23.11.2009
Composition mensongère de deux formules de Round Up

Herbicide le plus vendu au monde, le Round Up, produit phare de la firme Monsanto, est aussi l’ennemi numéro un des organismes de protection de l’environnement. S’attaquant directement au cœur des plantes, il demeure à l’intérieur des récoltes, perspective guère réjouissante pour les futurs consommateurs de cette production. Cet herbicide est, en effet, soupçonné d’être un perturbateur endocrinien, influant sur le système hormonal humain. En outre, son principe actif, le glyphosate serait associé à certains effets sanitaires tels qu’un risque accru de cancers, de fausses couches et de naissances prématurées.
A la lumière de ces données, on comprend mieux pourquoi, le 16 juin 2009, le MDRGF (1) et Jacques Maret, agriculteur en Charente-Maritime, ont jugé opportun de demander au ministre de l’agriculture l’abrogation des autorisations de mise sur le marché (AMM) de trois formulations de Round Up, sur la base d’études scientifiques. Les trois formules en question sont Express, Extra et GT Plus. En l’absence de retour, les plaignants déposent une requête, arguant que la présence de POEA, « substance active » utilisée comme adjuvant dans les formules incriminées, n’a pas été prise en compte. Or, une étude réalisée par le Professeur Gilles-Eric Séralini affirmait que le POEA « endommage les membranes cellulaires », « modifie leur perméabilité » et « amplifie la toxicité déjà produite par le glyphosate ».
Si, cette fois, la parole du MDRGF est entendue, elle restera toutefois sans effet. De fait, un courrier du 14 octobre émanant du ministère de l’agriculture, et répondant à la demande d’abrogation du 16 juin 2009, déclare : « qu’il ressort des dossiers de mise sur le marché des produits en cause, et notamment de leur composition intégrale qui indique la substance active mais également les surfactants, les adjuvants et les co-formulants contenus dans les produits, qu’aucune des préparations susmentionnées ne contient de POEA ».

Ne s’avouant pas vaincu, le collectif associatif a fait appel aux laboratoires Analytika et Gavard afin de mener leur propre expertise. Les résultats s’avèrent pour le moins éloquents. La présence de POEA est avérée dans deux formulations de Round Up testées, à savoir Express et GT Plus. Contredisant les déclarations officielles, les deux produits ne correspondent donc pas aux formules déposées et homologuées par les services du ministère de l’agriculture. En outre, les analyses ont révélé une différence de composition entre deux Round Up pour des formulations ayant le même numéro d’AMM, un numéro d’AMM devant pourtant correspondre à une formulation unique.
Face à ces dérives, le MDRGF appelle au retrait pur et simple de ces formulations. Dans le cas contraire, il a, d’ores et déjà, laissé entrevoir la possibilité de porter l’affaire devant « les tribunaux compétents ». A l’heure actuelle, la France utiliserait chaque année environ 15 000 tonnes de l’herbicide Round Up, toutes formulations confondues.
Cécile Cassier
1- Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures.

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22.11.2009
Encore plus de CO2 dans l'atmosphère en 2008

2% de dioxyde de carbone en plus dans l’atmosphère en 2008. Les causes ? Le charbon et la croissance économique, toujours corrélée aux émissions de CO2, d’une part, et ralentissement des puits de carbone d’autre part.
Une étude internationale du Global Carbon Project (GCP) à laquelle ont participé des chercheurs du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et de l'Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) met en lumière l’accélération des émissions de CO2 qui augmentent de 2% en en 2008, autrement dit de 1,3 tonne de carbone par habitant et par an.

C’est 30% d’émissions en plus par rapport aux années 1990-2000, essentiellement dues à la croissance économique, laquelle est toujours corrélée aux émissions de CO2. L’utilisation du charbon compense les améliorations obtenues dans la lutte contre la déforestation et la diminution de la consommation de pétrole.
Par ailleurs, les puits de carbone peinent à suivre ces émissions et n’en absorbent que 45%. Les dégradations humaines et le changement climatique réduisent l’efficacité des transferts de carbone depuis l’atmosphère vers les océans et la biosphère.
Depuis 1990, année de référence du Protocole de Kyoto, les émissions ont augmenté de 41% et suivent le scénario de plus forte émission défini par le Groupe Intergouvernemental d'Etude du Climat (Giec).
Grégoire Macqueron - 21/09/2009

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12.11.2009
Les profits contre l'environnement

Des dizaines de militaires américains ont déposé 34 plaintes un peu partout aux Etats-Unis contre la société KBR qu'ils accusent d'avoir incinéré dans des décharges à ciel ouvert toutes sortes de déchets toxiques pour leur santé en Irak et en Afghanistan.

Selon une de leurs avocates Susan Burke interrogée mardi, «34 plaintes ont été déposées depuis novembre 2008, dont 18 ces derniers jours». «Toutes les actions réparties dans plus de 30 Etats sont rassemblées en une devant un juge fédéral du Maryland pour toute la procédure précédant les procès qui se tiendront séparément», a-t-elle expliqué à l'AFP.
Chacune des plaintes représente plusieurs soldats mais parle au nom d'«au moins 100 00 autres» qui souffrent de problèmes de santé en raison des émanations provenant de l'incinération des déchets sur des bases militaires.
Les sociétés de services pétroliers Kellog Brown & Root et son ancienne maison-mère Halliburton, qui a été dirigée par l'ancien vice-président Dick Cheney, étaient sous contrat avec le gouvernement américain pour détruire les déchets des bases et des camps en Irak et en Afghanistan.
Dans une des plaintes, déposée devant le tribunal fédéral de Nashville et dont l'AFP s'est procuré copie, les plaignants affirment que les faits «ont commencé en 2003 et demeurent inchangés jusqu'à la date d'aujourd'hui». Pour eux, KBR et Halliburton étaient «motivés par le gain financier».
Ils décrivent le type de déchets brûlés dans ces décharges: «camions, pneus, piles au lithium, mousse de polystyrène, papier, bois, caoutchouc, produits pétroliers lubrifiants, métaux, huile hydraulique, boites de munitions, déchets médicaux, corps humains, articles médicaux, peinture, solvants, amiante, produits contenant des pesticides, tuyaux en plastique, carcasses animales, produits chimiques dangereux, et centaines de milliers de bouteilles en plastique».
L'exposition à l'«épaisse fumée» qui émanait de l'incinération a, toujours selon la plainte, «créé un grave danger pour la santé» des militaires en poste en Irak et en Afghanistan, dont certains souffrent aujourd'hui de troubles respiratoires ou d'asthme.
Les plaignants accusent KBR et Halliburton entre autres de «négligence», «mise en danger de leur intégrité physique», «nuisance», «détresse émotionnelle», «conduite délibérée et volontaire», «négligence dans l'embauche, la formation et la supervision» des personnels ou encore «non respect de l'obligation d'alerte». Ils réclament des compensations financières.
Dans un communiqué sur son site internet, KBR rejette ces allégations. La société affirme notamment que c'est l'armée américaine qui «créé une liste des articles interdits à l'incinération déterminant quel déchet peut être placé dans la décharge».
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09.11.2009
Exploiter les forêts sans affecter les amphibiens

Quand les amphibiens croassent dans les forêts qui ont subi une coupe rase, c'est plutôt d’agonie que de contentement. D'après les chercheurs de l’Université du Missouri, les amphibiens adultes sont affectés, ainsi que leur réaction à ces bouleversements. Ils recommandent donc d’adapter les modes d’exploitation des forêts pour protéger ces animaux menacés.
Les amphibiens ont deux phases dans leur vie, comme l’indique leur nom, du grec amphi, double, et bios, la vie, soit double vie. La première phase, celle de la reproduction et de la croissance des têtards, est aquatique, tandis que la phase adulte est terrestre et souvent forestière. Ray Semlitsch, professeur de biologie au College of Arts and Science de l’Université du Missouri, explique l’importance de ces organismes. « Les amphibiens sont de bons bio-indicateurs de la santé d’un milieu. Quand les amphibiens ne vont pas bien, c’est un avertissement que le reste de l’écosystème va mal. Ils sont sensibles à la température et à la déshydratation et ils adoptent la température de leur environnement. A cause de cette sensibilité, les amphibiens sont les vertébrés les plus menacés. Près d’un tiers des espèces à travers le monde sont en danger d’extinction. »

Grenouille arboricole
Un effet kiss cool pervers
Lors d’une coupe rase, l’intégralité du couvert végétal est retirée, exposant le sol et les mares aux rayons du soleil. Dans les mares, cela favorise la croissance des algues qui sont dévorées par les têtards dont le métabolisme est accéléré par la température de l’eau. La coupe est donc bénéfique à la phase aquatique des amphibiens car les larves grandissent plus vite, mais lorsque celles-ci sortent de l’eau, c’est une autre affaire. Sans l’ombre et la fraîcheur de la végétation, le terrain se transforme en fournaise pour les tritons, salamandres et autres crapauds, très sensibles à la dessiccation.
Trois hypothèses étaient avancées pour expliquer le déclin post-exploitation forestière : retraite des individus dans des abris, fuite ou mortalité. C’est la deuxième option qui s’est révélée juste. Les adultes fuient les zones rasées pour atteindre des havres préservés et plus frais. Pour éviter ce phénomène peu favorable aux amphibiens, l’équipe de Ray Semlitsch recommande de ne plus effectuer de coupes rases mais de laisser des taches de couvert végétal. Cette pratique sera aussi bénéfique pour d’autres espèces animales, protégera en partie les sols de l’érosion et accélérera la régénération naturelle.
« L’objectif ultime n’est pas d’arrêter l’exploitation du bois, résume Ray Semlitsch, mais de trouver des techniques qui peuvent assurer une exploitation forestière durable et protéger les écosystèmes forestiers, y compris les espèces d’amphibiens. » Il reste maintenant à étudier le destin des amphibiens qui ont fui et changé de milieu ainsi que le temps nécessaire à la recolonisation des zones exploitées.

Ray Semlitsch
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22.10.2009
Profits contre santé: un nouvel exemple

Fruit du travail conjoint de la FAO (1) et de l’université canadienne McGill, une étude intitulée « Indigenous People’s Food Systems » vient de mettre en lumière, preuves à l’appui, l’importance de conserver les traditions culinaires des peuples autochtones établis aux quatre coins du monde. En effet, qu’il s’agisse de tribus de forêts tropicales reculées ou d’habitants des déserts de glace, tous disposent d’un choix d’aliments sains et nutritifs que leur prodigue leur environnement direct.
Ainsi, la communauté Karen de Sanephong, située en Thaïlande à proximité de la frontière birmane, jouit de quelque 387 espèces vivrières, dont 208 variétés de légumes et 62 types de fruits distincts. Elles comptent notamment la courge cireuse, le fruit du jacquier ou pomme de jacque et le champignon dit « oreille de Judas ». Le même constat s’impose dans des zones arides, à l’image de la région où vit l’ethnie Massaï, au Kenya, avec un patrimoine culinaire riche de 35 espèces connues d’herbes, de légumes à feuilles et de fruit sauvages.

A l’autre bout du monde, les Inuits de la Terre de Baffin, hôtes du Grand nord canadien, bénéficient également des richesses naturelles de leur milieu, lequel propose un panel de 79 aliments différents dont la viande de caribou et le phoque annelé.
Toutefois, à l’instar de bon nombre de ressources naturelles, cette diversité alimentaire menace aujourd’hui de s’éteindre. En effet, à mesure que les habitats naturels disparaissent sous la pression des intérêts économiques et de l’uniformisation amenée par le modèle occidental, ces aliments indigènes se raréfient. D’après la FAO, les trois quarts de la diversité génétique des cultures agricoles auraient ainsi disparu au cours du siècle dernier.
Pourtant, outre une perte déjà fort dommageable en soi, la standardisation du modèle alimentaire industriel est également nuisible en terme de santé. A l’heure actuelle, les régimes des pays occidentaux industrialisés reposent sur les quatre grandes cultures commerciales que sont le blé, le riz, le maïs et le soja. Ceux-ci sont principalement consommés sous formes de produits transformés ou de viande, via l’alimentation animale. Or, ce sont ces mêmes pays qui doivent désormais faire face à une propagation de maux modernes tels que l’obésité, le diabète et l’hypertension.
A l’exact opposé de cette pauvreté nutritionnelle, les aliments traditionnels sont généralement riches en micronutriments. Pour preuve, à Mand, hameau d’une île d’Océanie appelée Pohnpei, une des 26 variétés locales de bananes, la Utin Llap, renferme d’énormes quantités de bêta-carotène, particulièrement efficace contre les carences en vitamine A.
Une petite lueur d’espoir subsiste cependant, comme en atteste l’exemple des Inuits. Convertis il y a dix ans aux joies des boissons gazeuses et autres produits phare de la malbouffe, ils semblent vouloir désormais renouer avec leurs pratiques culinaires traditionnelles. En effet, s’il y a une dizaine d’années, 31 % de leurs apports nutritionnels venaient d’aliments traditionnels, en 2006, ce pourcentage était de 41 %. Un exemple que feraient bien de suivre les pays qui revendiquent le statut de « développés ».

Cécile Cassier - 07-09-2009
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10.10.2009
Le corail menacé par la famine

L’Homme rejette de plus en plus de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. En contribuant au réchauffement climatique, le CO2 menaçait déjà les coraux en favorisant leur blanchiment, mais à l’avenir, il le fera aussi en les affamant. Des chercheurs de l’Université du Queensland ont montré qu’un taux élevé de CO2 et l’acidification des eaux pourraient détruire les algues symbiotiques des coraux.

Corail Favia pallida montrant des signes de blanchiment à droite © N. Hobgood CC by-sa
Les coraux dépendent à 99% de l’apport nutritif de leurs symbiontes, des micro-algues appelées zooxanthelles. Sans elles, c’est la mort assurée. Tout ce qui affecte ces micro-algues et leur photosynthèse rendra les coraux plus vulnérables au blanchiment, aux maladies et à toute autre menace.
L’équipe des docteurs Alicia Crawley et Sophie Dove, du Centre d'Etudes Marines de l'Université du Queensland, a découvert qu’en exposant les zooxanthelles aux taux prévus si les émissions de carbone ne sont pas contenues, la production d’une certaine enzyme est réduite de 50%. Cette enzyme tient un rôle clef dans la protection des symbiontes (l'algue) face aux rayonnements solaires et, sans elle, le stress oxydatif causé entrave la photosynthèse et donc leur capacité à nourrir leur hôte, le corail. Quand cela persiste, le corail expulse ses zooxanthelles, c’est le phénomène de blanchiment. S’il ne récupère pas rapidement des zooxanthelles fonctionnelles, le corail meurt de faim.

Les patrons-voyous (pléonasme !), leurs valets politiques et le culte de l'argent fou vont-ils faire disparaître ces merveilles ?
Même si la photosynthèse des micro-algues peut profiter de taux de CO2 un peu plus élevé, ce n’est pas le cas au rythme actuel des rejets de dioxyde de carbone. Les chercheurs affirment que ce nouvel impact est indépendant du réchauffement climatique (chaleur, élévation du niveau de la mer) et qu’il est causé uniquement par les taux de CO2 et l’acidification des eaux. Rappelons que l’acidification a deux origines, les pluies acides dues aux émissions industrielles et la dissolution du CO2 dans l’eau avec la formation d’ions HCO3- et CO32-, mais surtout de H+, responsable de l’acidité. Il semblerait que ces deux phénomènes soient liés, le premier favorisant le second.
Cette combinaison négative risque d’exacerber les autres effets du changement climatique, d’aggraver les risques de blanchiment et d’affecter les quelque cinq cents millions d’individus qui dépendent du corail (pêche, tourisme, protection contre les vagues). « C’est une autre bonne raison de réduire nos émissions » assène A. Crawley. Cette enzyme n’est qu’un des éléments affectés par les taux de CO2, d’autres le seront sûrement, il faut que « les dirigeants australiens agissent dès à présent pour s’attaquer au problème du changement climatique. Le futur de nos récifs coralliens en dépend ».
http://www.futura-sciences.com/fr/newsletter/
15:55 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sauvez la planete |
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24.09.2009
Encore Total et Exxon !

Le déversement de près de 4000 m3 de pétrole brut le 7 août dernier dans la réserve naturelle de Coussouls de Crau, située dans les Bouches-du-Rhône, fut un coup dur pour cet écosystème fragile et précieux. Cette pollution est survenue suite à la rupture d’un oléoduc géré par la Société du Pipeline Sud Européen (SPSE) (1), dont les groupes Total et Exxon sont les actionnaires majoritaires. Après le pompage immédiat de la nappe de pétrole, dès la détection du déversement, des travaux de dépollution de plus longue haleine ont été engagés. Dans cette zone, la canalisation, d’un mètre de diamètre, est enfouie à 80 cm de profondeur.

Cette réserve naturelle nationale a été créée en 2001, elle s’étend sur une superficie d’environ 7 500 hectares et fait partie du réseau Natura 2000. Riche en biodiversité, elle comprend notamment un écosystème de « steppe rase », qui est unique en Europe. Il est à préciser que la mise en place de l’oléoduc est bien antérieure à la création de la réserve.

Mais si, en théorie, ces interventions sont bénéfiques, elles ne sont pas toujours si salutaires une fois mises en pratique. En effet, les associations environnementales, dont FNE (2), s’inquiètent de la tournure que prend ce chantier de dépollution. Dérogeant au protocole de dépollution « tel que défini avec les services de l’Etat », SPSE semble plus soucieuse de remettre en état de marche le pipeline endommagé que d’endiguer les multiples conséquences environnementales de cette fuite. Désordonnée, la circulation d’environ 1600 camions équipés de tracto-pelles, visant à retirer une couche de 40 cm sur les cinq hectares touchés, s’avère tout aussi nuisible à la faune et à la flore ambiantes. Sur plus de 13 hectares de milieu protégé, végétaux et animaux sont ainsi victimes des machines. Si la société incriminée contredit la désorganisation des véhicules réquisitionnés, elle admet en revanche : « Force est de constater, que la mise en route a été compliquée et que toutes les dispositions évoquées dans le protocole n’ont pas été respectées, les premiers jours, dans leur intégralité malgré les nombreux rappels auprès des sociétés que nous utilisons ». En outre, d’après FNE, SPSE aurait effectué des sondages du sol dans la réserve et sur le site Natura 2000 sans procéder à des évaluations d’incidences préalables. L’un de ces sondages a, d’ailleurs, fait l’objet d’un procès-verbal.

Flore steppique
Point plus inquiétant encore, des prélèvements effectués autour du site afin de contrôler l’état de la nappe phréatique ont révélé la trace d’hydrocarbures. Toutefois, pour SPSE, il ne s’agirait pas d’une « pollution avérée », la société ayant déclaré à la suite de ces observations : « A noter qu’un protocole de traitement de la nappe phréatique est en cours de validation qui pourrait être mis en œuvre en cas de pollution avérée ».
Revendiquant une totale transparence quant à l’évolution de cette entreprise de dépollution, notamment via un bulletin régulier publié sur le site Internet de la société, SPSE aurait néanmoins refusé l’accès au site aux journalistes si l’on en croit FNE. Une transparence somme toute très sélective, donc.
(1) 1- La Société du Pipeline Sud Européen (SPSE) assure l'approvisionnement des raffineries et d'une plate-forme pétrochimique sur l'axe Fos-Karlsruhe (769 km) réparties sur 3 pays (France-Suisse-Allemagne). Le transport actuel, de l'ordre de 23 millions de tonnes par an, représente plus de 30 % du transport de pétrole brut par pipeline en Europe.
Michel Sage & Cécile Cassier
00:56 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sauvez la planete |
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