Rome assurer de leur soutien pour la faiblesse des démunis. Pas d'argent à donner en Belgique, pas de réconfort moral pour ces sans-papiers assimilés à des hordes barbares. Mais ils iront sanctionner l'or du Vatican et tout son décorum d'opérette catholiquement de bon aloi. Je crois, chrétiennement, qu'il est monté sur la croix pour rien.
Une petite mise au point s'impose cependant. Ces gens-là ne sont pas des chrétiens, ce ne sont que des catholiques !
Quant aux cathos nouveaux riches du CD&V, déjà méprisant pour les blancs francophones, il ne faut certainement rien en attendre de bon. L'orange bleue qui sera certainement très amère pour les autochtones sera franchement empoisonnée pour les demandeurs d'asile.

13:56 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luttes |
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09.08.2007
Il y avait longtemps...
... que je ne vous avez plus demandé de signer une pétition.
Celle-ci est importante. Elle défend la liberté d'expression et lutte contre les intégrismes. Tous les intégrismes.
http://www.gopetition.com/online/11678.html

18:45 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luttes |
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24.06.2007
Chiquita: bananes indigestes.
Ce texte est extrait du réseau "cyberaction".
Il est un peu long, cest vrai. Mais qu'est-ce que quelques minutes quand il s'agit de contribuer à mettre fin à cet infernal régime capitaliste ? Les sous-titres et les illustrations sont de votre serviteur.
Le mensonge un des piliers du système.
Avec 115 exploitations bananières et une présence dans les magasins de plus de 60 pays, Chiquita se place en tête du marché mondial de la banane, ex-aequo avec son principal concurrent, Dole. Sous la pression grandissante des consommateurs, Chiquita se vante désormais de promouvoir des produits qui répondent à des critères sociaux et environnementaux.
Une banane propre, “cultivée sans pesticides, [...] soignée et cueillie par des travailleurs dont les droits auraient été pleinement respectés”(1), voilà ce que Chiquita nous promet. Sur son site internet, la multinationale déclare : " nos bananes sont […] cultivées dans le respect de l'environnement et de nos travailleurs sur les lieux de production"(2). Depuis 2005, les bananes Chiquita sont certifiées par l'organisation de protection de l'environnement Rainforest Alliance. Les plantations de la multinationale se prévalent en outre du standard social SA8000 qui requiert notamment le respect des normes fondamentales de travail de l'OIT(3). Pourtant, dans la plantation de Coyol(4), au Costa Rica, la Compañia Bananera Atlántica Limitada (COBAL), succursale de Chiquita, met la santé de ses travailleurs en péril et viole leurs droits fondamentaux en toute impunité.

L'exploitation des travailleurs continue de plus belle
Le 16 mars 2007, à 5 heures du matin, Alexander Reyes Zúñiga, Marco Gonzáles Borges et Jaime Blanco Juárez entament leur journée de travail dans la plantation de bananes de Coyol de la société COBAL de Chiquita. Cela fait près d'une heure qu'ils procèdent à la coupe et au ramassage des fruits dans la zone de la plantation à laquelle ils ont été affectés par leur supérieur, lorsqu'ils s'aperçoivent qu'une autre équipe est en train de procéder à une fumigation manuelle avec un nématocide, dans la même zone. Ce pesticide utilisé contre certains vers parasites qui constituent l'un des plus gros problèmes dans les plantations de bananes, est l’un des plus toxiques qui soient pour l’homme.
Ayant reçu des consignes strictes quant au nombre de régimes de bananes qui doivent être récoltés, les trois hommes décident de poursuivre la récolte. Quelques minutes plus tard, Alexander Zúñiga et Jaime Juárez sont soudain pris de nausées et d'étourdissements. Ce dernier est alors conduit à une clinique dans laquelle il restera sous observation pendant quelques heures, sous perfusion. Alexander Zúñiga quant à lui s'adresse à l'un de ses supérieurs qui lui prescrit du lait et de l'eau sucrée et le renvoie chez lui sans autre soin. Le lendemain, Alexander Zúñiga signifie à son superviseur qu'il souffre toujours des mêmes symptômes d'empoisonnement, mais celui-ci n'ayant " pas assez de travailleurs " disponibles le somme de se rendre à son travail malgré tout.
Indignés de n'avoir pas été informés de la fumigation qui devait avoir lieu sur leur aire de travail, et d'avoir été ainsi exposés à un empoisonnement au nématocide, deux des travailleurs concernés dénoncent l'incident et mettent en cause leurs responsables. Or, non seulement leur plainte ne sera pas entendue, mais les deux hommes seront en outre convoqués par la direction pour une procédure disciplinaire qui aboutira à leur licenciement pour faute ! Ils sont accusés d'être entrés dans la zone qui devait être traitée, malgré une interdiction expresse qui leur aurait été préalablement signifiée…

Graves irrégularités dans la procédure et intimidation des travailleurs
En dépit de preuves accablantes, et sans même prendre la peine de réaliser un examen médical sur les travailleurs affectés, Chiquita nie tout en bloc : l'empoisonnement des travailleurs de COBAL, ainsi que l’irrégularité de la procédure de licenciement. Les deux travailleurs à qui la faute est imputée n'ont pourtant eu aucune occasion de se défendre, et n'ont pas même été informés du contenu des témoignages qui auraient justifié leur licenciement.
Qui plus est, alors que la procédure établie par le droit du travail costa ricain prévoit trois avertissements avant tout renvoi pour raison disciplinaire, Alexander Zúñiga et Marco Borges sont licenciés au terme de cette seule procédure.
'attitude de l'entreprise est condamnée par le syndicat industriel des travailleurs agricoles et de l'élevage d'Heredia (SITAGAH(5)) et par la coordination des syndicats bananiers du Costa Rica (COSIBA-CR(6)) Ces deux organisations syndicales accusent l’entreprise de tenter de dissuader les travailleurs de dénoncer les atteintes dont ils sont victimes par des manoeuvres d’intimidation. Les syndicats dénoncent plus généralement le comportement abusif de COBAL qui recourt à ses services de sécurité privés pour intimider les travailleurs: leurs logements sont ainsi réquisitionnés sans autorisation officielle et les travailleurs migrants nicaraguayens sont menacés de dénonciation aux services de l'immigration. La sécurité de l’entreprise s'arroge même le droit de leur confisquer leurs papiers.
Les travailleurs et les syndicats mettent également en cause l'utilisation imprudente des pesticides par la société bananière. Les atteintes à la santé des travailleurs sont en effet monnaie courante dans ces plantations : outre la fumigation dangereuse des sols avec des pesticides, la pratique d'épandage aérien de substances toxiques sur les lieux de travail est également dénoncée depuis des années par les syndicats. De nombreuses plaintes ont déjà été formulées à cet égard, mais l'entreprise continue de les ignorer. Bien qu'il existe un accord régional entre les syndicats et Chiquita(7) qui établit l'obligation à la charge de l’entreprise de répondre sous trois jours aux dénonciations qui lui sont communiquées, certaines de ces plaintes ont été déposées il y a déjà plus d'un an, et sont restées sans réponse…
SIGNEZ LA PETITION
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=152

Traduction (très approximative): "Toutes les plantations de Chiquita ont obtenu le certificat SA8000 - Excusez-moi si je ne saute pas de joie"
22:59 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : luttes |
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