23.09.2007
Nous avons encore raté ce train là !

Cette déclaration pourrait devenir la devise du Centre, qui vient d'ouvrir officiellement cette véritable usine de traitement des déchets organiques triés en les transformant en biogaz destiné à alimenter les services de transports en commun de l'agglomération.
Les bus lillois commenceront à rouler au moyen de cette ressource énergétique à la fin de cette année, et le centre de biométhanisation, construit sur une superficie de 55000 m², devrait être complètement opérationnel dès la fin 2008.
Dans ce but, un dépôt de 150 bus a été construit en face des installations et permettra d'optimiser leur ravitaillement. Le prix de revient de ce biocarburant sera sensiblement équivalent à celui du mazout habituellement utilisé, mais avec un niveau de pollution nettement moindre.
Des capacités étonnantes
Dès la mise en fonctionnement complet du site, celui-ci pourra recevoir annuellement quelque 108600 tonnes de déchets susceptibles de fermenter provenant de l'ensemble de la métropole de Lille. Ceux-ci seront composés essentiellement des déchets de cuisine et de jardin collectés chez les particuliers, des déchets verts produits lors de l'entretien des parcs et espaces verts publics, mais aussi des restes des marchés municipaux ou de la restauration collective.
Ceux-ci seront transformés en 34500 tonnes de compost destiné à l'enrichissement des terrains cultivés, mais surtout en 4 millions de mètres cubes de biogaz composé de méthane à 98%, soit l'équivalent de 4,48 millions de litres de gazole ou la quantité nécessaire pour alimenter une flotte de 100 bus durant une année entière. En cas de surproduction, celle-ci peut être injectée sur le réseau GDF (Gaz de France).
Une conception d'avant-garde
L'ensemble des bâtiments composant l'usine de traitement est conditionné en dépression afin d'éviter toute fuite d'air chargé de matières malodorantes. Celui-ci est continuellement aspiré vers des tours de lavage, où il traverse des filtres composés de résidus d'épis de maïs à raison de 350 m³ par heure, où des bactéries le débarrassent de toute odeur nauséabonde. Entièrement purifié, cet air est ensuite rejeté dans l'atmosphère.
Le compostage des déchets non utilisés dans le processus de biométhanisation, processus nécessitant habituellement beaucoup d'eau, est alimenté par l'eau de pluie des bâtiments afin de ne pas solliciter le réseau urbain. Celle-ci est stockée dans d'énormes réservoirs enterrés autour du site.
Enfin, un circuit de visite touristique a été aménagé dans l'usine, qui peut être parcouru par des groupes d'une quinzaine de personnes.

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22:27 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sauvez la planete, politique communale |
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01.08.2007
Eteignez !
1er août. 3 heures du matin. Depuis des heures, il n'y a plus un chat dans la rue principale de Leval.
De temps en temps, passe un véhicule. Il roule vite. Trop vite. Mais cela c'est une autre histoire.
Non, aujourd'hui, comme les autres nuits, depuis longtemps, je m'interroge: pourquoi gaspiller autant d'énergie à éclairer des rues parfaitement désertes ?
Je rentre de France. Je connais bien ce pays. Je le parcours en long et en large depuis des années. Là, à minuit, au plus tard, tout s'éteint. Dans certains petits villages, il n'existe même pas d'éclairage public. Pas plus que sur les autoroutes, les routes nationales ou départementales.
Pourquoi, diantre, cette débauche de lumière ? Le Wallon serait-il plus peureux que les autres ? Aurait-il la phobie des ténèbres ?
Non, la sécurité routière ne serait pas moindre. Au contraire. Les routes éclairées donnent un faux sentiment de sécurité. Ce qui a pour effet d'alourdir le pied qui appuie sur l'accélérateur. En outre, les voitures sont munies de phares. Il est de ces évidences qu'il faut, de temps à autre, rappeler. Bien entendu, les endroits particulièrement dangereux doivent être clairement signalés. Comme en France.
Non, la sécurité des biens ne serait pas menacée. Il est plus difficile de crocheter une serrure dans le noir que sous un lampadaire qui fonctionne ! Et l'utilisation d'une torche électrique se remarque de loin.
Non, la sécurité des personnes ne serait pas moindre. Pour la simple raison qu'il n'y a personne dans les rues.
Oui, éteindre l'éclairage public, en ces temps où l'effet de serre n'est plus contesté que par certaines personnes malhonnêtes liées aux intérêts pétroliers, économiserait des tonnes de CO².
Oui, éteindre l'éclairage public diminuerait la note, salée, que vont nous présenter les opérateurs d'énergie. La libéralisation du secteur, à l'inverse de ce que prédisaient les tenants du libéralisme, va considérablement augmenter les prix de l'énergie. Et la pénurie de pétrole et de gaz, annoncée depuis des années mais toujours retardée, n'est pas seule en cause. La véritable responsable, outre le fisc très gourmand, c'est la spéculation. Mais, là aussi, c'est une autre histoire.
Je suis inquiet, Monsieur le Bourgmestre. Quels sacrifices devront faire certains de nos concitoyens pour honorer la facture que vos services leur présenteront bientôt ?
Alors quand les éteint-on ces loupiotes aussi inutiles que néfastes à l'environnement et à nos portefeuilles ?

La beauté d'un ciel étoilé sans pollution lumineuse.
13:30 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique communale |
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