05.10.2009

Pour un travail décent


cncd

Enfoncer le clou banner


Ciquez sur le marteau pour soutenir l'action du CNCD pour un travail décent

17:48 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luttes |  Facebook |

14.12.2008

SOUTENEZ L'AGENCE FRANCE-PRESSE (AFP)

attac


L'indépendance de la presse est un des biens les plus précieux de notre démocratie.


L'Agence France-Presse, qui est non seulement la source de la grandemajorité des informations diffusées en France mais également l'une des troisseules grandes agences de presse au niveau mondial, est aujourd'hui menacéedans son indépendance et même son existence, sous sa forme actuelle.


L'AFP est dotée d'un statut unique, défini par une loi de 1957 destinée àgarantir son indépendance structurelle à l'égard des pouvoirs publics et detout autre "groupement idéologique, politique ou économique".


Sa mission est "de rechercher tant en France qu'à l'étranger les élémentsd'une information complète et objective".


afp


Depuis près d'un an, les velléités de mettre fin au statut particulier del'AFP, à l'extérieur comme à l'intérieur de l'entreprise, sont de plus en plus nombreuses.


En témoignent les attaques sans précédent dont l'agence a récemment faitl'objet de la part de certains hommes politiques proches du pouvoir en France.


Tantôt on l'a traitée d'"agence d'Etat" en souhaitant ouvertement sa privatisation, tantôt on lui a reproché de ne pas être assez prompte à répercuter les ommuniqués de presse du parti au pouvoir.


Aujourd'hui, des projets bien avancés menacent le statut et l'indépendanced'une entreprise qui est unique en son genre, à savoir ni publique, niprivée.


Il serait notamment question de transformer, voire d'abolir, le statut garanti par le parlement afin de permettre la transformation en société anonyme et l'entrée d'actionnaires.


De tels changements, intervenant à une époque de grands bouleversements dans le paysage médiatique, sans parler de l'économie mondiale, risquent fort dese traduire par la mainmise d'intérêts particuliers ou étatiques sur l'ensemble de l'information destinée au citoyen.


Par conséquent :


Nous soussignés, citoyens, salariés de l'Agence France-Presse et organisations attachés au pluralisme et au droit à une information complète et objective, affirmons notre soutien à l'indépendance structurelle de l'AFP.


Depuis plus de cinquante ans, son statut ne l'a pas empêchée de devenirl'une des trois grandes agences de presse mondiales, présente sur les cinqcontinents et travaillant dans six langues.


Nous refusons toute modification qui aurait pour effet soit de transformerl'AFP en agence gouvernementale, soit de la livrer en totalité ou en partieà des entreprises privées quelles qu'elles soient et sous quelque forme quece soit.


Nous exigeons que l’agence conserve sa particularité, sa capacité à remplirsa mission d’intérêt général et son indépendance structurelle. Parconséquent, nous nous opposons à toute modification qui dénaturerait sonstatut, inscrit dans la loi de 1957.


http://www.sos-afp.org/?petition=4


afp (02)

14:02 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : presse, luttes |  Facebook |

12.12.2008

Fons Verplaetse: faire payer la crise par les travailleurs !

Dans une interview au "Vif-L'Express" du 5/12/2008, le CD&V, Fons Verplaetse, Gouverneur honoraire de la Banque Nationale de Belgique, n'y va pas par 4 chemins: "On ne pourra plus faire de cadeaux aux contribuables !" Morceaux choisis

Encore des cadeaux au patronat

"Il faut s'attaquer aux handicaps structurels de notre économie: Un: diminuer le coût du travail, en réduisant les charges patronales de sécurité sociale. Sans ce petit cadeau gouvernemental, les partenaires sociaux ne parviendront pas à s'entendre sur un accord interprofessionnel. Deux: combler le retard en matière d'innovation, en augmentant les investissements publics en rechercher et développement. Notre gamme de produits ne parvient pas à être concurrentielle."

Encore moins de postiers, de bureaux de poste et de fonctionnaires et encore plus d'impôts pour les travailleurs

"Il ne faut pas diminuer encore les impôts des personnes physiques. Ceux qui ont des revenus trop modestes n'en paient déjà pas. Une réduction d'impôts n'aurait donc aucun impact sur ceux qui ont le plus de raisons de se plaindre. On ne doit pas non plus se lancer dans des dépenses publiques de consommation. Il faut poursuivre, sans répit, la restructuration de la Poste et le programme de réduction du nombre de fonctionnaires . Je suis contre tout relâchement du plan d'assainissement de la fonction publique." Fin de citation.

économie casino

La droite est décidément incorrigible et pétrie de contradictions.

Donc, si je comprends bien, il faut, une fois de plus, faire des cadeaux aux patrons qui nous ont entraînés dans la m... Une prime à l'incompétence, à la rapacité, à l'aveuglement, en somme. Pas vite gênés, ces malfaiteurs.

Et qui va payer ? Nous, les travailleurs, comme d'habitude. Comment ? En réduisant encore et toujours la Sécu. En clair, des gens de plus en plus nombreux passeront au travers de son filet déjà bien lâche pourtant. En augmentant nos impôts. Ceux sur le travail. Pas sur le capital. Et en réduisant notre pouvoir d'achat. Qu'est-ce qu'on dit à la droite ?

Avez-vous remarqué ? Le Fons ne parle pas de diminuer les salaires faramineux des patrons, leurs parachutes dorés, leurs stocks options, ...

Le Fons ne pipe mot en matière d'une taxation plus équitable. Les moins nantis ne paient pas d'impôts ? C'est heureux mais il a l'air de le regretter. Ce qu'il ne dit pas, c'est que les plus riches n'en payent pas non plus. Et ça c'est scandaleux! Pas un mot non plus sur la lutte contre les paradis fiscaux, bien sûr.

En outre, il semblerait que c'est la Poste et les fonctionnaires qui seraient à la base de la crise actuelle. Ils sont trop nombreux, trop fainéants (même les Flamands ?), trop coûteux. Bref, le boulet de la crise financière passée, il oublie, qu'ils étaient bien contents, les financiers de trouver un Etat qui vole à leurs secours. Aujourd'hui, on reprend la même rengaine: l'Etat est encore trop obèse.Mais, il doit investir en matière d'innovation, de recherche et de développement. Et qui va en tirer les bénéfices ? Devinez !

La Poste

http://petitions.agora.eu.org/sauvonslaposte/index.html

SIGNEZ LA PETITION CI-DESSUS POUR UNE POSTE 100% PUBLIQUE

Pourquoi le patronat, comblé de cadeaux fiscaux depuis des décennies n'a-t-il pas investi, lui ? Parce qu'il a préféré jouer en bourse pour donner des dividendes plantureux à ses actionnaires. Ainsi Solvay a perdu 600 millions d'euros dans l'écroulement de Fortis. Pourquoi Solvay, et les autres, n'ont-ils pas investi cet argent dans l'innovation, la recherche et le développement ?

Cette crise n'est pas NOTRE crise. C'est la leur. A eux de trinquer !

LCR

 

00:13 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, luttes |  Facebook |

10.12.2008

Europe: la dérive totalitaire


Ne dit-on pas que le diable se cache souvent dans les détails ? Il faut donc être très attentif aux "brèves" des journaux et des périodiques. C'est peut-être là que se cachent les informations dignes d'intérêt, loin des shows médiatiques du style "saga Fortis".
En tout cas, l'information fournie par Le Vif/L'Express du 5/12/2008 est loin d'avoir fait la "une" des médias: en Lettonie, pays membre de l'Union européenne depuis le 1er mai 2004, commenter la fragilité de la monnaie locale, le lats, est un délit !


Riga
Un chanteur de pop et un professeur d'économie ont été détenus par la police pour avoir commenté la fragilité de la devise nationale. (...).
Le premier, lors d'un concert, a suggéré, en riant, au public de retirer son argent des banques lettonnes. Crime de lèse-majesté !
Le second, au fil d'un débat publié dans un quotidien régional a conseillé de ne pas faire d'économie en lats". Sacrilège ! Embastillé !
La police les soupçonne de "répandre volontairement de fausses rumeurs" sur le système financier du pays Fin de citation.


Fausses rumeurs ? Le quotidien Neatkariga Rita Avize, du 25-11-2008, commente en ces termes l'appel à l'aide de la Lettonie auprès du Fonds Monétaire International (FMI) afin de surmonter la crise financière.
"Faire une telle demande revient à hisser le drapeau blanc. Cela signifie qu'un État n'a plus les ressources financières lui permettant de maintenir en vie son économie et de garantir la stabilité de sa monnaie. L'étape suivante ne peut être que la faillite de l'État"


Je ne sais pas si le journaliste est toujours en liberté.


liberté de la presse

20:15 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : luttes, libertes |  Facebook |

03.12.2008

PAS TOUCHE AU VENEZUELA - SOUTENEZ LES TRAVAILLEURS VENEZUELIENS

Pas touche au Venezuela


Venezuela : vague d’intimidations contre-révolutionnaires, trois syndicalistes assassinés


Ecrit par Jorge Martin
03-12-2008


Dans la soirée du mardi 25 novembre, trois dirigeants syndicaux ont été assassinés à Aragua, au Venezuela. Richard Gallardo, secrétaire de l’UNT dans l’Etat d’Aragua, Luis Hernandez, secrétaire du syndicat des travailleurs de Pepsi-Cola, et Carlos Requena regagnaient leur véhicule, après avoir mangé dans un restaurant de La Encrucijada, lorsqu’un homme à moto a fait feu sur les syndicalistes. Tous trois venaient de passer leur journée à soutenir la lutte de 400 travailleurs de l’usine colombienne Alpina.


UNT


Meeting de l'UNT (United Socialist Party)


Les travailleurs ont occupé l’usine Alpina, exigé le paiement de leurs salaires et lutté contre la tentative des dirigeants de la multinationale de fermer cette usine. Le matin même, ils avaient été brutalement réprimés par la police régionale. Les trois syndicalistes avaient mobilisé les travailleurs d’autres usines, dans la localité, qui ont permis aux salariés d’Alpina de reprendre le contrôle des installations. Ils ont demandé la nationalisation de l’usine, sous contrôle ouvrier.


L’actuel gouverneur régional d’Aragua, Didalco Bolivar, avait été élu sur une liste pro-Chavez, en 2004, avant de passer à l’opposition, en même temps que son parti Podemos, lors de la campagne pour le référendum constitutionnel de 2007. Il a des liens étroits avec les capitalistes locaux et, pour défendre leurs intérêts, a systématiquement recouru à la répression policière contre les travailleurs, comme par exemple lors de la mobilisation des ouvriers de Sanitarios Maracay, en avril 2007.


Le mode opératoire de l’assassinat est le même que celui utilisé par les paramilitaires à la solde des patrons, en Colombie, pour assassiner et intimider des syndicalistes et des militants ouvriers. Des paramilitaires colombiens liés à l’oligarchie vénézuélienne sont d’ailleurs présents depuis plusieurs années, sur le territoire vénézuélien.


Dès qu’elle a appris la nouvelle, l’UNT d’Aragua a immédiatement appelé à une journée de protestation dans toutes les entreprises et usines. Des milliers de travailleurs ont cessé le travail et sont descendus dans la rue, l’après-midi du vendredi 28 novembre. Ils étaient également des milliers à participer à la marche organisée pour les funérailles, le samedi. Des routes ont aussi été bloquées à Aragua et Carabobo.


Lors d’un meeting, Orlando Chirino, coordinateur national de l’UNT, a appelé les travailleurs à répondre à toutes les menaces du patronat en « occupant les usines et en demandant leur expropriation par le gouvernement » – un mot d’ordre que nos camarades vénézuéliens du Courant Marxiste Révolutionnaire défendent depuis des années, et qu’ils réitèrent à cette occasion.


La Tendance Marxiste Internationale condamne ces assassinats de dirigeants syndicaux dont le seul crime fut de défendre les intérêts de la classe ouvrière contre les intimidations et le terrorisme des capitalistes. Nous tenons à exprimer notre solidarité aux familles, aux amis et aux camarades de Richard Gallardo, Luis Hernandez et Carlos Requena. Nous en appelons au mouvement ouvrier international pour qu’il se mobilise contre ces assassinats politiques et réclame que ses auteurs soient traduits devant la justice.


Les intimidations de l’opposition


Ces assassinats ont eu lieu dans le contexte d’une vague de provocations et d’intimidations de la part des gangs réactionnaires, dans les Etats ou dans les municipalités remportées par l’opposition lors des élections locales du 23 novembre dernier. Comme nous l’avons expliqué à plusieurs reprises, l’oligarchie vénézuélienne ne s’est concentrée sur le front électoral que dans la mesure où le rapport de force n’est pas favorable à une nouvelle tentative de coup d’Etat, à ce stade. Mais dès qu’elle parviendra à conquérir des positions de pouvoir, l’opposition jettera son masque « démocratique » et montrera son vrai visage réactionnaire. Et c’est ce qui est déjà en train de se produire, dans une certaine mesure.


De nombreuses sources font état d’attaques menées par des gangs réactionnaires contre des docteurs cubains, des radios alternatives, des bénéficiaires des programmes éducatifs ou de santé (misiones), des bâtiments utilisés par des conseils communaux et autres organisations révolutionnaires, etc. C’est particulièrement le cas à Miranda, Carabobo, Táchira – trois Etats où l’opposition a remporté les élections – et dans des villes où l’opposition a remporté le conseil municipal, comme par exemple Maracaibo.


Dans un discours, le dimanche 30 novembre, le président Chavez a cité plusieurs cas d’attaques. Il a notamment lu une longue liste d’attaques ou de menaces contre des cliniques et centres éducatifs. En voici quelques unes :


- Une clinique du programme de santé Barrio Adentro a été incendiée à Los Taladros (Valencia), dans l’Etat de Carabobo.
- A Tachira, des étudiants des misiones ont été expulsés des bâtiments municipaux.
- A Miranda, il y a eu des attaques et des menaces contre le site universitaire UNEFA.
- A Los Teques, il y a eu des menaces contre la radio « La Voz de Guaicaipuro ».
- A Miranda, une clinique a également été menacée et a dû être protégée par la police.
- A Puerto Cabello (Carabobo), des partisans du nouveau gouverneur, Salas Feo, ont menacé des docteurs cubains et des cliniques du programme « Barrio Adentro ».
- A Guaicaipuro (Miranda), 10 docteurs cubains ont été expulsés de leurs logements municipaux.


Cette liste est loin d’être exhaustive.

Des milliers de travailleurs, d’étudiants et de pauvres ont déjà manifesté, à Los Teques, vendredi, pour défendre les misiones contre ces attaques contre-révolutionnaires


Les provocations des gangs de l’opposition pourraient déboucher sur une radicalisation du mouvement révolutionnaire. La révolution a parfois besoin du fouet de la contre-révolution, pour avancer.


Dans son discours, dimanche, Chavez a cité Karl Marx et expliqué : « ce à quoi nous assistons, au Venezuela, c’est une expression de la lutte des classes, les pauvres contre les riches, les riches contre les pauvres. » Il a ajouté que ces attaques « ne sont qu’une indication de ce qui se passerait si ces partis d’opposition contre-révolutionnaires prenaient le pouvoir au Venezuela. » Chavez a appelé le peuple à la « mobilisation permanente face à la contre-révolution ».

chavez


Hugo CHAVEZ


Armer les travailleurs ! Exproprier l’oligarchie !


Ces discours doivent se traduire dans des actes. Puisqu’il s’agit d’une lutte des classes, le seul moyen de la conclure est d’arracher le pouvoir économique et politique des mains de l’oligarchie (les capitalistes, les propriétaires terriens et les banquiers). L’assassinat des trois dirigeants syndicaux montre de quoi les patrons sont capables pour défendre leurs intérêts, leur pouvoir et leurs privilèges. Ces crimes ne sont pas des actes isolés. Ces dix dernières années, plus de 100 militants paysans ont été assassinés au cours de leur lutte pour la réforme agraire. D’autres militants révolutionnaires ont été tués dans les villes et les campagnes. Et pourtant, personne n’a été arrêté et jugé. Ceux qui ont organisé le coup d’Etat d’avril 2002 et le lock-out patronal de la même année sont toujours libres de leurs mouvements, libres de comploter contre la révolution et la volonté démocratique du peuple. Certains d’entre eux ont même été candidats aux élections locales du 23 novembre dernier – et plusieurs ont été élus !


Comme l’expliquent, sur place, nos camarades du Courant Marxiste Révolutionnaire – mais aussi, désormais, l’UNT d’Aragua –, les travailleurs doivent organiser leur auto-défense. Lorsque Chavez avait appelé chaque homme et chaque femme du peuple à apprendre à se servir d’une arme pour défendre la révolution, aucune des différentes fractions de la direction de l’UNT ne s’était saisie de cet appel pour le mettre en œuvre dans les usines. Désormais, c’est une tâche urgente.


CMR


Dans l’usine Inveval (qui est sous contrôle ouvrier), les travailleurs ont déjà mis sur pied une unité de l’armée de réserve, et prévoient d’établir une garde permanente pour se défendre contre d’éventuelles attaques. C’est d’autant plus important que l’usine Inveval se situe à Los Teques (Miranda), dont le nouveau gouverneur régional, le réactionnaire Capriles Radonsky, avait organisé l’assaut contre l’ambassade de Cuba, lors du coup d’Etat d’avril 2002.


L’initiative des salariés d’Inveval doit être généralisée à l’ensemble des usines et des entreprises du pays. Les travailleurs doivent organiser leur propre défense : personne ne le fera à leur place. La direction de l’UNT doit mobiliser la classe ouvrière pour l’occupation des usines et revendiquer l’expropriation, sous le contrôle des salariés, des principaux leviers de l’économie qui sont encore entre les mains des capitalistes. C’est la seule garantie de la victoire de la révolution. Il n’y a pas de temps à perdre !


Jorge Martin


Envoyez un mail avec vos nom, prénom, adresse éventuelle (pas obligatoire sauf le pays), profession et l'organisation à laquelle vous appartenez éventuellement.

mailto:bruxelles@pastoucheauvenezuela.be

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30.11.2008

A quand une étude en Belgique ?

 

Marianne

L'hebdomadaire "Marianne" dans son édition du 7 juin 2008 divulguait les infotrmations suivantes:

Des salariés loin des clichés

A en croire la vulgate à la mode, les salariés français trichent, abusent de l'assurance chômage, préfèrent l'oisiveté au travail et refusent obstinément de changer de lieu et/ou de métier. Ces "rigidités" spécifiquement tricolores, suffiraient à expliquer notre fort taux de chômage et à justifier l'action du gouvernement qui prétend renforcer les contrôles en tout genre. La réalité est fort différente de cette (mauvaise) fiction. Selon les résultats d'une étude du ministère du Travail sur "les freins à la reprise d'emploi", les "fraudeurs" ne représentent pas plus de 2% des demandeurs d'emploi. Les trois quarts des chômeurs interrogés sont prêts à accepter un job maoins qualifié, et la moitié à signer un contrat précaire. Mais 82% d'entre eux regrettent qu'on ne leur propose rien, si ce n'est un poste inadapté à leur qualification.

chasse_aux_chomeurs

Par ailleurs un sondage réalisé par TNS Sofres à la demande de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) [ça existe en Belgique, un organisme comme celui-là ? Crois pas. ndlr] révèle que 61% des salariés ont changé de métier au cours de leur carrière. Pour un pays où les salariés sont accusés en permanence d'être accrochés à leur entreprise comme une huître à son rocher, ce n'est pas si mal. Perrine Cherchère"

Un air déjà entendu en Belgique, non ?

Bon, soyons clairs. Il n'est pas question, pour nous, de cautionner les contrats précaires ou d'inciter les demandeurs d'emploi à accepter un job moins qualifié. Que du contraire, nous luttons pour faire disparaître ces scandaleuses pratiques. De l'emploi, quoiqu'on en dise, il est possible d'en créer. Où ? A la Poste par exemple. Qu'on réouvre les bureaux fermés. Voilà une mine à exploiter ! Idem pour les agences bancaires qui ont déserté comme des rats les petites communes. Pas rentables ? Non ! Pas ASSEZ rentables. La différence est de taille.

Cherchez. Autour de vous, n'allez pas plus loin. Et vous trouverez des entreprises qui ont délocalisés pour trouver des conditions de travail moins chères, souvent à la limite de l'esclavage. Et quand j'écris "à la limite", c'est par précaution oratoire !

Et tout cela, au profit de qui ? Des actionnaires ! Oui, ces parasites qui jubilent quand on licencie parce leurs juteux dividendes vont encore augmenter et qui attaquent en justice (du moins en Belgique) quand le vent tourne. 

Non, si j'ai publié cet article, c'est pour montrer que les chiffres contredisent absolument les préjugés que certains entretiennent comme des plantes rares pour appliquer leur politique inhumaine.

 

15:15 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : capitalisme, luttes |  Facebook |

26.11.2008

Inacceptable !

Il existe quand même un journaliste qui a osé aller à l'encontre des propos populo-poujadistes des médias qui considèrent les grévistes comme autant de preneurs d'otages, comme des terroristes en somme: Marc Oschinsky dans Le Vif-L'Express du 7 novembre 2008. Un journal que l'on pourrait difficilement soupçonner de soutenir la gauche radicale !

Marc Oschinsky

MARC OSCHINSKY

LES OTAGES DE LA SEMAINE

"Nos clients ne peuvent pas être pris en otage par les grévistes" (Le porte-parole d'un groupe de distribution, réagissant aux piquets de grève qui bloquaient l'accès aux supermarchés.)

Bof... On a déjà été pris en otage par la N-VA: "Scindez BHV ou vous ne reverrez plus la Belgique vivante". Puis par les banques: " Donnez-nous des milliards d'euros ou vous ne reverrez plus vos économies". Et par les patrons: "Touchez pas à nos parachutes dorés ou, quand on vous virera, vous n'aurez plus un centime". Alors, franchement, se faire traiter d'Ingrid Betancourt du Maxi GB, on n'est plus à ça près." (Fin de citation)

C'est dit avec humour, mais il n'empêche qu'il souligne un problème gravissime: les attaques systématiques contre le droit de faire grève.

Le patronat n'a qu'un rêve: reconquérir la puissance qu'il avait au 19ème s. avant les conquêtes sociales. Cela crève les yeux. Mais pas de tout le monde apparemment.

Les partis autoproclamés "de gauche", dont je ne citerai pas le nom mais que vous avez tous en tête, se taisent dans toutes les langues. Or qui ne dit mot consent !

Les syndicats au-delà des discours modérément outrés acceptent, sans rechigner d'être mis à l'ordre par des huissiers ! Au nom du droit au travail ! Sans blague ? Ou alors, faut rester cohérent. Si un jour, on peut rêver, ces syndicats-là parviennent encore à conquérir quelque chose ou même à préserver un avantage "acquis", seuls celles et ceux qui ont participé à la grève devraient en bénéficier ! Vous allez entendre gueuler les manches à balle !

A la limite, je me demande, mais ce n'est qu'une supposition, si cet état de chose n'arrangent pas ces "représentants des travailleurs". En effet, j'ai l'impression qu'ils ont une peur bleue (si j'ose écrire) de se faire déborder par leur base. Dès lors, au lieu d'organiser la colère des travailleurs, ils la canalisent. L'aide de l'institution judiciaire leur vient bien à point: ils se cachent derrière.

Enfin quoi ? Il est question de geler des salaires du secteur privé pendant deux ans et pas un souffle de contestation ! Dans le même temps, la presse titre à la une l'augmentation de la dotation royale de 6% et c'est tout juste si on n'applaudit pas ! Le porte-parole de Philips annonce un millier de licenciements pour, je cite, "maintenir le niveau des profits" et cette déclaration est acueillie dans l'indifférence générale. La loi sur les parachutes dorés, dèjà plus que timide, a plus que du plomb dans l'aile et on n'entend que le silence.

Résumons: tout ce qu'ils sont capables de faire c'est de l'agitation inutile et d'encaisser nos cotisations. J'appelle cela de l'abus de confiance !

vive-la-greve

22:14 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luttes, syndicat |  Facebook |

23.05.2008

Sauvons la Poste !


La nouvelle est maintenant officielle: les guichets de la poste de Leval fermeront le 16 juin.
Le 1er bureau de poste avait ouvert ses portes le 3 août 1893.


Le Hainaut et particulièrement la région du Centre paye un lourd tribut à la privatisation de la Poste. Péronnes, Trivières, Binche 2, Ressaix, ... ont déjà disparu. C'est un drame pour les personnes âgées qui reçoivent leur chèque de pension, encaissable uniquement à la Poste. Si elles ne disposent pas d'une voiture, elle devront, prendre le bus pour Binche, Morlanwelz ou Anderlues. Et le prix d'un titre de transport en commun n'est pas donné.
Le même problème se posera à nombre de bénéficiaires d'allocations familiales, aggravé par l'obligation de se déplacer avec une poussette ou un landau.
Les dirigeants de la Poste n'en ont cure. Le client, déshumanisé, n'est qu'une source de profits. Et si ceux-ci ne sont pas suffisants: on ferme.
Rester seul dans son coin à se lamenter n'a aucun sens.
Le tout récent succès du "Pacte Ecologique belge" vient de démontrer, une fois de plus, qu'une pétition rassemblant un maximum de signatures peut faire changer les choses.
Initiée par le Parti Communiste de Belgique, cette pétition doit recueillir un maximum de signatures pour montrer à nos dirigeants que trop c'est trop. Nous exigeons une poste à 100 % publique pour 2009, la réouverture des petits bureaux de poste et l'abandon des points poste dans les grandes surfaces ou ailleurs.
Ce qui a été fait peut être défait.


N'hésitez donc pas à faire un maximum de publicité autour de cette pétition.

http://petitions.agora.eu.org/sauvonslaposte/index.html


sauvonslaposte5-2

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13.10.2007

Ecrivez à votre bourgmestre...


Il n'est pas trop tard pour agir contre la dictature birmane.


Au contraire, la lutte ne fait que commencer. A l'appel d'"Actions Birmanie", vous pouvez écrire à votre bourgmestre pour que votre commune soutienne les démocrates birmans.
Symbolique ? Oui, bien sûr. Mais souvenez-vous d' "Opération Villages Roumains". Cette opération, tout aussi symbolique, a contribué, de façon non négligeable, à la fin du régime de Ceaucescu.
"Ceux qui vivent, ce sont qui luttent" a écrit Victor Hugo dans "La Légende des Siècles". C'est plus vrai que jamais.


Signez ci-après

http://www.birmanie.net/07_actions_0602.php


aung_san_suu_kyi


Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix, leader de l'opposition à la junte


DÉJÀ 24 COMMUNES POUR LA BIRMANIE


Bruxelles-Ville
Ottignies-Louvain-la-Neuve
Ixelles
Andenne
Remicourt
Rochefort
Mettet
Comblain-au-Pont
Dour
Alost
Schaerbeek
Huy
Gembloux
Zottegem
Nassogne
Gesves
Fléron
Anthisnes
Chaudfontaine
Baelen
Engis
Ittre
Forest

20:02 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : luttes |  Facebook |

05.09.2007

Pour le triomphe du bon sens.


Toutes les excuses sont bonnes, tous les soupçons sont autant de prétextes.
La police fédérale et l'office des étrangers ne semblent pas voir digérés le camouflet que le tribunal de première instance de Bruxelles leur a infligé dans ce qui est devenu l"Affaire Angelica", du nom de cette ressortissante équatorienne de 11ans enfermée avec sa mère pendant un mois au centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel.
Fin juillet, en effet, le tribunal avait annulé leur ordre de détention.
Hier, c'est le père d'Angelica, qui était arrêté à Zaventem et enfermé à Merksplas.
Ce qui est curieux, c'est que Javier Loja Torres, le papa d'Angelica, a été omniprésent dans les médias pendant la détention de sa fille. Ni les policiers, ni les sbires de l'office des étrangers n'ont réagi à cette époque.
Bien sûr, l'administration a des arguments, pas folle la guêpe: Javier ne serait pas un inconnu de ses services, il s'est présenté deux fois sous des identités différentes en Belgique, il serait même bigame ! Toutes choses qu'ils devaient, sans doute, ignorer au mois de juillet.
Pourquoi un tel acharnement sur cette famille ? Une piste de réflexion.
Le 30 septembre, des élections législatives doivent avoir lieu en Equateur. Le président actuel qui ne dispose pas de majorité au Parlement, il a été élu en dehors des partis traditionnels, a de fortes chances de l'emporter. Or c'est un proche des Chavez, Morales, Castro et autre Lula. Les incarnations du mal pour tous les capitalistes, en ce compris les CD&V-NVA, Open VLD et autre MR. La victoire de Raffael Correa renforcerait la vague de gauche qui est en train de s'imposer en Amérique latine. Ce n'est qu'une hypothèse, un élément du dossier parmi d'autres.


correa


Raffael Correa


Le 4 juillet 2007, le Président Correa avait rédigé un message plein de bon sens sur l'Affaire Angelica.


Le Président de la République, Rafael Correa, a déploré aujourd'hui la détention durant un mois en Belgique de l'équatorienne Ana Cajamarca et de sa fille Angélica, âgée de 11 ans, et a affirmé que si les citoyens belges se voyaient un jour obligés d'abandonner leur patrie, ils seraient accueillis en Équateur « à bras ouverts » car le Gouvernement considère qu' « aucun être humain n'est illégal ».


Lors de l'émission que se tient tous les samedis, le chef de l'Etat a qualifié de « cruelle » la conduite des autorités belges concernant ce cas et a lancé un appel pour qu'aucun Equatorien ni Equatorienne ne doive quitter le pays.


"Dépêchons-nous et battons-nous le 30 septembre pour construire une patrie que plus personne ne sera contraint de quitter et pour que ceux qui partent un jour puissent revenir, pour éviter que ne se reproduisent les humiliations vécues par nos compatriotes à l'étranger » a affirmé Correa.


Le Président a également fait savoir qu'un comportement tel que celui des autorités belges aurait suscité un grave scandale international s'il avait été commis en Amérique du Sud.


« Quel dommage que la Belgique ait commis ces abus. Si le Président Chávez, si Evo Morales, si Fidel Castro, si moi-même qui vous parle, nous mettions en prison durant trois jours une mère étrangère et sa fille de 11 ans, on nous traiterait de tous les noms : dictateurs, sanguinaires, hommes des cavernes... La Belgique a détenu pendant un mois notre camarade Ana Cajamarca et sa fille Angélica de 11 ans. Quelle cruauté ».


« Je voudrais dire à la Belgique, au peuple belge que j'aime tant - mon épouse est Belge et mes enfants ont la double nationalité, je la considère comme ma deuxième patrie -, à ce ministre qui a dit que si les Equatoriens étaient si maltraités en Belgique, pourquoi souhaitaient-ils tous rester, pourvu que jamais, pour toute l'injustice que vous avez commis au nom de sa nationalité, une pluie acide ou une catastrophe naturelle ne s'abattent sur vous et ne vous oblige à partir ».


Quoi qu'il en soit, si un jour, vous, camarades belges, étiez dans l'obligation de quitter votre propre patrie, soyez sûrs qu'ici, en Équateur, vous serez accueillis comme des frères, car nous considérons qu'aucun être humain n'est illégal et nous recevrons toujours à bras ouverts."


Source: CADTM et Le Soir


Angelica


Angelica et sa maman ne sont cependant pas encore sorties de l'auberge.
C'est le 18 septembre que la cour d'appel décidera de leur sort.
A cette date, l'image de la Belgique, déjà bien écornée par la saga de "l'orange bleue", sera un tant soit peu rétablie par une décision empreinte d'humanité ou sera, une fois de plus, salie par une soi-disante justice aussi aveugle qu'inhumaine.
Nous souhaitons bonne chance à Angelica, à Ana, à Javier et au Président Correa.
Pour que, de chaque côté de l'Atlantique, le bon sens triomphe.

17:50 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : luttes |  Facebook |

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