03/10/2009

La Belgique a-t-elle encore un avenir ?


feedblitz


Alliance entre les nationalistes et les fascistes flamands pour régler le statut de Bruxelles


Les nationalistes flamands se préoccupent beaucoup du futur statut de la Région de Bruxelles, à 92% francophone. La Flandre doit-elle prendre son indépendance sans Bruxelles, en perdant sa main-mise économique et politique sur une Région qui n’est pas la sienne, ou doit-elle prendre son indépendance en annexant Bruxelles de force, avec le risque de provoquer une insurrection populaire? Le "mouvement flamand" (VVB), annonce sur son site web qu’il organise des débats avec la participation du "Voorpost" et du "Vlaams-nationale debatclub", deux organisations de l’extrême droite flamande selon le site RésistanceS


Lion nationaliste flamand


Ceci n'est pas le drapeau flamand mais le drapeau des nationalistes flamands


Voorpost


Le "Voorpost" est une milice privée paramilitaire ouvertement néo-nazie. Elle est dirigée en Belgique par Luc Vermeulen, ancien chef du service d'ordre du Vlaams Belang (VB). A l’étranger, trois sections ont été mises sur pied: une dans le Nord de la France (dans le Pas-de-Calais), une aux Pays-Bas et une en Afrique du Sud. Elle a organisé un débat le 25 septembre 2009 avec la participation de Frans Crols (ancien rédacteur en chef du magazine Trends-Tendance), Johan Van den Driessche (président du VtbKultuur et dirigeant de l’organisation patronale flamande VOKA), et Peter De Roover (secrétaire politique du VBB).


voorpost


Le Voorpost en action


Vlaams Nationale Debatclub (VNDK)


Ce "club de débat national-flamand" est fortement influencé par les idées d’extrême droite. Le VNDK, depuis 1980, organise régulièrement des débats avec des personnalités connues du monde politique, médiatique ou des affaires comme Mark Grammens (publiciste), Jacques Isorni (un des avocats du maréchal Pétain), Philip Dewinter (VB), Bart De Wever (N-VA), Roeland Raes (vice-président du VB), Siegried Verbeke (meneur des négationnistes en Flandre), etc. Un débat est organisé le 8 octobre 2009 avec Frans Crols, Paul De Ridder (N-VA) et Bart Laeremans (Vlaams Belang).


Note d'Acide


Il ne faut pas aller au Honduras pour voir des patrons se compromettre publiquement avec les fascistes !

22:03 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : separatisme |  Facebook |

20/07/2008

Même en France, "ils" sévissent !


La culture flamande continue d'être honteusement caricaturée par des individus dont les racines culturelles plongent surtout dans les bas-fonds de l'idéologie d'extrême droite. La haine, le racisme, l'anticommunisme cimentent leurs idées.
Le principal d'un collège de Dunkerque vient de le vivre à ses dépens. Tout est parti de la décision de changer le nom de l'établissement (…)
Symbole de renouveau, l’école vient d’être entièrement restaurée, parents d'élèves, enseignants et élèves décident d'attribuer un nouveau nom au collège. Celui-ci portera désormais celui de la résistante Lucie Aubrac, en lieu et place de « Michel de Swaen »,poète et dramaturge flamand (1654-1707).
Le principal justifie le changement de nom de l’établissement qu’il dirige depuis septembre 2004. «Il a été démoli et reconstruit. Il accueille des élèves de trois quartiers qui ont été ou vont être rénovés. Le nom de Lucie Aubrac est le fruit d’une réflexion avec les enseignants, les parents, les élèves… Pour ma part, je ne l’avais pas proposé. Le conseil d’administration a proposé ce nom en juillet 2007, accepté par le conseil municipal en décembre. C’est à partir de là que la nouvelle a commencé à circuler sur les sites Internet d’extrême droite. »
Cela provoque de sombres démangeaisons dans les cercles nationalistes flamands pour qui la Résistance rappelle de mauvais souvenirs. Le nom de Lucie Aubrac a déclenché chez eux un torrent de haine.


lucie_aubrac


Lucie Aubrac


Une première lettre de menace sera adressée en décembre 2007 au principal, Etienne Galand qui déposera plainte. Son auteur sera sanctionné par un stage de citoyenneté imposé à l'auteur du courrier, Wido Triquet, 69 ans, responsable du Mouvement flamand. Mais cela ne suffira pas. Une seconde lettre envoyée dernièrement va, cette fois, proférer des menaces de mort. Son contenu, révélé par le Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale, est édifiant. On y lit que, «dans sa jeunesse, Lucie Aubrac, fut la militante communiste exemplaire, juive polonaise, membre du Politburo du Parti communiste soviétique, déléguée en France par Staline pour y organiser la soviétisation de la France par le terrorisme syndical dans les années 50 ». Sa plume haineuse le conduit à menacer de « coups de pieds dans la gueule », celui qu'il appelle ce «fainéant d'enseignant », cette « crevure de Galand » .Et il ajoute même : « il faut tuer Galand pour faire un exemple du genre préfet Erignac »
Le facho persiste et signe déclarant au journal «La Voix du Nord», le 4 juin « Je ne regrette pas mes propos (…) Peut-être étions-nous trop gentils, trop courtois. Maintenant, on montre les crocs. Ça marche puisqu’on nous écoute. »
En somme le secrétaire du “Mouvement flamand” invite à faire exécuter un fonctionnaire de l’Education nationale, donc de l’Etat français. C’est donc un acte politique. Qui rappelle l’esprit de la campagne de presse de l’extrême droite à l’été 1936 qui conduisit le maire de Lille et ministre de l’Intérieur du Front Populaire, Roger Salengro, à se suicider. Cet appel au meurtre qui s’inscrit dans une stratégie de rupture et de séparation avec l’Etat-nation français, n’est pas l’acte d’un isolé épris de culture.
On notera que TF1, appartenant à Bouygue, grand ami de Nicolas Sarkozy, en réalisant un reportage sur cette affaire, n'a pas hésité à tendre son micro et à filmer l'auteur de cet appel au meurtre, au même titre que sa victime. (…)
La « Voix du Nord » appartenant au groupe « Rossel » (Le Soir), pourtant issu de la Résistance, a lui aussi donné une tribune à ces excités.
Lamentable.


Le SNPDEN s'est constitué partie civile. On peut adresser son soutien au principal du collège à cette adresse : snpden.lille@free.fr


Sources : « Liberté Hebdo » du 13 juin 2008 & le blog « Le Nord Républcain »


Dunkerque-quai-des-hollandais

15:35 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : separatisme |  Facebook |

25/08/2007

Et si la Belgique disparaissait ?


Un sondage réalisé par VTM, vendredi, auprès de 1300 Flamands indiquait que 45,8 % d'entre eux désiraient que la Flandre proclame son indépendance.
Un scénario qui, jusqu'il y a peu, faisait sourire la plupart des Wallonnes et des Wallons semble aujourd'hui crédible.
En cas de séparatisme, que souhaitez-vous pour la Wallonie ?
Ce sondage n'a évidemment rien de scientifique. Nous voulons simplement prendre le pouls des internautes. C'est indicatif et sans autre prétention. C'est évidemment aussi anonyme.


VOTEZ


séparatisme

23:00 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : separatisme |  Facebook |

10/07/2006

La Belgique a-elle encore un avenir ?


Beaucoup de Wallons pensent encore que l'Union européenne n'acceptera jamais que l'on touche aux frontières issues de la Seconde Guerre mondiale, interdisant ainsi à la Flandre de prendre son indépendance. Et si, au contraire, l'Europe poussait à l'éclatement des pays les plus fragiles ?


Le modèle germanique
C'est en tout cas la thèse que défend le docteur en Sciences politiques, Pierre Hillard. Et il ne manque pas d'arguments.
Il est, par exemple, des institutions européennes dont la presse belge francophone fait rarement mention. Ainsi le "Comité des Régions". Créé par le Traité de Maastricht (1992), en raison de l'appui décisif du Chancelier Helmut Kohl, il a la volonté de renforcer les prérogatives des régions. Volonté qui avait été soutenue, dès octobre 1987, par une résolution adoptée lors de la Conférence des Ministres-Présidents (tiens, comme dans nos entités fédérées!) allemands à Munich. Son objectif est donc de créer une Europe aux structures fédérales à la sauce germanique. 2 ans plus tard, ces mêmes Ministres-Présidents, en liaison avec Berlin, élaborèrent "un rapport sur la position des Länder et des Régions face aux développements futurs de l'Union européenne"Tous ces travaux ont rejailli dans le Traité de Maastricht en faveur du renforcement des autonomies régionales.
Et le CPLRE, vous connaissez ? Il s'agit du Congrès des Pouvoirs locaux et Régionaux d'Europe, qui, en 1997, par sa recommandation 34, publie la Charte de l'Autonomie régionale. Son rapporteur, allemand, le député social-démocrate Peter Rabe a présenté la 1ère ébauche du rapport favorisant la régionalisation complète de l'Europe suite à l'initiative du gouvernement du Land de Basse-Saxe dont le Ministre-Président de l'époque s'appelait... Gerhard Schröder.



Helmut Kohl

De l'ex-Yougoslavie à la Catalogne
Le 23/12/1990, la Slovénie, l'un des Etats qui composaient la Yougoslavie proclame, après référendum, son indépendance. Le 20/2/91, elle abroge les lois fédérales. Après quelques escarmouches victorieuses des Slovènes déterminés et bien entraînés (par qui ?), l'évacuation des troupes yougoslaves du nouvel Etat indépendant est achevée au mois d'octobre 91. Dès le 5/1/92, l'Allemagne surprend tout le monde en reconnaissant le nouvel Etat. On sait la guerre abominable qui s'en suivit.
Le 1/1/1993, c'est au tour de la Tchécoslovaquie qui se scinde en 2 Etats, la Tchéquie et la Slovaquie, lors de la "partition de velours"
Or, nul ne peut nier le poids prépondérant de l'Allemagne au sein des pays de l'ex-Pacte de Varsovie.
Et en Europe occidentale qu'en est-il ? En septembre 1997, par référendum, l'Ecosse s'est prononcée, à une large majorité, en faveur de la création d'un Parlement. Le 1er depuis 1707. Le Parlement britannique ratifie le "Scotland Act" en 1998 et les 1ères élections ont lieu le 6 mai 1999.
Le 2/6/2006, c'est le Montenegro qui, par référendum, décide de se détacher de la Serbie. C'en est définitivement fait de la Yougoslavie.
Et le 18/06, c'est au tour de la Catalogne d'obtenir un nouveau statut qui renforce ses compétences et la conduit au bord de l'indépendance. Jugez plutôt. La Région se voit attribuer la moitié des taxes de toutes sortes perçues sur son territoire; elle renforce ses prérogatives en matière d'éducation, de justice, d'immigration, d'utilisation de la langue catalane et des droits de la Région dans les relations internationales. Elle obtient aussi le droit d'exhiber son drapeau, de chanter son hymne national et de fêter la nation. "Nation", le mot est lâché. Il n'est cité que dans le préambule du nouveau statut catalan et, de ce fait, n'a aucune valeur juridique. N'empêche que pour les Catalans, c'est tout comme. Et gageons que les 16 autres régions ne vont pas être de reste, Andalousie et Pays basque en tête.



Pasqual MARAGALL, président de la Catalogne


Et la Belgique ?
On ne peut, devant un tel constat, que de faire un parallèle avec la Belgique. La Flandre ne dispose-t-elle pas, au moins, des mêmes pouvoirs que la Catalogne ? Ne dispose-t-elle pas d'un hymne national, d'un drapeau et d'une fête nationale ? Fin janvier 2006, n'a-t-elle pas voté une constitution reconnaissant la nation flamande ? Et le 1/6, à l'initiative du Vlaams Belang, n'a-t-elle pas voté, à l'unanimité des représentants flamands (sauf Herman De Croo) le démembrement de l'Etat belge en vue d'accorder l'indépendance au peuple flamand et au peuple wallon souverains. Bien sûr, ce texte, n'a, non plus, aucune valeur juridique. Mais qu'entend le citoyen flamand à ces arguties juridiques ? Bien sûr, les représentants francophones ont voté contre à l'unanimité. Mais nous sommes minoritaires depuis que la Belgique existe en tant qu'Etat. Comment pourrions-nous nous y opposer?
Les belgicains ont du mourron à se faire. Les indépendantistes wallons aussi. Car, il est clair, que malgré les rodomontades autour du "Plan Marschall", que nous ne sommes pas encore en mesure de nous assumer seul. Un exemple parmi (énormément) d'autres: la saga de "l'allocation de rentrée" visant à grossir les allocations familiales au mois de septembre. Coût 150 millions d'euros. Le PS qui voudrait que l'électeur lui reconnaisse ce geste généreux essaye de "vendre" la mesure. Freya Van Den Bossche (SPa), ministre du Budget, freine des 4 fers et Frank Vandenbroucke (SPa aussi) affirme qu'une telle allocation est du ressort des communautés puisque compétente en matière d'enseignement. Panique et hurlements francophones: les allocations familiales sont fédérales. Autrement dit, nous n'avons pas les moyens de les payer sans l'aide des Flamands. Soucis en vue.



Le Coq wallon de Paulus


Et Bruxelles ?
Les Bruxellois ont, eux aussi, quelques soucis en perspective. Tout d'abord, on peut remarquer que l'initiative du VB les ignore superbement: un Etat flamand et un Etat wallon. Punt ander lijn. Brussel est la capitale de la Flandre.
Ensuite, si Bruxelles compte sur l'Europe pour s'en sortir, elle peut aller se brosser. J'en veux pour illustartion une brève du Vif/L'Express du 23/6/2006:Plus de 35 millions d'euros devraient être consacrés l'année prochaine par le Parlement européen à la sécurité et à la surveillance de ses immeubles, qui se sont multipliés à Bruxelles. Effarés par ce chiffre, en progression de 10% par rapport à 2006, les eurodéputés de la commission du Budget veulent négocier une augmentation de la contribution de l'Etat belge et des autorités bruxelloises. En faisant valoir que Bruxelles tire avantage de cette assemblée sur son territoire"
On pourrait même dire que c'est la source principale de ses revenus. Qu'en sera-t-il quand Bruxelles devra assumer seule la présence européenne ? Croit-elle encore que c'est l'Europe qui va la subventionner ? Strasbourg a un bel avenir devant elle.

22:02 Écrit par Patrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : separatisme |  Facebook |